<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287</id><updated>2012-01-15T22:38:47.946-08:00</updated><category term='politique spontanée'/><category term='Contre-Pour'/><category term='histoires de l&apos;art'/><title type='text'>Sylvain Pack</title><subtitle type='html'>divisions critique art vivant arts plastiques histoires politique artistes</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>40</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-6082415826199063315</id><published>2011-04-16T06:48:00.000-07:00</published><updated>2012-01-12T22:48:24.928-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires de l&apos;art'/><title type='text'>Quête de non sens</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&amp;nbsp;(&lt;b&gt;Prémices d'un art humain&lt;/b&gt; &lt;a href="http://sylvainpack.blogspot.com/2011/03/premices-dun-art-humanitaire.html"&gt;retour&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Il y a un doute légitime, une suspicion précise sur la formulation d'un sens que proposerait l'oeuvre d'art. &lt;i&gt;Transcendance, Critique, Sublimation, Représentation&lt;/i&gt; pourraient figurer parmi les notions esthétiques redoutées par certaines démarches et techniques marquantes du dernier siècle. Nous pourrions chercher des raisons mais je crains qu'elles soient par trop multiples selon les personnalités engagées (parfois malgré elle), dans cette quête de non sens. On pourrait évoquer le défi philosophique athéiste, la poésie païenne, le théâtre de l'absurde, la saturation du spectacle, l'art pour l'art, l'invention du quotidien*(...) mais il y aurait le risque regrettable d'ajouter à ces oeuvres et ces processus un nouveau sens, réactionnaire, ou, pire, visionnaire. Est-ce à dire qu'il s'agit d'un art paranoïaque, mû par la peur, le dégoût et le refus de l'histoire ?... peut-être tout au contraire, une volonté antique et primitive y oublierait consciencieusement le temps et l'espace, habituellement traités, organisés par la pratique artistique, au fait des progrès scientifiques, de l'importance des théories empiriques, un pied dans le Yi-King, un autre dans la physique quantique. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-s8eqrlQ4qpE/TamNgE1gZPI/AAAAAAAACZw/1CONgTAiBq8/s1600/john-cage-merce-cunningham-y-robert-rauschenberg.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="393" src="http://3.bp.blogspot.com/-s8eqrlQ4qpE/TamNgE1gZPI/AAAAAAAACZw/1CONgTAiBq8/s400/john-cage-merce-cunningham-y-robert-rauschenberg.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vois immédiatement se dessiner certaines pièces de Merce Cunningham et John Cage. Travaillant chacun de leur côté sur des compositions aléatoires, tirant leurs sections écrites au dé ou à la pièce, faisant se rencontrer, lors d'une représentation publique, leur objet distinct, invitant des plasticiens au même jeu et reléguant le temps au rôle, appauvri, de chronomètre. Ces manifestations et d'autres plus anciennes, dadaïstes et même romantiques, auront des conséquences explicites sur les partitions, le mouvement et les matières dont vont se servir les artistes. La Judson Church rassemblera à New York tous les expérimentateurs curieux de métissage et de nouveauté, disqualifiant les frontières entre pratique dansée, performée ou plastique. La danseuse et chorégraphe Anna Halprin y testera tous les processus de temps réel, d'espace de représentation désacralisé pour être finalement rejoints par les non-moins influents et singuliers Trisha Brown, La Monte Young, Robert Morris, Bruce Nauman, Meredith Monk, Yvonne Rainer, Bruce Nauman, le Bread and Puppet Theater, Terry Riley... Pourtant où peut-on distinguer vraiment chez ces créateurs une quête de non-sens ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a dans l'écriture chorégraphique de certaines de ces personnes de nombreux moments dévolus à l'inattendu. Tandis que nous suspectons la destination évidente d'une trajectoire corporelle, le schéma se rompt et vaque à un épanouissement tout à fait contraire à notre compréhension, ou même à la nature de ce qu'il manifestait. Plus tard, dans les propositions scéniques de la non-danse, de l'improvisation et des performances actuelles, cette forme d'écriture semble être assimilée comme une technique en soi. A-t-elle été analysé ou est-elle passé dans le langage de l'art vivant comme la signature invisible d'une révolution de la perception ?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ouvrant habilement ou instinctivement la provocation de Marcel Duchamp (&lt;i&gt;ce sont les regardeurs qui font le tableau&lt;/i&gt;), Julyen Hamilton, créateur et transmetteur de la Composition Instantanée**, aime à répéter que cette révolution, cette inversion est immémoriale. Aucune nécessité de créer du sens dans une pièce, le spectateur aura toujours besoin de le faire pour lui-même. Il ne peut pas s'en empêcher. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-D4aB7iJdHdY/Tamg-1o5yNI/AAAAAAAACZ4/SLQzeCsdWiQ/s1600/julyen+hamilton.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" src="http://2.bp.blogspot.com/-D4aB7iJdHdY/Tamg-1o5yNI/AAAAAAAACZ4/SLQzeCsdWiQ/s400/julyen+hamilton.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hors ces formes improvisatoires, performances ou dispositifs ouverts ont précisé leur langage depuis, grâce notamment à ses précurseurs qui n'ont pas cédé à des spectacularités faciles, mais aussi et surtout grâce aux communautés qu'ils ont créé à travers le monde. Je pense évidemment à ce courant qu'est le Contact Improvisation, qui irrigue la danse depuis 40 ans, créé par Steve Paxton et Nancy Stark Smith lors d'ateliers de recherches personnels et dont est issu Julyen Hamilton. Il suffit de savoir que les multiples jam-cessions, se déroulant aux quatre coins de la planète, rassemblent aujourd'hui autant de savoirs kinesthésiques, martiales, théâtrales et performatifs pour imaginer le nombre de croisements de ces connaissances. Il y a enfin un lien évident qui existe entre les hautes technologies, celles d'internet et de la robotique, et ces mouvements en cours. Cette quête du temps réel, de la perfection mécanique et de la métamorphose est un point de convergence. Elle nécessiterait un autre développement analytique.&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nancy_Stark_Smith" title="Nancy Stark Smith"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;* Michel de Certeau&lt;br /&gt;** Composition Instantanée : Pratique perfectionnée de l'improvisation en un espace-temps défini par ses participants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-6082415826199063315?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/6082415826199063315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2011/04/quete-de-non-sens.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/6082415826199063315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/6082415826199063315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2011/04/quete-de-non-sens.html' title='Quête de non sens'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-s8eqrlQ4qpE/TamNgE1gZPI/AAAAAAAACZw/1CONgTAiBq8/s72-c/john-cage-merce-cunningham-y-robert-rauschenberg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-8142350678766233385</id><published>2011-03-16T23:55:00.000-07:00</published><updated>2011-06-17T03:01:23.024-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique spontanée'/><title type='text'>La grande classe !</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-l-rnLOid_-8/TYG63xksPoI/AAAAAAAACZc/E9K9i9G01M4/s1600/vague.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-WnmiQopaPas/TYG6879tD4I/AAAAAAAACZg/MeMfEN9Jf_Y/s1600/2007_12_13_yade_sarkozy_kadhafi-1.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="236" src="https://lh6.googleusercontent.com/-WnmiQopaPas/TYG6879tD4I/AAAAAAAACZg/MeMfEN9Jf_Y/s320/2007_12_13_yade_sarkozy_kadhafi-1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;Si ce n'est pas la stupéfaction, c'est au moins la stupeur qui emporte le peuple européen. Mais que vaut la parole des hommes que nous avons élu, où pouvons donc entendre ce "bon sens", communément acquis , traditionnellement partagé ? D'ici (la France), les déclarations du gouvernement et des représentants de partis sont à l'image déliquescente d'un mandat de falot. Tournant leur veste au moindre sondage, infantilisant notre représentation, la majorité de la classe politique se prend les pieds dans le tapis électoral et rate toutes les occasions de changer de visage en actant les grandes réformes écologiques et humanitaires dont la planète a besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous avions besoin de secours diront les survivants.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-l-rnLOid_-8/TYG63xksPoI/AAAAAAAACZc/E9K9i9G01M4/s1600/vague.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="271" src="https://lh5.googleusercontent.com/-l-rnLOid_-8/TYG63xksPoI/AAAAAAAACZc/E9K9i9G01M4/s400/vague.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="https://lh5.googleusercontent.com/-l-rnLOid_-8/TYG63xksPoI/AAAAAAAACZc/E9K9i9G01M4/s1600/vague.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A quoi sert l'argent public, les bulletins de vote, les contributions bénévoles si toutes les actions nationales trahissent la moindre pensée responsable ? Aujourd'hui, le dictateur lybien et son engeance clanique se félicitent d'avoir à reprendre bientôt le contrôle d'un peuple dominé pendant 40 ans et qui avait su trouver l'extraordinaire courage de prendre les armes contre son chef maltraitant. Pendant que Mouammar Kadhafi prône une purge de sa population, l'Europe bégaye, le visage tourné vers le Japon, horrifié, se demandant comment se protéger d'éventuels radiations tout comme de futurs clandestins. Si la démocratie est aussi enviable que le pérore la classe dirigeante européenne, qu'elle en assume la haute représentation : une fidélité de rapport avec son peuple, une élection de pouvoir qui lui permet d'être fier de ses décisions, qui "honorabilise" et ouvre donc sa communauté à des choix pionniers en matière de justice, d'éthique et de respect de la vie. Or j'ai la pathétique impression qu'elle se retourne sur elle-même, en s'inquiétant toujours plus de son avenir, en refoulant la catastrophe&amp;nbsp; japonaise, en invoquant plus de complexité lorsque nous pointons (et ce depuis trente ans) les dérives de l'énergie nucléaire et en abandonnant si lâchement les révolutions du Monde Arabe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-8142350678766233385?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/8142350678766233385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2011/03/si-ce-nest-pas-la-stupefaction-cest-au.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8142350678766233385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8142350678766233385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2011/03/si-ce-nest-pas-la-stupefaction-cest-au.html' title='La grande classe !'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-WnmiQopaPas/TYG6879tD4I/AAAAAAAACZg/MeMfEN9Jf_Y/s72-c/2007_12_13_yade_sarkozy_kadhafi-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-7211536940834206624</id><published>2011-03-16T06:09:00.000-07:00</published><updated>2011-06-17T03:03:40.947-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires de l&apos;art'/><title type='text'>Prémices d'un art humain</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"&gt;Cette tentative d’analyser et de deviner un nouveau courant&amp;nbsp; artistique est rédigé au bord du précipice. Métaphore relative à des acceptions du temps très différentes : accélération technologique pour certains, histoire de l’humanité pour d’autres. C’est pourtant dans ce trouble interstice qui nous sépare d’une désagrégation de la planète que je choisis d’imaginer les prémices d’un "art humanitaire". Ce terme prête à confusion. On devrait en trouver un autre mais il revêt, en attendant, ce caractère d’urgence, ce rappel au réel de la crise humaine et écologique que connaissent la terre et ses occupants.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"&gt;Ses manifestations d'une voie nouvelle évitent la classification des médiums, privilégient la nécessité, l’utilité, la réaction. Même si elles sont issues de pratiques identifiées (beaux arts, littérature, danse ou théâtre…), elles s’en servent à des fins efficientes. Aucun art qui pourrait s’apparenter à ces effets n’en est exclu. Aucun moment de contemplation n’est considéré comme inutile, aucune neutralité n’est suspecte de lâcheté, aucune conceptualisation ne pourra être assimilée à un égoïsme élitaire. Toute façon, tout procédé est le bienvenu.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-3NRQlJCee14/TY8zalMJ2oI/AAAAAAAACZo/cXj9BHWrUis/s1600/img_news_20090212_m3_sierra_obstruction2.jpg" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="265" src="http://1.bp.blogspot.com/-3NRQlJCee14/TY8zalMJ2oI/AAAAAAAACZo/cXj9BHWrUis/s400/img_news_20090212_m3_sierra_obstruction2.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"&gt;Les définitions de l’art pour l’art auxquels se sont adonnés de nombreux théoriciens et artistes ont été défendues de haute lutte. Procès, assassinats, censures ont été les prix à payer pour l’indépendance et la liberté des paroles d’artistes. Il n’est pas question pour un art nouvellement utile d’être pris au piège par ses opposants, ses manipulateurs ou plus récemment par ses spéculateurs et de mettre ainsi à sac, tout ce processus d’autonomie de l’œuvre d’art. En revanche pas de doute sur le résultat et son impact. S'il la pièce achevée est trans-genre, elle expérimente le réel, elle se faufile, épouse les codes du marché, s'infiltre, se camoufle, piège sa production pour arriver à ses fins. Et son but est précis, pour une modification d'un réel sociétal et environnemental, attaquant scandaleusement les idées qu'on s'en fait (qui nous enchaînent à son avenir), proposant en échange, offrant en perspective : don, inclusion, empathie, attention...&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"&gt;On pourrait se dire qu'il s'agit là du propre des oeuvres d'art. Prêter des émotions, provoquer un instant, se décaler, se détacher, ouvrir sa perception, réveiller l'inconnu. Toute production invite un autre temps, découvre un nouveau ciel. C'est pour l'homme, comme sa respiration, indispensable de respecter sa nature créative et d'en extraire une habilité afin qu'il évacue son énergie et trouve une place parmi les siens. Oui, peut-être, mais pour cet art typiquement humain, il s'agit justement de cela: être au service d'une cause qui dépasse son créateur. Un acte venu sans doute d'un impératif créatif (lyrique, thérapeutique, communicant...) mais qui concerne éminemment le corps groupal, l'autre, la planète, le rhizome, le foyer biologique et les moyens, si ce n'est de s'y épanouir, de nous y intégrer.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/--Na-V8LywYs/TY8zIAsMt-I/AAAAAAAACZk/lyNI-InEpl8/s1600/holmgren_fleur_permaculture_grande.png" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="348" src="http://4.bp.blogspot.com/--Na-V8LywYs/TY8zIAsMt-I/AAAAAAAACZk/lyNI-InEpl8/s400/holmgren_fleur_permaculture_grande.png" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Peu importe la rupture ou la discontinuité à revendiquer dans l'histoire de l'art, ce mouvement de préoccupations et de consciences n'est pas soucieux de prévaloir ses motifs de rejet de l'ancienne garde. XIXème et XXème siècle se sont construits ainsi en briques, chacune voulant faire tomber l'autre, alors qu'il s'agissait d'un simple "tetris", d'un maillage si plane que Deleuze et Guattari ont parlé de plateaux. Le mur aboli, comme les tomettes en métal de Carl André, suspendus dans l'espace. Nous, aujourd'hui, faisant des lectures individuelles et collectives, jeux maintes fois vus et revus autant dans les écoles d'art que dans les universités : mentionner ses influences dans des petits cercles et les relier entre eux. N'y-a-t-il pas là la nécessité impérieuse de créer un sens à ces rapprochements ? Sens formel, sens conceptuel, sens politique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'étonne d'arriver à ce point polémique du sens en art, débat souvent considéré comme douteux, voire réactionnaire. Motivant à la fois puisque il semble qu'une réalité artistique de ce début de siècle puisse aussi être interprétée comme une progressive et passionnante quête de non-sens (prochain article dont acte !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-7211536940834206624?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/7211536940834206624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2011/03/premices-dun-art-humanitaire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/7211536940834206624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/7211536940834206624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2011/03/premices-dun-art-humanitaire.html' title='Prémices d&apos;un art humain'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-3NRQlJCee14/TY8zalMJ2oI/AAAAAAAACZo/cXj9BHWrUis/s72-c/img_news_20090212_m3_sierra_obstruction2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-4340686551195948178</id><published>2010-12-29T14:40:00.000-08:00</published><updated>2011-02-07T10:09:38.543-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Pour Bruno Dumont, tableaux et tabous.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TRvFwlmhYLI/AAAAAAAACYw/CT0hWYXlwR8/s1600/bruno%2Bdumont.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 172px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TRvFwlmhYLI/AAAAAAAACYw/CT0hWYXlwR8/s400/bruno%2Bdumont.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556252003809714354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bruno Dumont dépose chacun de ses films dans le silence qui les habite. Le temps dévolue à la suspension, à l'intériorité déploie chez lui des images qui semblent toutes neuves, jamais montrées, cachées pourtant tout autour de nous. Le silence choisie, comme une proposition d'arrêter de penser ou de réfléchir offre d'autres disponibilités. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'humanité &lt;/span&gt;nous proposait de suivre les tourments affectifs d'un être marginal, vivant chez sa mère, dont tous les évènements du film tendaient à suspecter la morale. Le pire menace et traque la conscience du spectateur tout au long des séquences. Pourtant le silence de Bruno Dumont repousse notre colère, jusqu'à faire céder les acquis de nos propres jugements. Les tableaux demeurent, les couleurs du nord résistent et la grâce saisit peu à peu les longs déplacements de Pharaon, interprété par Emmanuel Schotte. Le pari pris sur la présence et la participation du spectateur est si affirmé qu'il induit, à la fin du film, un geste de confiance qui lui est alors remis. Bruno Dumont parle lui-même de victoire pour le spectateur. Ses films sollicitent effectivement en nous une autre qualité de réception, celle que demandent certains tableaux.&lt;br /&gt;Cette lente inscription visuelle et sonore, transmise par la fréquentation d'oeuvres picturales, nous permet un temps plus adéquat à la con-naissance. Réapprendre sans les erreurs de l'accumulation ou d'un acquis scellé, renaître pour agir, c'est regarder les méandres, les consulter et les résoudre. Les tableaux parlants d' &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hadewijch&lt;/span&gt; ou de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Flandres&lt;/span&gt; inspectent ainsi sans avis interposé la violence et la quête d'absolu de l'homme par touches  sûres et étudiées. Le réalisateur restitue la manière dont la lumière contraste et peut brûler la peau de personnes singulières pris dans un moment intense de leur parcours. (...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TRvOI5s0kEI/AAAAAAAACY4/znCBQ0-LJdk/s1600/Bruno-Dumont-Hadewijch.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TRvOI5s0kEI/AAAAAAAACY4/znCBQ0-LJdk/s400/Bruno-Dumont-Hadewijch.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556261217614729282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-4340686551195948178?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/4340686551195948178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2010/12/pour-bruno-dumont-tableaux-et-tabous.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/4340686551195948178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/4340686551195948178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2010/12/pour-bruno-dumont-tableaux-et-tabous.html' title='Pour Bruno Dumont, tableaux et tabous.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TRvFwlmhYLI/AAAAAAAACYw/CT0hWYXlwR8/s72-c/bruno%2Bdumont.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-6827028513588467428</id><published>2010-12-15T03:57:00.000-08:00</published><updated>2010-12-29T14:39:49.204-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Pour Alexandra Guillot et la poésie en art plastique.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:100%;"  &gt;La poésie plastique d’Alexandra Guillot a de nombreuses constances : certaines flexibles, souples même lâches, d’autres tenaces, sont extrêmement tendues, résistantes. Je me demande aujourd’hui par quoi commence-t-elle, dans quel ordre cela se fait, quelle rapport électif entretient-elle avec la matière ? Quand on vous amène à croire que vous circulez dans une forêt enchantée dans un lieu éminemment soporifique et faussement neutre d’une galerie ou d’un musée avec 5, 6 troncs en mousse découpés à la scie électrique pour gigot, y aurait-il quelques nécessités intérieures ou quelques envies de persuasion qui dépassent la simple virtuosité sculpturale ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TQiz4LSKslI/AAAAAAAACYc/JRRrR9qBU5E/s1600/arbremousse.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 271px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TQiz4LSKslI/AAAAAAAACYc/JRRrR9qBU5E/s400/arbremousse.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550884318417171026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;style&gt;@font-face {   font-family: "Times New Roman"; }@font-face {   font-family: "Tahoma"; }@font-face {   font-family: "Times-Roman"; }@font-face {   font-family: "Arial Unicode MS"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }table.MsoNormalTable { font-size: 10pt; font-family: "Times New Roman"; }p.Paragraphestandard, li.Paragraphestandard, div.Paragraphestandard { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; line-height: 120%; font-size: 12pt; font-family: Times-Roman; color: black; }div.Section1 { pag&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;style&gt;@font-face {   font-family: "Times New Roman"; }@font-face {   font-family: "Tahoma"; }@font-face {   font-family: "Times-Roman"; }@font-face {   font-family: "Arial Unicode MS"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }table.MsoNormalTable { font-size: 10pt; font-family: "Times New Roman"; }p.Paragraphestandard, li.Paragraphestandard, div.Paragraphestandard { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; line-height: 120%; font-size: 12pt; font-family: Times-Roman; color: black; }div.Section1 { page: Section1; }&lt;/style&gt;    &lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Cette pièce environnementale et féerique, plus auto-biographique qu’on ne le pense, est l’aboutissement de nombreux essais et connaîtra-t-elle encore sans doute d’autres activations. Je crois que l’exercice de répétition formelle est à la base de la majorité des réalisations d’Alexandra Guillot. Sans démonstration aucune mais en connaissance de causes (les dates et les photographies d’Opalka, les cartes et l’encre d’Alighero Boeti) Alexandra Guillot recouvre des cahiers à carreau d’innombrables croix distinctes, faites au stylo, les unes à côté des autres, remplissant chaque jour des pages, et des pages, et des pages… En existent-t-ils de parfaites ? Sur les milliers déjà tracées, y en aurait-il une identique à une autre ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center; font-family: arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center; font-family: arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce travail d’anti-mort, de présence à la mort est une sombre introduction à l’éclosion et à la diffusion actuelle de son vocabulaire plastique mais il trouve légitimité dans l’observation de ses matériaux et de leurs agencements. Le stylo et le cahier en sont de redoutables. Évidents, fragiles, forts. On peut tous mourir. On va tous mourir mais nous en avons différemment conscience. Je crois qu’Alexandra Guillot le répète sans cesse sur ses cahiers du tout-le-monde. La vie du cahier est une prison inflexible sur laquelle l’artiste coche le temps. Et pendant que cette méditation active se répète, les cahiers deviennent peu à peu des sculptures solides et muettes, au milieu du vacarme des productions de l’art, redonnant toutes les libertés au vacuum de la papeterie, de la lettre, du message.(...)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center; font-family: arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center; font-family: arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center; font-family: arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Alexandra Guillot fait aujourd’hui une lecture toute personnelle de l’art post-moderne et de l’art contemporain. Tout comme l’utilisation constante qu’elle a du Yi-king, des bâtons et de la fumée, la jeune sybilline redistribue les cartes d’un jeu de l’art plus que secoué, pour en faire des énigmes individuelles, toujours plus coriaces, toujours plus sérieuses. Au-delà d’un jeu de mot et d’une participation à l’exercice de la fameuse phrase lumineuse, que vois-je dans la dernière pièce que l’artiste réalise pour écrire le mot néon avec du fil électrique au bout duquel une ampoule brille ? … certes une appartenance désormais familière à l’arte povera, à l’humour de Bruce Nauman et de ses descendants mais j’y trouve surtout de quoi m’y perdre. Ce qui est devenu pour moi, sans que je m’en rende compte, une sorte de critère d’appréciation. Être perdu mais guidé, les yeux dans l’inconnu mais que je sente encore comme une présence, une tension.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center; font-family: arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ici cela pourrait être comme : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;- une action qui échappe à la tautologie formelle qui devrait l’attendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;- le résumé d’un poème nostalgique et néantisant. Un haïku, un casse-tête chinois (qui n’est pas étranger à son parcours de jeune artiste puisqu’un post-diplôme d’étudiant en art lui avait été octroyé en 200 (?) pour qu’elle poursuive et déroule ce lien à une pensée asiatique déjà féconde).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;- une indomesticité de l’Idée, « Ceci n’est pas une pipe » (René Magritte)…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center; font-family: arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center; font-family: arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La main qui est tendue ici pour moi, en tant que spectateur, c’est la simplicité et l’accessibilité à la réalisation factuelle de l’objet. J’ai l’impression que j’aurais pu le faire… Nous pouvons tous faire de l’art. Je pense maintenant qu’il s’agit plutôt d’une distinction gracieuse et secrète de présenter son regard au monde, cachant habilement la réalité autrement plus complexe de faire aboutir des processus artistiques et celle de faire plier la matière à des fantasmes ou des contradictions personnelles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center; font-family: arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center; font-family: arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;J’imagine dans les gestes d’Alexandra Guillot une dévaluation consciente de la matière, comme pour mieux s’en jouer, une dépréciation active, qui lui permet beaucoup de liberté dans les matériaux utilisés, qui lui permet de « rehausser », de « rejoindre » sa vie aux poèmes épars qu’elle écrit. « Fragile, Fragile… » sont les mots que répètent sans cesse de longs scotchs déroulés, tressés habilement, recouvrant l’entièreté d’un parquet. Voici une pièce d’Alexandra Guillot dont on peut immédiatement saisir toute la dimension vibratile, reconnaissable entre milles, à la façon du scribe patient et méticuleux, conscient du mot, de convoquer les autres, les cachés, les « fragiles » : raboteurs, « galériens », manutentionnaires.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center; font-family: arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TQizgsBMDNI/AAAAAAAACYM/B05tTRfqU94/s1600/fragile2.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 267px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TQizgsBMDNI/AAAAAAAACYM/B05tTRfqU94/s400/fragile2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550883914887466194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;style&gt;@font-face {   font-family: "Times New Roman"; }@font-face {   font-family: "Tahoma"; }@font-face {   font-family: "Times-Roman"; }@font-face {   font-family: "Arial Unicode MS"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }table.MsoNormalTable { font-size: 10pt; font-family: "Times New Roman"; }p.Paragraphestandard, li.Paragraphestandard, div.Paragraphestandard { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; line-height: 120%; font-size: 12pt; font-family: Times-Roman; color: black; }div.Section1 { page: Section1; }&lt;/style&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Qui n’eut pensé à telle intervention si ce n’est le poète, qui retrouve, sur le plus usité des appareils humains qu’est le sol, l’immensité d’une page ? Alexandra Guillot passe beaucoup de temps avec elle-même. Sinon elle travaille pour nous, régulièrement, de manière discrète, observatrice&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de certaines beautés, de certaines disgrâces qu’elle mentionne et conserve pour réfléchir à posteriori, pour penser des raisons de vivre. Je veux ici distinguer veux le dépassement réaliste des avant-gardes du XXe siècle et surtout, en sus-dit, la lucidité acquise d’un monde sociétal inégalitaire et auto-réprimé. Le récit journalier qu’elle avait entrepris lors de son séjour en Chine (qu’elle pourrait tout autant reprendre, aujourd’hui, en France) et dont je fus un des heureux lecteurs en est le dernier et parfait exemple : jamais l’artiste ne manqua de jaillir au milieu d’annotations intimes et d’élargir notre expérience affective à une expérience réactive, électrique, de révolte commune.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p face="arial" style="text-align: center;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TQizzKRaeJI/AAAAAAAACYU/f9_YcdDtSt8/s1600/154633_477664829470_732749470_5980964_3678123_n.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 267px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TQizzKRaeJI/AAAAAAAACYU/f9_YcdDtSt8/s400/154633_477664829470_732749470_5980964_3678123_n.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550884232246229138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p face="arial" style="text-align: center;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xg7vlc_silencio_creation"&gt;http://www.dailymotion.com/video/xg7vlc_silencio_creation&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: arial;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p face="verdana" style="text-align: center; font-family: arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:arial;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="Paragraphestandard"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Sylvain Pack.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-6827028513588467428?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/6827028513588467428/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2010/12/pour-alexandra-guillot-pour-une-poesie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/6827028513588467428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/6827028513588467428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2010/12/pour-alexandra-guillot-pour-une-poesie.html' title='Pour Alexandra Guillot et la poésie en art plastique.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TQiz4LSKslI/AAAAAAAACYc/JRRrR9qBU5E/s72-c/arbremousse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-8719456405092703856</id><published>2010-11-20T07:28:00.000-08:00</published><updated>2012-01-12T23:03:18.238-08:00</updated><title type='text'>Pour Luca Guadagnino, Tilda Swinton e loro Amore.</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TOfprFEraOI/AAAAAAAACXI/gC9q_nHeXs0/s1600/luca-guadagnino.jpg"&gt;&lt;img alt="luca guadagnino" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5541654792808130786" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TOfprFEraOI/AAAAAAAACXI/gC9q_nHeXs0/s400/luca-guadagnino.jpg" style="cursor: pointer; height: 300px; width: 400px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Amore&lt;/span&gt; est un titre osé, presque prétentieux. Il s'oublie aussitôt dès les premières vues  glaciales de la ville de Milan sous la neige et se justifie au coeur de l'intrigue culinaire et sonore du film. Le maestro qu'a dû devenir Luca Guadagnino lors de l'intense complexité  de sa tragédie, le place au niveau de ses illustres prédécesseurs italiens, chantres libres et engagés de l'après-guerre, réinventant le cinéma dans la rue, dans les studios, sous la menace ou en voyage... Le voilà,  assez seul dans son genre, de l'autre côté de l'océan, sans oeuvre antécédente, face aux productions hollywoodiennes les plus ambitieuses, de Martin Scorsese à un plus jeune Paul Thomas Anderson, leur cédant quelques vocabulaires communs et les défiant soudain en grâce et en profondeur.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Dans ce cinéma spectaculaire, conscient de ses effets et généreux en artifices, la littérature semble pourtant s'immiscer et imposer une narration attentive. Evitant la pensée unique, elle dissimule son jeu, avec sa pluralité d'individus, de vies uniques et précieuses parce que l'écrivain s'attarde à leur existence réelle, méjugeables, indépendantes et intriquées, au milieu desquelles se dessine  la passion amoureuse et irréversible d'Emma Recchi. Difficile de retranscrire ses impressions quand l'interprétation trouble le spectateur au point qu'il ait l'impression de se plonger dans l'être d'une femme et dans ses aspirations, et que toutes les images du film semblent passer par cette même sensibilité. C'est une longue histoire qui habite ces images, une amitié professionnelle qui lie Tilda Swinton, l'héroïne souveraine de ce roman filmique et Luca Guadagnino son réalisateur. L'obsession commune qui les motive depuis 10 ans est tellement simple qu'elle en est effroyablement ambitieuse : celle d'élire le sentiment amoureux comme le personnage central d'un film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TOgBLxUga9I/AAAAAAAACXY/VIKEUQ6TX5o/s1600/amore-2010-16967-1849678301.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5541680643208932306" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TOgBLxUga9I/AAAAAAAACXY/VIKEUQ6TX5o/s400/amore-2010-16967-1849678301.jpg" style="cursor: pointer; height: 266px; width: 400px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Grâce à cette chimère, à ce feu, j'ai eu la chance d'être emporté dans un flot de sensations et d'émotions, découvrant une kyrielle d'acteurs, chacun devenant irremplaçable. Pippo Delbono, metteur en scène de performances et d'un théâtre débridé, se  métamorphose en patron-esclave d'une grande industrie de textile et se révèle d'une gravité saisissante. Ses fils et ses filles, en successeurs embarrassés deviennent si fragiles ou si forts que le tourment s'intensifie et éclate en brasier culturel et social. L'amour emportera tout, on le comprend peu à peu et de plus en plus sérieusement. Deux corps nus jouxtent leur épiderme, cotoyés par des insectes affairés. Une saison chaude, la menace de l'orage, la musique de John Adams sur laquelle certaines scènes ont été conçu, orchestrent le destin irrépressible de l'amour et scellent son plaisir à sa cruauté. Les ornements, les coiffures et les bijoux, tout cet appareillage illusoire accentue le contraste des sentiments. Argent, gemmes rares, porcelaine et nacre donnent à voir toute l'ambiguïté de leur rareté. Sidérant notre regard dans les endroits les plus sombres, les précieuses matières nous renvoient à la vacuité inéluctable de nos chairs, à la supériorité de nos sentiments et de nos choix. Ce film m'est devenu inoubliable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TPEcldbVKRI/AAAAAAAACYE/kKeADWFC1s0/s1600/pippo-delbono.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5544244046149789970" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TPEcldbVKRI/AAAAAAAACYE/kKeADWFC1s0/s400/pippo-delbono.jpg" style="cursor: pointer; height: 267px; width: 400px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Sylvain Pack.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-8719456405092703856?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/8719456405092703856/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2010/11/pour-luca-guadagnino-e-amore.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8719456405092703856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8719456405092703856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2010/11/pour-luca-guadagnino-e-amore.html' title='Pour Luca Guadagnino, Tilda Swinton e loro Amore.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TOfprFEraOI/AAAAAAAACXI/gC9q_nHeXs0/s72-c/luca-guadagnino.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-8625564875522760832</id><published>2010-11-12T15:56:00.000-08:00</published><updated>2010-11-27T06:17:07.637-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Pour Patrick Watson, une "musique libre".</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TN3eOEsHv4I/AAAAAAAACWw/nqFMO418JQo/s1600/1044_details.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 263px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TN3eOEsHv4I/AAAAAAAACWw/nqFMO418JQo/s400/1044_details.jpg" alt="Patrick Watson" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538827450093911938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne sais pas comment identifier ce qui me touche autant dans l'album &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wooden arms &lt;/span&gt;de Patrick Watson. Je ne serai pas non plus comment éviter ma subjectivité émotive à la rencontre de cette voix vaporeuse, toujours attirée vers des circonvolutions plus aériennes. Avant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wooden arms&lt;/span&gt; , le son de ces musiciens aimait souvent à se perdre ou à se chercher. On y trouvait déjà le plaisir du passage, se spécialisant dans un art fluide, propre au glissement de terrains. Dans un même morceau, sans désinvolture, le groupe pouvait contempler froidement les eaux noires de l'écho et de l'oubli, empruntant, puis allégeant une valse psychédélique, et se retrouver soudain autour d'un couffin et lui offrir une berceuse tout aussi enveloppante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Génération de stars vocales qui ne cachent plus ses références, qui ne tuent plus ses pères mais les mettent en avant jusqu'à revendiquer les mêmes textures, les mêmes formes, comme si ce lien manquait et qu'il fallait le combler. Arcade Fire portée par la fougue de The Cure, de David Bowie, Patrick Watson par Jeff Buckley, Pink Floyd... S'ancrer dans une musique récente, encore vivante, puis tisser des liens avec les prochaines, patiemment, en apprenant sur scène, en exerçant ses sensations avec le public. Se rendre poreux, travailler la surface, devant 5000 personnes, risquer la fragilité d'une ballade pour des amis croisés. Avoir l'impression que donner ce moment est plus important que de savoir le jouer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parlais avec un ami, anthropologue sonore, de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;musique libre&lt;/span&gt;, terme qu'il semblait vouloir emprunter pour définir une musique décomplexée, tout un chacun jouant comme il peut avec ce qu'il veut donner pour entrer en relation avec l'autre. Ce qui n'enlève en rien au fait de savoir, de connaitre un air, un instrument. Bien au contraire, une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;musique libre&lt;/span&gt; comme une  invitation à découvrir sa propre manière de jouer. C'est sûrement de là que Patrick Watson est parti et a pu rencontrer Lhasa de Sela pour nous offrir les compositions bouleversantes de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wooden arms&lt;/span&gt;. Lhasa est aussi une musicienne errante, d'origine canadienne, fille de voyageurs, prompte au jam partagé au détour de la route. Chemin d'amours et de solitudes douloureuses accueilli par la voix extraordinairement écoutante de Patrick Watson. Particularité rare de ces corps : instruments accompagnateurs, parfois si loin derrière et parfois si proche, sans jamais se dérober à la présence de l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=mbekTYSisco"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=mbekTYSisco&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TN30lT_Da6I/AAAAAAAACW4/iB9aIq2UGqA/s1600/34_vmoon_lhasaandpatrick.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 397px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TN30lT_Da6I/AAAAAAAACW4/iB9aIq2UGqA/s400/34_vmoon_lhasaandpatrick.jpg" alt="Lhasa Patrick Watson" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538852038592654242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sylvain Pack.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-8625564875522760832?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/8625564875522760832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2010/11/pour-patrick-watson.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8625564875522760832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8625564875522760832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2010/11/pour-patrick-watson.html' title='Pour Patrick Watson, une &quot;musique libre&quot;.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TN3eOEsHv4I/AAAAAAAACWw/nqFMO418JQo/s72-c/1044_details.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-5702262321899287735</id><published>2010-05-31T14:56:00.000-07:00</published><updated>2012-01-12T23:08:58.873-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Pour Sylvain Pack, une machine à couper le beurre.</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que signifie être pour ou contre une personne publique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une personne qui porte au public le produit de sa méditation devient la proie du jugement dès le premier et le simple fait de sa signature. Quand l'auteur signe, il triomphe de sa pensée et de sa production en indiquant sa parenté à l'oeuvre. Même s'il lui arrive de dévier sa parenté en recourant au pseudonyme, il lui sera difficile de ne pas être responsable. Or faire oeuvre, dévoiler sa recherche, la porter au flux et à son utilisation ryzhomatique peut faire disparaître cet auteur. Le temps s'écoule et ne retient rien mais l'humain choisit le plus souvent de garder des noms, d'écrire des chemins de pensée, de créer des écoles. Nous racontons, nous citons nos modèles, nous en faisons des masques mortuaires, des médailles et des billets. La démocratisation des stars, les entreprises d'académies de stars  répondent à cette demande de reconnaissance et de souvenirs.&lt;br /&gt;La création anonyme y répond d'une autre manière. Déstabilisante certes parce qu'elle demande à l'auteur de perdre son aura mais enfin soulagé de son obéissance aux codes claniques, elle s'invente des panthéons plus subjectifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TARJOLrYZaI/AAAAAAAACPo/ZZeVirXIVqQ/s1600/lhooq.gif"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5477583554791105954" src="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TARJOLrYZaI/AAAAAAAACPo/ZZeVirXIVqQ/s400/lhooq.gif" style="cursor: pointer; height: 280px; width: 400px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;La création amateur évoque la réalisation du projet communiste, viable et pérenne. L'envie de dissoudre les seigneuries régnantes et de partager les biens et les savoirs dans la communauté semble se réaliser dans cette histoire de l'art dont nous parlons. Cette histoire d'un art brut, d'un art des fous, des enfants et des animaux acceptés, cette histoire d'un art collectif, des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;regardeurs qui font le tableau&lt;/span&gt;. Cette histoire d''un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;spectateur émancipé&lt;/span&gt; est l'arme qui, insurgé contre le capital amassé, attire l'égalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos outils de communication, de relation interplanétaire et notre accélération démographique déplacent ces références et les exposent à un universel plus conscient de sa taille et de son interconnexion. Si, paradoxalement, l'auteur est confronté aux vertus grimpantes de cette pensée anonyme ou amatrice, il connait d'autre part l'accessibilité immédiate au réseau mondial. Qu'il le veuille ou pas, le résultat de son travail peut circuler et se modifier plus rapidement qu'à l'ère de l'imprimerie. Sa production est plus accessible, plus piratable, plus malléable. On peut en trancher une part sans difficulté. L'auteur est comme du beurre. Il se mélange à son oeuvre et  y dissout son nom. Le produit peut dépasser l'auteur. Parfois, au contraire, l'oeuvre moribonde et égocentrée décapite la tête de son père et disparaît à jamais sans direction, sans cerveau pour la guider. Comment l'auteur se livre à l'oeuvre, comment il la porte ou la remue, comment il s'en extraie ou comment il s'en exclue est la nature même des réflexions des &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;pour ou contre&lt;/span&gt; de ce blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TNhHcgQFBVI/AAAAAAAACWo/Yg2OxsWMajo/s1600/l_homme_sans_tete_2.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537254296871306578" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TNhHcgQFBVI/AAAAAAAACWo/Yg2OxsWMajo/s400/l_homme_sans_tete_2.jpg" style="cursor: pointer; height: 163px; width: 397px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Sylvain Pack&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-5702262321899287735?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/5702262321899287735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2010/05/pour-sylvain-pack-une-machine-couper-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/5702262321899287735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/5702262321899287735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2010/05/pour-sylvain-pack-une-machine-couper-le.html' title='Pour Sylvain Pack, une machine à couper le beurre.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/TARJOLrYZaI/AAAAAAAACPo/ZZeVirXIVqQ/s72-c/lhooq.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-3482081979174335975</id><published>2010-04-03T11:34:00.000-07:00</published><updated>2011-03-05T03:51:42.073-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Contre Lucy et Jorge Orta, les arroseurs arrosés.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7iNbkiZexI/AAAAAAAACI8/rLYhR93Szhw/s1600/GSK-Contemporary-Ea_269965d.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 265px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7iNbkiZexI/AAAAAAAACI8/rLYhR93Szhw/s400/GSK-Contemporary-Ea_269965d.jpg" alt="Lucy Jorge Orta" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5456266453363292946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Evitablement, de nombreux artistes, vivant du marché de l'art et des entreprises qui y prospèrent, se font corrompre par la systématisation et l'abondance de leur production. Lucy et Jorge Orta sont de ceux-là. Artistes engagés dans le discours lénifiant des crises à venir et présentes (migrations, pénurie d'eau, souffrances vertes et bleues...) ils ne se veulent qu'actions, moteurs de réflexion et révolutions pacifiques. Pour cela, ils développent différentes actions collectives, tel  l'accueil fictif de citoyens du monde munis de leur passeport universel en face d'une plage athénienne ayant reçu plusieurs embarcations clandestines durant ces dernières années. Lucy et Jorge Orta vous tamponnent votre passeport et vous pouvez vous installer manger à cette table soit disant "universelle" mais composée majoritairement d'un public de  Biennale. Lucy et Jorge Orta gaffent même en précisant que cela serait catastrophique pour leur pièce qu'un navire clandestin débarque vraiment.  Allez n'en jetez plus, Lucy et Jorge Orta sont des arroseurs arrosés !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7hdUJ_ZdlI/AAAAAAAACIU/OozbPSdl4no/s1600/0aawaterintervention.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 265px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7hdUJ_ZdlI/AAAAAAAACIU/OozbPSdl4no/s400/0aawaterintervention.jpg" alt="Lucy Jorge Orta" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5456213549419951698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Leur vocabulaire plastique est alors à l'image simpliste de cet engagement moraliste et institutionnalisé. Croix rouge, gourde percées, bouées de sauvetages, écritures... et bien sûr l'appareillage suranné de l'esthétique muséale contemporaine issu de l'arte-povera et dans leur cas semble-t-il de BMPT (Daniel Buren, Olivier Mosset, Michel Parmentier, Niele Toroni) aussi bien sûr la voiture, la camionnette et l'éternel tente igloo. Comment est-il encore possible de croire et de prendre au sérieux ce type de gestes qui ne peut cacher son aspect mercantile derrière un tel langage conceptuelo-illustratif ? Le couple Orta se défend évidemment de devoir vendre des pièces "sculpturales" pour en faire d'autres plus "sociales".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce piège dans lequel est pris le couple Orta est emblématique en fait d'une question beaucoup plus large qui devrait trouver au XXIème  siècle des échos et des réponses surprenantes. Romantisme, symbolisme, impressionnisme, expressionnisme, cubisme, dadaïsme, situationnisme, chacun de ses mouvements a tenté à sa façon de s'échapper de son milieu. Cassant des codes à sa mesure, transgressant les médiums, intellectualisant sa recherche, il y a clairement un lien entre eux et nous, une révolte, un refus ou une dénonciation. Le fait que  le 19ème et le 20ème siècle soient en constante destruction et révolution de son langage plastique est significatif d'une accélération du temps devenu centrale pour les hommes. La figure de l'artiste en évadé peut nous faire entendre une volonté consciente ou inconsciente de ne pas se faire enfermé par celui-ci. Miroir d'un monde qui se réduit, qui chiffre tout rapport et pondère inexorablement notre histoire d'étapes, de tendances. Que les artistes peintres et plasticiens en épousent ou en détournent les formes, tous ont eu, et ont maintenant à se soucier de la manière dont l'histoire et le pouvoir se saisissent de leur production.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7iDK1UQgoI/AAAAAAAACI0/AbGqxZR_Iko/s1600/filliou5.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 291px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7iDK1UQgoI/AAAAAAAACI0/AbGqxZR_Iko/s400/filliou5.jpg" alt="Robert Filiou" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5456255170693333634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;La question de la récupération et de l'utilisation de l'art devient caractéristique à la relecture des artistes qui tentent une percée de l'art inédite dans le monde du réel : Marcel Duchamp, Robert Filiou, Georges Maciunas, John Cage, Vito  Acconci... En effet l'effacement de l'artisanat, du support ou de la signature pour un réel expérimentable peut apparaître comme une tactique d'évitement ou de mort clinique des oeuvres en musée. Concepts, plans ou partitions sont des formes qui défient la sacralisation de l'art et la consommation  culturelle. Si ces artistes s'y sont essayé, était-ce si innocent ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Lucy et Jorge Orta, comme pour beaucoup d'artistes contemporains, toutes les esthétiques développées par le XXème siècle sont un grand sac où il est bon de se servir tant qu'il s'agit de se faire identifier et de faire passer son message. Un einième geste publicitaire dont on pourrait se demander si les penseurs de fond ne sont pas les commanditaires. Mettre en spectacle sa révolte écolo-humaniste est typiquement ce qui conforte et habille de bonne conscience les structures culturelles, le ministère de l'environnement, de l'éducation voire de l'immigration...&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Sylvain Pack&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-3482081979174335975?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/3482081979174335975/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2010/04/contre-lucy-et-jorge-rota-les-corrompus.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/3482081979174335975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/3482081979174335975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2010/04/contre-lucy-et-jorge-rota-les-corrompus.html' title='Contre Lucy et Jorge Orta, les arroseurs arrosés.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7iNbkiZexI/AAAAAAAACI8/rLYhR93Szhw/s72-c/GSK-Contemporary-Ea_269965d.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-495349407943866214</id><published>2009-12-26T08:13:00.000-08:00</published><updated>2010-01-01T14:13:06.118-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires de l&apos;art'/><title type='text'>Open forms, new economies</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SztcEH5jOVI/AAAAAAAACFo/gpPdw3uBzE4/s1600-h/Jeff%2BKoons%2BRoof%2BCocktail%2BReception%2BMET%2BfLnyRw-xXIRl.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 401px; height: 275px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SztcEH5jOVI/AAAAAAAACFo/gpPdw3uBzE4/s400/Jeff%2BKoons%2BRoof%2BCocktail%2BReception%2BMET%2BfLnyRw-xXIRl.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5421027802380187986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un siècle de libérations, de coalitions et de spéculations a suffi à l'art pour se hisser au rang, anciennement méfié, de production culturelle et politique influente. L'artiste est aujourd'hui ingénieur, peintre, maçon, prostitué, alter-mondialiste, hacker, chef d'entreprise, commerçant, sportif, plombier, traveller, publicitaire, acteur de cinéma, top-model, enfant, animal, performer... il est tout ce qu'est un chacun. Il suit à rebours les remarques mythiques d'Andy Warhol et de Joseph Beuys, l'un préconisant le quart d'heure de célébrité &lt;span class="N12 txtNr"&gt;&lt;span class="B15 txtC50"&gt;individuel et universel, l'autre scandant la possibilité pour chacun d'être un artiste. Il se multiplie dans tous les corps de métier&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, il engendre des écoles, des institutions, des fondations, des festivals... Il est entré bruyamment dans la société du monde et le monde des affaires pour y tenir une place convoitée et rayonnante. Il y est aspiré, élu, libéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les productions de l'art sont quant à elles répertoriées, quantifiées et évaluées selon des critères pour le moins tenus secrets dans différentes castes qui se regardent en chiens de faïence et ne manquent pas de rivaliser à grands coups de réceptions de prestige, de prix honorifiques et de ventes mythiques. On pourrait donc assez vite ajouter dans la liste du "tout un chacun artiste" l'existence de marionnettes conceptuelles dont la créativité ne pèse pas ou si peu face à ses actionnaires. Les circuits entrelacés que sont ces milieux d'acheteurs, de diffuseurs, de commissaires et d'artistes continuent de catégoriser et de chosifier le flux créatif alors que leurs citations peuvent aller hypocritement à ceux qui plient et rendent l'art à la vie. Syndrome occidental presque chrétien que de se cacher et de s'organiser derrière l'image du rédempteur ?... mais les poètes persistent, anti-héros de leur ère, continuant à emboiter le pas sur la pensée. Les musées, les théâtres, les éditeurs se doivent de réfléchir là comme les antécédentes maisons de disques. La production musicale a bouleversé son support à de nombreuses reprises et à plus d'un titre. L'innovation sonore, affranchie de ses anciens codes et les réinventant sans cesse, semble formuler de nouvelles économies humaines. Des musiciens et compositeurs tel John Cage, Moondog, Luc Ferrari ou Cornelius Cardew ont su rendre à la production une nécessité vitale, accessible, sans la sacrifier à l'hymne ou au refrain, sans en ôter la complexité sensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SzZb2p57LAI/AAAAAAAACE4/KVCdDHpVxCo/s1600-h/3333816379_49fcca3219.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 298px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SzZb2p57LAI/AAAAAAAACE4/KVCdDHpVxCo/s400/3333816379_49fcca3219.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5419620196106841090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Aujourd'hui les ramifications de la recherche sonore sont innombrables et l'exigence de leur mouvement s'infiltre dans tous les domaines urgents de la vie. Le noise, le streaming, la fusion, le slam, la phonographie visitent et fructifient la biologie et l'écologie, la communauté et son organisation.&lt;br /&gt;La moitié du vingtième siècle a vu ainsi apparaitre des formes ouvertes dont on retrouve partout l'efficacité et l'espoir d'attentions accrues. Je citerai pour ma part, et ceci, vu d'un seul angle de la planète, la naissance de médiums ("langages") efficients et circonscrits à l'expérience et aux dévouements de vies entières : la danse-contact, le théâtre-forum, la poésie sonore, la performance, pour et par lesquels l'homme peut accéder à d'antiques intuitions et  communions de sa présence au monde.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SzZY61duyKI/AAAAAAAACEw/0ylPrjqRnZY/s1600-h/photo_teaching.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SzZY61duyKI/AAAAAAAACEw/0ylPrjqRnZY/s400/photo_teaching.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5419616969394407586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il n'en faut pas moins de conviction et de détermination pour conjurer la nuit dans laquelle  l'homme s'est plongé, de force et d'humilité pour mépriser ses "conseillers perfides". La volonté de contrôler ce monde, de l'asservir et d'en disposer arrive à son "climax". Refuser de voir cette violence politique internationale serait une ignorance tout aussi réprimable que de penser que les "sans-abri" sont responsables de leur suicide social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à ces nouvelles pratiques, elles sont prêtes à l'emploi, toutes idéales pour accompagner la décroissance ou le refus de coopérer à la destruction de notre expérience. Elles comprennent et s'invitent à l'exploration scientifique, au développement technologique. Leur alliage peut s'affiner en de solides résistances inter-humaines. Plus elles seront nécessaires à la survie de notre communauté et plus elles seront inutiles à son exploitation et à son individualisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sylvain Pack&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;       &lt;script language="JavaScript" type="text/javascript"&gt;    document.write('&lt;span class="N11 txtC40"&gt;&amp;laquo; &lt;/span&gt;&lt;'+'a id="vertN" hr');    document.write('ef="/citations');    document.write('/citabook/citabook');    document.write('.php"&gt;Dans mon citabook&lt;/'+'a&gt;&lt;br /&gt;');   &lt;/script&gt;&lt;span class="N11 txtC40"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-495349407943866214?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/495349407943866214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/12/open-forms-nouvelles-economies.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/495349407943866214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/495349407943866214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/12/open-forms-nouvelles-economies.html' title='Open forms, new economies'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SztcEH5jOVI/AAAAAAAACFo/gpPdw3uBzE4/s72-c/Jeff%2BKoons%2BRoof%2BCocktail%2BReception%2BMET%2BfLnyRw-xXIRl.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-4416362011108853396</id><published>2009-07-09T16:58:00.000-07:00</published><updated>2010-11-27T06:22:00.714-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique spontanée'/><title type='text'>Pourquoi la droite n'aime pas la drogue ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SubbRLZwHDI/AAAAAAAACCg/MVmupDnM11U/s1600-h/europe-map-of-europe-nightlights-satellite-woodleywonderworks.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SubbRLZwHDI/AAAAAAAACCg/MVmupDnM11U/s400/europe-map-of-europe-nightlights-satellite-woodleywonderworks.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5397242291615177778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La droite n'aime pas la drogue parce qu'elle n'en connaît pas les vertus ou tout au contraire, parce qu'elle en jouit pleinement en secret, sans recul aucun. Effectivement quel chef d'état ne connaît pas aujourd'hui le petit suplément d'assurance que pourrait lui apporter des amphétamines, de la cocaïne ou de l'héroïne. Alors oui, de nouveau la plupart de ces pouvoirs en place, et notamment cette Europe de droite principalement fondée, se fait valoir par sa plus mauvaise foi. Le terme convient... N'y a-t-il pas derrière ces législations et ces punitions une forme toute choisie de moralité aveugle, préconisant le bien de tous afin de mieux s'attirer les faveurs de ses croyants et d'en manipuler le plus grand nombre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais la droite ne bénéficie pas qu'en catimini des bienfaits de ces médecines. Son apparente scandalisation quant à ses effets ravageurs sur "notre jeunesse" n'est qu'une façon de plus pour masquer le gigantesque cambriolage des peuples dans laquelle elle s'est spécialisée depuis soixante ans. En plus des excès de vitesse, des sanctions sur internet, de la création d'une police de propreté, la droite, étalant son hypocrisie aux yeux de tout un chacun, renforce son combat contre la drogue et renfloue ses caisses  grâce à de nouvelles dîmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La main droite, celle qui dirige le plus souvent, détient fermement les clés de l'Europe en ce début de siècle. Elle n'est pas prête à les relâcher de sitôt, quoiqu'en disent des socialistes rassérénés d'idéaux. Elle l'a remportée au prix d'un désastre humain dans lequel s'illustrent les périodes parmi les plus accablantes de notre histoire : les guerres mondiales, la guerre froide ou l'instauration d'un Tiers-Monde. Berlusconi, Sarkozy, pour prendre les présidents européens les plus tape-à-l'oeil, ne sont pas des êtres égoïstes et névrosés pour rien, ils ne vouent pas un culte à la réussite sans raison. Je veux dire par là que le terrain est préparé à leur arrivée. Anciens mussoliniens et autres figures fascisantes avec qui il faut obligatoirement traiter pour monter les marches... Je ne parle pas de marionnettes mais pense plutôt à des familles, à des entreprises et enfin bien sûr aux banques historiques qui ont orienté et orientent toutes les grandes manoeuvres politiques par le poids de leurs finances. Le sujet devrait ici se corser et je ne pense pas avoir besoin d'être dans les secrets d'état ou de paradis fiscaux pour couronner mon résultat, je me contenterais de m'appuyer sur l'histoire récurrente et machiavelique de la manipulation des plus forts sur les plus faibles. Avancer une telle relation pourrait-on me dire relève de la diffamation et de l'ignorance. J'insiste alors en vous proposant un temps pendant lequel la main d'un droitier n'est qu'un outil de vengeance déguisé sous un gant à facettes, ondoyant et renvoyant mille réalités autrement plus malheureuses, telle par exemple le visage de son porteur fatigué et distrait par des hallucinations avec lesquelles il s'entretient. Tantôt Dieu le rassure et le pardonne, tantôt le diable lui soumet de nouveaux projets. Prisonnier alors de visions éculées, il s'en retourne hagard et livide, la main gauche amputée, sans passeur, sans chamane pour lui expliquer le délire haineux dont il a été responsable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les drogues sont des aliments, des boissons, issus de végétaux intelligents. Elles provoquent des effets, elles nécessitent équilibre et excès, connaissance des saveurs et des mélanges. L'ivresse du vin est éminément liée à la qualité de son crû et de sa fermentation. La vibration mondaine et chaude du vin emporte les gens dans un dialogue festif et fraternel. Le haschich sensibilise à la connaissance et fait danser la psyché. Les psychotropes approfondissent la vue...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SubZkVjpCkI/AAAAAAAACCY/e1y2-qA0rNU/s1600-h/peyolt.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SubZkVjpCkI/AAAAAAAACCY/e1y2-qA0rNU/s400/peyolt.jpg" alt="peyolt" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5397240421735270978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Je ne vois finalement qu'une raison qui empêche l'éducation, l'histoire, la légalisation de plantes sacrées en Europe mais qui favorise son exploitation pharmaceutique, les cartels et sa criminologie : la concurrence. La concurrence trop puissante sur ce marché et le retard économique considérable de notre vieux continent, qui a mis des années à combattre et à rationaliser des pensées par trop "sauvages".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sylvain Pack.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-4416362011108853396?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/4416362011108853396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/07/pourquoi-la-droite-naime-pas-la-drogue.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/4416362011108853396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/4416362011108853396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/07/pourquoi-la-droite-naime-pas-la-drogue.html' title='Pourquoi la droite n&apos;aime pas la drogue ?'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SubbRLZwHDI/AAAAAAAACCg/MVmupDnM11U/s72-c/europe-map-of-europe-nightlights-satellite-woodleywonderworks.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-1694164111268254727</id><published>2009-05-18T16:02:00.000-07:00</published><updated>2011-03-17T23:59:39.984-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique spontanée'/><title type='text'>De l'importance de l'obscur.</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ShmLubOJObI/AAAAAAAAB_4/reiA92mlY2g/s1600-h/america_tele200.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="esoterisme" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5339452462921759154" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ShmLubOJObI/AAAAAAAAB_4/reiA92mlY2g/s400/america_tele200.jpg" style="cursor: pointer; height: 400px; width: 275px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le peuple est l'entité la plus manipulée, la matière la plus sûre et la plus passionnante à expérimenter. Elle se quantifie, s'évalue, se vérifie et ce plus nettement depuis que les organes de pouvoir tel que le nazisme ont pu testé librement l'industrie à des fins d'éradication humaine. L'élimination de masse a permis de grands progrès dans la numérisation des déplacements humains; elle a favorisé une forme de déshumanisation ultime, rendant l'acte barbare à une activité distante et professionnelle de comptable. Les prémices de cette atrocité à l'égard de notre propre espèce remontent à la nuit des temps et les thèses conspirationnistes sont à ce propos très éclairantes. Bien sûr leurs provenances sont souvent douteuses, ce qui fait paradoxalement leur qualité (la difficulté de connaître l'origine de leur divulgation). Une provenance multiple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ShWW6qnEwoI/AAAAAAAAB_g/B-ckeOgw7so/s1600-h/fiole.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="esoterisme" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338338867932349058" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ShWW6qnEwoI/AAAAAAAAB_g/B-ckeOgw7so/s400/fiole.jpg" style="cursor: pointer; height: 325px; width: 400px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Notre nouvelle ère semble proposer des canons d'expressions uniformes, tous issus, bon gré mal gré, d'utopies politiques et religieuses organisant une occupation terrienne globale. Qui oserait douter aujourd'hui que ce canevas n'est pas déterminé par les grandes puissances économiques régnantes et que leur mise en réseau et en concurrence est achevée ? Le sentiment public de n'être qu'un pion dans ce jeu est aussi de plus en plus partagé. Pourtant ce type de scénario était déjà circonscrits depuis un siècle par ces fiers adolescents que sont les auteurs de science fiction. Parmi eux, nombreux qui n'hésitaient aucunement à piocher dans différentes mythologies, à en réactualiser d'autres, mais aussi à imaginer des intrigues toujours plus démoniaques pour permettre de lutter contre les monstrueuses corporations. Vous m'accorderez qu'il est aujourd'hui bien difficile de séparer le réel de la fiction. Toute notre génération n'est-elle pas pétri de cette confusion, même ceux qui se sentent piégés "du côté obscur de la force" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'obscurantisme pour autant n'est pas souhaitable et les conspirateurs et révolutionnaires de tout bord le savent bien : le culte de l'équivoque et toute bigoterie aveuglent l'instinct du penseur et de l'assaillant. L'obscurantisme est un mode de dilution de l'intellect et de divertissements utilisé par les médias corrompus, le show business, la publicité et la propagande cinématographique. Les ennemis ne se sont jamais autant clairement définis. L'étau se resserre. Ils le savent et c'est pour ça qu'ils se protègent, qu'ils crient fort, au scandale, au délitement social et à l'ordre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tandis que nous les derniers informés, les cobayes de l'indutrie agro-alimentaire, de la nourriture transgénique, des virus autant que de leur vaccin, du néo-urbanisme et des nanotechnologies militaires, nous pouvons lire et nous instruire encore, malgré l'augmentation des heures de travail et l'asservissement organisé à cet effet. Nous puisons dans le gigantesque esotérisme multiculturel de l'histoire qui se révèle de toute utilité. L'obscurité dans laquelle se nichent les codes secrets de notre joie est une brume épaisse et amicale dans laquelle on peut apprendre à se déplacer, acclimaté par l'utilisation fréquente de la contradiction, de la confusion et de la complexité. On y protège ses sources des yeux mécaniques et des autoroutes brillantes. On y trafique. Enfin pour défendre le transport des recettes les plus rares, on entretient sciemment ce brouillard, quitte à y emprunter un  camouflage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sylvain Pack.  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-1694164111268254727?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/1694164111268254727/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/05/de-limportance-de-lobscur.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/1694164111268254727'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/1694164111268254727'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/05/de-limportance-de-lobscur.html' title='De l&apos;importance de l&apos;obscur.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ShmLubOJObI/AAAAAAAAB_4/reiA92mlY2g/s72-c/america_tele200.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-1595056391344864135</id><published>2009-03-29T04:11:00.000-07:00</published><updated>2010-11-27T06:23:16.651-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Pour Matthieu Montchamp, peintre impoli.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je connais deux peintres qui aiment l'action de peindre et dont les calculs et les problématiques ne visent pas que le seul public. Le premier, dont je vais essayer dans cet article de tenter une approche idéelle s'appelle Matthieu Montchamp. Je regarde son travail depuis une dizaine d'années et, à chaque visite de son atelier, il me semble comprendre la nécessité ou l'évidence que cette peinture soit. Autrement dit que les choix draconiens de Matthieu Montchamp, dans ses évacuations, ses violences et ses repentirs, imposent au spectateur une vue inimitable sur notre condition humaine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SdClvHPBKZI/AAAAAAAAB-w/sUz2JsjRmeU/s1600-h/File0020+inter.3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318933388739029394" style="width: 263px; cursor: pointer; height: 298px;" alt="matthieu montchamp" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SdClvHPBKZI/AAAAAAAAB-w/sUz2JsjRmeU/s400/File0020+inter.3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La condition humaine est un terme risqué pour aborder le chantier pictural de ce peintre qui a commencé son travail par des architectures et des désarchitectures. Soupçons et doutes quant aux bienfaits de la perspective étaient déjà les menaces de ces compositions blanches, grises, vertes et violettes comme pour répéter ou conjurer la faillite monotone de notre nature. Et pour poursuivre sur cet ambiguïté du rapport humain , je me rappelle que presqu'aucune de ces architectures ne pouvaient accueillir des hommes. Majoritairement des volumes de ciment ou de pierres, des imbrications fausses, au mieux des piscines ratées mais presque jamais je crois des habitats. Ou plutôt le contraire d'un habitat, la négation des immeubles dans le regard méprisant et confus d'un peintre d'alpages. Loin de moi ici l'idée d'un orgueilleux croûtassier solitaire mais plus un clin d'oeil aux peintres de la retraite, à certains romantiques, exilés volontaires que Matthieu a dû analyser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/Sd4k1gT92XI/AAAAAAAAB_A/ysxgXdEbsPo/s1600-h/montchamp-web1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5322732311223851378" style="width: 371px; cursor: pointer; height: 459px;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/Sd4k1gT92XI/AAAAAAAAB_A/ysxgXdEbsPo/s400/montchamp-web1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Puis le concept a laissé place à la matière, l'artiste à l'humain, l'espace au sujet, le minéral à l'organique. Ces peintures à l'huile se sont concentrées, endurcies. La palette précise, rigoureuse, le geste plus ample, des choix plus fermes ont laissé apparaître de larges représentations, aussi généreuses qu'énigmatiques, de maquettes absurdes, de sculptures idiotes et contradictoires. Robes sans corps, entassements inquiétants entre sandwichs kebab et briques de parpaing, puzzles iconographiques... Je pourrai sans doute continuer cette liste de fragments d'idées et de références mais cette amoncellement trahit l'idée plus précise d'une satire argumentée par un style agressif, ostensible dès le premier regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/Sd4klY6QEfI/AAAAAAAAB-4/IFXrp_-tcnI/s1600-h/montchamp-web2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5322732034359038450" style="width: 311px; cursor: pointer; height: 442px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/Sd4klY6QEfI/AAAAAAAAB-4/IFXrp_-tcnI/s400/montchamp-web2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Ma dernière invitation à son atelier confirme ce point de vue. Le peintre insiste dans ses visions, il a besoin de notre regard mais seulement pour partager le chemin déjà parcouru. A l'inverse de la tragédie colorée de Mark Rothko (des tons chauds et clairs déclinant vers l'obscurité), Matthieu Montchamp jette soudainnement des couleurs crues sur ce voyage en Absurdie d'où l'homme a encore disparu, laissant la trace de ses actions et de sa présence comme le fantôme d'un terrible loisir. On y décèle des cabanes abandonnées sur des tubes de pvc, des totems effrayants et comiques (...) Porte-manteau, méduse ou Baphomet ? Des objets domestiques rendus à leur plus fatale inutilité, agencés à la manière de monstres goguenards, de grimaces sociétales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-1595056391344864135?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/1595056391344864135/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/03/il-y-a-ma-connaissance-deux-peintres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/1595056391344864135'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/1595056391344864135'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/03/il-y-a-ma-connaissance-deux-peintres.html' title='Pour Matthieu Montchamp, peintre impoli.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SdClvHPBKZI/AAAAAAAAB-w/sUz2JsjRmeU/s72-c/File0020+inter.3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-8188728287517228332</id><published>2009-03-12T12:21:00.000-07:00</published><updated>2010-11-27T06:29:34.507-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Pour Tante Hortense et l'air qui l'inspire.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SblhrilKECI/AAAAAAAAB9c/PoXH8Sr7icE/s1600-h/TH-1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312384636105134114" style="width: 327px; cursor: pointer; height: 437px;" alt="tante hortense" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SblhrilKECI/AAAAAAAAB9c/PoXH8Sr7icE/s400/TH-1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A Marseille, c'est un nom qui fait son chemin, entre les espaces verts invisibles et les ruelles d'un port souvenu. On peut saisir sa chance si l'air qu'il siffle traîne chez des amis. Il suffit de vous en rappeler et de le recroiser par hasard. Il vous invitera peut-être à l'entendre de plus près dans une maison construite en haut d'un immeuble. Il vous sourira sans vous connaître et vous le répètera un peu plus tard, au cours d'une chanson, qu'il aime cela, sourire aux gens, trouver de l'amour dans les yeux de tout un chacun, lui sans doute parvenu à cet honorable statut qu'est le pauvre type.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De pauvres types, il en est de bien vénérables, atteignant à force de secousses et de renoncements, d'acceptations et de lenteurs, une présence au monde tout à fait identifiable. Celle fragile ou dangereuse des êtres qui veulent expérimenter pleinement l'espace et le temps qui les environnent, les relations qui s'y tissent et s'y défont, au risque de s'abîmer, d'être incompris dans cette passion, de se retrouver seul dans cet abandon personnel. Tante Hortense semble inviter à ce temps, choisissant ses mots hors de la maison, les enroulant dans le collier des chansons qu'il défile depuis dix ans. Maintenant qu'il n'est pas bien connu, qu'on lui organise des concerts et qu'on l'entoure de plantes, de fleurs, à la façon dont on fêtait le vernissage des tableaux d'Edouard Manet, qu'on lui ramène des abats-jours décorés en guise d'éclairage de scène, sa voix se jette à l'envers de la mode, dans le silence d'un public détendu, respirant le même air, partageant boissons, sucre et chocolats. Sa main dans une cuica, sur un tambourin, il nous réunit par des paroles sur les routes d'émotions immenses et libres puis il laisse envahir son chant de notre écoute et de nos rires et se déploie dans quelques transes ou quelques farces, va savoir... Nous vivons des moments adorables avec Tante Hortense et ses amis. Il n'est pas question de les oublier dans des rues réelles et désolées de cités bien plus cyniques que leurs provocations joyeusement distillées dans ces sambas libertaires; recommandables par exemple à ceux qui ne reconnaissent plus d'authenticité, ni de marginalité à la chanson française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://monsieur.massy.free.fr/"&gt;http://monsieur.massy.free.fr/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Les disques Bien" sont la suite logique et profanatrice de ces énergies singluières (Tante Hortense et ses amis, Flop, Eddy Godeberge, Mjo, Etienne Jaumet...). Leur label cohérent remonte les bretelles d'une industrie musicale rongée par la publicité et le gain en démontrant des différences toutes relatives et cependant essentielles : - l'autonomie de ses artistes - la tranquilité de ses artistes - l'art de ses artistes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/Sbltunqm7dI/AAAAAAAAB90/yf3l281nalE/s1600-h/robert_walser.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312397883149315538" style="width: 350px; cursor: pointer; height: 357px;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/Sbltunqm7dI/AAAAAAAAB90/yf3l281nalE/s400/robert_walser.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;"Je ne veux pas d'un avenir, je veux un présent."&lt;/em&gt;   Robert Walser&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-8188728287517228332?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/8188728287517228332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/03/pour-tante-hortense.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8188728287517228332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8188728287517228332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/03/pour-tante-hortense.html' title='Pour Tante Hortense et l&apos;air qui l&apos;inspire.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SblhrilKECI/AAAAAAAAB9c/PoXH8Sr7icE/s72-c/TH-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-6284607552212220953</id><published>2009-02-08T03:44:00.000-08:00</published><updated>2010-04-04T02:48:24.867-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires de l&apos;art'/><title type='text'>Le désappartement.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7hdwSmfs-I/AAAAAAAACIc/lfP0Sql-ZFQ/s1600/DSCN4855.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7hdwSmfs-I/AAAAAAAACIc/lfP0Sql-ZFQ/s400/DSCN4855.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5456214032767759330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A Nice, en 2004, sous l'impulsion de Robin Decourcy, bientôt suivi par Tristan Looa, David Carmine, Ludovic Corberand et Djonam Saltani se créera un lieu d'expériences uniques et déroutantes: "Le désappartement". Ces derniers, jeunes artistes et invités de passage, y vivent de manière fugace et anonyme. Le lieu est vide et plein à la fois. Après quatre ouvertures au public, le désappartement sera rendu totalement transformé à ses propriétaires, un couvent de dominicains et la Mairie de Nice... l'Eglise et l'Etat en quelque sorte, ce qui ne sera pas sans poser de problèmes. Pour m'y être rendu à chaque fois et pour avoir goûté à bien d'autres énergies collectives émérites tel que la Station, la sous-station Lebon, les Diables Bleus, 3 initiatives artistiques cohérentes et engagées qui se sont vus finalement dissoutes voire détruites par leur propre ville, je peux témoigner de l'extraordinaire et de l'empathie que dégageaient les réalisations de ce lieu d'art et de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'un appartement puisse servir de support à l'art n'a rien d'un fait nouveau, du premier musée d'art moderne aux Etats Unis fondé par Katherine S. Dreier et dont Marcel Duchamp était le président aux galeristes débutant leur pratique à domicile, l'exposition d'art a eu le temps de s'accommoder de toutes les contraintes de l'habitat humain. En revanche que l'habitation devienne elle-même l'expérience artistique est un fait plus rare et il en est resté de troublants souvenirs, difficilement conservables, souvent disparus ou retournés dans la sphère du privé. La &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Totes Haus U.R&lt;/span&gt;, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Merzbau&lt;/span&gt;, la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Whitehead's House&lt;/span&gt;, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Conical Intersect&lt;/span&gt;, autant d'oeuvres poussées à leur paroxysme formel et qui, pour chacune, semble s'être révélée au public comme une pièce maîtresse de leur auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7hgEBX8GCI/AAAAAAAACIk/ndTfUgYJHGY/s1600/n2-23.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 265px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7hgEBX8GCI/AAAAAAAACIk/ndTfUgYJHGY/s400/n2-23.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5456216570763941922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7hgTHwZqcI/AAAAAAAACIs/B57j3vwAR0o/s1600/desappp.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7hgTHwZqcI/AAAAAAAACIs/B57j3vwAR0o/s400/desappp.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5456216830175193538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ici, première surprise, l'auteur est multiple, l'oeuvre fragmentaire, en cours, active dès la reprise du lieu. L'ancien propriétaire, un archéologue décédé il y a quelques années, a laissé dans l'appartement de nombreux éléments personnels: photographies, restes de fouilles, livres, documents papier... Les artistes déploient les souvenirs, les analysent, les ingèrent et semblent aussitôt utiliser la méthode découverte. Evitant la morbidité futile d'exposer ces objets fragiles, ils décident presque inconsciemment de simuler le procédé de recherche archéologique et d'opérer directement sur le bâtiment : papier-peint, mur, caches, plinthes, palimpsestes, fissures seront leur matière et leur vocabulaire. L'orientation est manifeste, son sujet sera la révélation de l'espace vital et vécu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Le 2 rue hôtel de ville nous a toujours été étranger. Il constitue pourtant notre premier abri, protection contre le froid, contre le chaos urbain, le bruit et les intempéries (...) Le désappartement (the diflat) scelle nos divergences, clame notre silence artistique. Il n’y a aucune volonté thématique mise à part une attention chronique, ‘a guarantee of sanity’ (Louise Bourgeois), portée à la relation humaine (...) Distance de cloison pas si épaisse, car à force de gratter au lieu de recouvrir, le mur pourrait devenir panpsychisme (...) Dessus le ‘Lynch’ naturel de l’entrée (papier-peint fleuri, jaune et cramoisi) un arbre a été tranché et vous ne le verrez peut-être même pas car un autre s’y dessine, au scotch, au cutter, à l’encre de chine. (...) L’entretien du lieu de vie est devenu une activité artistique. Le mouvement qui y confère crée des solutions utilitaires et domestiques improbables, simplifiées. Le mouvement vers une harmonie plastique fait ici pour l’instant la soustraction du gadget, du luxe. Il est fécond en images et en sons (...). Dans la chambre près du salon une tapisserie de photos de voyage a explosé sur le plafond et les quatre murs...»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Textes ~ tristan Looa, gérald Panighi, robin Decourcy extraits du site internet "le désappartement" réalisé par florent Bonnet:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://i.1asphost.com/desappartement/desappartement.swf"&gt;http://i.1asphost.com/desappartement/desappartement.swf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Sylvain Pack.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-6284607552212220953?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/6284607552212220953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/02/le-desappartement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/6284607552212220953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/6284607552212220953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/02/le-desappartement.html' title='Le désappartement.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S7hdwSmfs-I/AAAAAAAACIc/lfP0Sql-ZFQ/s72-c/DSCN4855.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-7049752971022859480</id><published>2009-02-03T15:52:00.000-08:00</published><updated>2010-11-27T06:22:42.570-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Pour le cathartique, le misérable, le scatophage, le saignant Jean Louis Costes.</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYjhIbnW2yI/AAAAAAAAB8M/UlGmas3tPD0/s1600-h/070415.50-portrait32bis.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298732496569424674" style="width: 400px; cursor: pointer; height: 400px;" alt="jean louis costes" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYjhIbnW2yI/AAAAAAAAB8M/UlGmas3tPD0/s400/070415.50-portrait32bis.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Evidemment les performances à caractère chamanique et sexuel de Jean Louis Costes ne sont pas aujourd'hui diffusées dans les institutions conventionnées. Sa réputation ou sa discrétion médiatique n'est pas tant de sa volonté mais plutôt de la crainte que provoquent ses explorations psychiques et organiques. Même si nous pouvons rappeler assez facilement aux plus jeunes qui nous écoutent que de nombreuses fêtes païennes ou sacrées, propre à chacune de nos cultures (latines, grecques, celtes, africaines, amérindiennes...), étaient spécialement organisées pour libérer nos tensions retenues en de puissantes explosions orgiaques partagées par toute la communauté, nous devons aussi leur préciser que le but recherché était justement celui de réguler la violence propre à l'humain dans sa société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne croyez pas pour autant que ces méthodes ont été oublié. Bien au contraire, les systèmes de défouloire ont été tout à fait intégré à notre société de consommation. Ainsi les loisirs, le sport et la culture font le maximum pour donner l'illusion de cette liberté communautaire retrouvée... mais comment et où, au juste, retrouver le temps et l'espace de cette rencontre ?&lt;br /&gt;Hakim Bey a, par exemple, pensé aux TAZ (Zones Autonomes Temporaires), les travellers et les techno-tribes ont eux répondu par des free-party. La Rainbow Family ouvre à quiconque ses grands rassemblements d'amour et de paix. Jean Louis Costes s'offre quant à lui, depuis une trentaine d'années, des petites transes en cave avec quelques uns de ses fidèles, partageant avec eux projections gastriques et névrotiques.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SgDR3gYULgI/AAAAAAAAB_Y/EYUGHVqXUGM/s1600-h/1923-37%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5332492710321597954" style="width: 400px; height: 323px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SgDR3gYULgI/AAAAAAAAB_Y/EYUGHVqXUGM/s400/1923-37%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Le public présent semble tout à fait disposé à se faire peur ou à regarder de plus près ce qu'il n'oserait partager lors d'une discussion en plein jour. Il faut dire que Jean Louis Costes est rapide et a l'amabilité de nous mettre très vite sur un plan d'égalité psychique. Effectivement il lui faut en général à peine deux minutes pour nous saturer de toutes les pathologies possibles et développables à partir des origines de notre conception, de la formation de notre sexualité à l'exploration de notre fécalité. Les tabous tombent si violemment et si "bête-ment" que les spectateurs n'ont peu le choix entre rires, larmes, dégoûts et stupéfactions. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;A force de don et de catharsis, usé à toutes les caves et tous les squatts, Jean Louis Costes parvient à tordre son égo à d'étranges simulacres. Bien plus christiques encore. L'exhibition de son corps souvent nu, le jet fictif de ses excréments sont autant de signes de distribution compassionnelle et d'amour spectaculaire et bilatéral. Il le confirme par ailleurs dans des interviews pendant lesquels il semble succomber et regretter de dire son saisissement et ses accointances spirituelles face au crucifix. Ses mots sont à cet égard sans malentendu mais son visage souffre et ne s'amuse pas de cette reconnaissance. Alors que regrette ici Jean Louis Costes ? Vit-il la douleur de son premier assujetissement symbolique ? Y voit-il le paradoxe d'un dieu humain qui a racheté nos péchés mais à partir duquel on aurait instauré l'organisation pyramidale de notre société ou saignerait-il vraiment pour la première fois, face aux bourreaux tant haïs de la "masse média" ?&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-7049752971022859480?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/7049752971022859480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/02/pour-le-cathartique-le-miserable-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/7049752971022859480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/7049752971022859480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/02/pour-le-cathartique-le-miserable-le.html' title='Pour le cathartique, le misérable, le scatophage, le saignant Jean Louis Costes.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYjhIbnW2yI/AAAAAAAAB8M/UlGmas3tPD0/s72-c/070415.50-portrait32bis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-5735964842213358156</id><published>2009-02-02T17:14:00.000-08:00</published><updated>2009-10-27T17:32:57.049-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires de l&apos;art'/><title type='text'>Culturels vampires.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En société nous sommes avenants mais nous restons très occupés. Il vaut mieux donc aller droit au but lorsque vous vous adressez à nous. Si vous semblez décontracté, si vous nous faites croire que vous méconnaissez les postes que l'on occupe mais que vous ne doutez pas de l'influence qu'ils exercent, nous aurons peut-être un temps aimable et concentré à vous offrir. Si vous ne manquez pas d'humour, d'auto-dérision mais surtout de sang-froid,  ce qui nous laisse entendre que vous en connaissez un bout et que vous êtes revenu d'à peu près tout, sans rentrer dans les détails... Peut-être connaitriez-vous des stars, comme nous, peut-être même les mêmes, mais ne nous étalons pas trop sur nos carnets d'adresses... Nous n'aurons rien à vous donner concrètement, nous préférons de loin vous découvrir ou que quelqu'un d'autre nous ait parler de vous. Enfin qui sait, nous sommes prêts à entendre vos idées et vos propositions. N'hésitez pas à vous dotez de bonnes références écrites et même de chiffres, ça pourrait asseoir votre position.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYfv6z7rS7I/AAAAAAAAB70/Ua_4HE9CC0g/s1600-h/800px-Arte_logo_svg.png"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 298px; height: 112px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYfv6z7rS7I/AAAAAAAAB70/Ua_4HE9CC0g/s400/800px-Arte_logo_svg.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298467280276638642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous sacrifions parfois à la grande gentillesse de certains rendez-vous... Mais il nous serait difficile de répondre aux milliers de projets qui nous sont envoyés chaque jour. Même nos secrétaires ne peuvent répondre à toutes ces sollicitations. En revanche, nous restons très ouverts aux propositions qui pourraient s'associer à notre politique. Oui car nous avons une idée politique sociale très précise, curieuse du quartier qui nous entoure, des inégalité d'accès à la création contemporaine. Nous sommes motivés par le partage des genres et des savoirs. La contemporanéité de l'art tombe bien car elle s'est aussi beaucoup intéressée aux même questions en se régénérant grâce à sa trans-disciplinarité, à sa gratuité, à sa délocalisation. Nous comprenons tout à fait ce que vous voulez dire...Tiens nous avions à peu près la même idée d'ailleurs ou je ne sais plus si c'est quelqu'un autre qui nous en a parlé. C'est intéressant en tout cas. Recontactez-nous.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;Parfois, nous dirigeons des grosses machines et nous recevons énormément de subventions mais nous avons comme code d'honneur de ne pas le dire. Ce serait indécent. Souvent, nous sommes issus d'un projet assez radical dont nous essayons de préserver l'esprit mais nous voyons bien que vous en doutez. Il faut dire qu'il est dangereux pour nous et notre statut de se risquer  à des noms mystérieux. Nous pouvons y perdre tout la fidélité et l'audimat que nous avons mis du temps à sécuriser. Ainsi il nous est plus évident de faire tourner des objets de confiance, quitte à se laisser naïvement berner par les ersatzs de ces derniers... Pour être plus honnête, c'est moins cher et c'est plus amusant. Nous aussi, on s'y essaie. Il n'y a pas que les artistes qui sont capables de faire de l'art. La preuve : les artistes n'en ont-ils appelé pas à la démocratisation de leur art, voir en sa décélébration totale ? Nous les avons bien vu faire et vous en bénéficierez d'une certaine façon. Allez, partageons le gâteau de la reconnaissance! Nous en avons besoin aussi, toujours à travailler derrière ou pour la diffusion de leur fantasme. L'oeuvre ne devient-elle pas aussi celle de tout le monde, celle que l'on investit de notre regard ?&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYeyJdVypgI/AAAAAAAAB7c/ZwvLM0GqS3c/s1600-h/ben%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298399362189272578" style="width: 400px; height: 328px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYeyJdVypgI/AAAAAAAAB7c/ZwvLM0GqS3c/s400/ben%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Cette année en tout cas, nous avons décortiqué toutes les thématiques abordées et invité en conséquence quelques artistes en vue. Le travail de sensibilisation sera plus facile à réaliser. Les classes d'écoles et les maisons de quartier pourront assister aux préparations. Mais nous n'avons pas pu éviter certaines coupes de budget. Sans inquiétude aucune, je pense que notre équipe va vite trouver la possibilité d'utiliser des idées que vous nous avez finalement donné à entendre. Vous nous avez semblé aussi soucieux de cette nécessité de partage. Vous n'en serez donc pas, outre mesure, perturbé. Et, pour ne pas trop vous blesser, nous détournerons un tout petit peu votre concept vers quelque chose de plus simple, de plus festif et éviterons d'utiliser le même titre. Merci à vous et à toutes ces collaborations invisibles.&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sylvain Pack &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-5735964842213358156?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/5735964842213358156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/02/culturels-vampires.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/5735964842213358156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/5735964842213358156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/02/culturels-vampires.html' title='Culturels vampires.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYfv6z7rS7I/AAAAAAAAB70/Ua_4HE9CC0g/s72-c/800px-Arte_logo_svg.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-8145168868300787808</id><published>2009-01-30T10:20:00.001-08:00</published><updated>2009-07-04T18:17:59.839-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique spontanée'/><title type='text'>2009 France infréquentable!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Internet, l'entre-nous numérique, nous permet plus que jamais d'inspecter l'information, autant historique que contemporaine. Sa rapidité et sa multiplicité de points de vue ne nous laisse plus le choix d'un canal contrôlé ou de certaines lectures déjà orientées. Notre président l'a bien compris. Il a décidé de s'entourer et de seduire des gens d'obédiences politiques diverses en mettant la main basse sur tous les organes de presse, secteurs d'édition et télévision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYSOgswvBvI/AAAAAAAAB6k/mhp9FJde6kY/s1600-h/police-partout_-justice-nulle-part.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297515754117072626" style="width: 371px; cursor: pointer; height: 336px;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYSOgswvBvI/AAAAAAAAB6k/mhp9FJde6kY/s400/police-partout_-justice-nulle-part.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;"2009, France infréquentable !" - a-t-on envie de faire savoir aux autres. "Europe, vieille maquerelle protectionniste et auto-centrée !" - a-t-on gardé ces injures trop longtemps secrètes. Ceux qui prennent la parole, hautes sphères, artistes du show-business, du petit écran, ne représentent plus depuis déjà longtemps tous les discours, la colère mais surtout la réalité qui surgissent dans les rues et les villes de nos pays. Comment j'en viens à une telle consternation ? Justement grâce à cette alter-information, correspondant en tout point à la manière dont j'ai essayé de m'instruire. Analysant, remettant en question et désapprenant souvent le contenu de l'enseignement national. Est-il besoin pour cela de rappeler les énormités que l'on fait encore avaler aux futures générations ? Charlemagne, Clovis, Charles Martel, la Gaule, les Francs... bref une lecture de l'histoire contestable qui permettrait d'instaurer une citoyenneté à toute épreuve, à moins que certains professeurs, comme on en trouve heureusement beaucoup, sachent s'approprier et investir les programmes en donnant goût de la connaissance et de l'émancipation intellectuelle.&lt;br /&gt;Certains journaux ont su anticiper l'importance du web et nous permettent ainsi une certaine accessibilité de l'information, tant de blogs et de sites font le relais, prennent du recul, détaillent et vérifient. Une armée gigantesque de journalistes amateurs font ce que beaucoup ont perdu sous les projecteurs et dans l'appât du gain. Ainsi nous savons que la presse nationale ne transmet plus toutes les informations et notamment toutes celles, extrêmement alarmantes, d'abus policiers. A ce jour et depuis l'investiture de Nicolas Sarkozy, je recense un bien trop grand nombre de courriers électroniques décrivant des scènes de violences policières faites sur la population.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYSOsk-5mPI/AAAAAAAAB6s/_CDCIy3BhmU/s1600-h/prototype.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297515958187432178" style="width: 291px; cursor: pointer; height: 400px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYSOsk-5mPI/AAAAAAAAB6s/_CDCIy3BhmU/s400/prototype.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Arrestations arbitraires, maltraitances physiques en pleine rue, dans des lieux publics, dans des écoles sont devenus choses courantes que refusent de reléguer la presse. Pour rappel, &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Abdelakim Ajimi dit "Hakim" a été tué par la police française vendredi 9 mai 2008 à Grasse, à l'âge de 22 ans. Trois policiers l'ont étouffé après qu'il se soit emporté dans une banque alors qu'on lui refusait un retrait. Le 20 Novembre 2008 à Auch la police s'introduit dans une classe, lâche ses chiens, fouille et fait se déshabiller des mineurs. Jeudi 22 Janvier 2009, à Limoges, rue de l'Escluse, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;le Teddy Bear &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;se voit envahi et attaqué sans raison par les lacrymogènes de la BAC et des SRS, etc, etc, etc (informations toutes vérifiables). Je veux de plus témoigner de faits de répression tout aussi inquiétants, vus dans le métro et dans la rue depuis un an: l'arrestation et l'humiliation systématique dont sont victimes des personnes d'origine maghrebinne ou africaine. L'encerclement et le quadrillage de nombreux quartiers à population étrangère. Violences et agressions faites sur des jeunes entrain de danser, sur des musiciens de fanfare. Prise de stupéfiants et de cocaïne, intimidations et insultes sont les actes de la police dont j'ai pu me rendre témoin. Sachant qu'il existe dans mon entourage de nombreux témoignages similaires, il me faut conclure et imaginer la pire des gangrènes qui est entrain de se répandre et de se reformer, 70 ans après la collaboration française avec le national socialisme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;Sylvain Pack&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-8145168868300787808?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/8145168868300787808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/01/2009-france-infrequentable.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8145168868300787808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8145168868300787808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/01/2009-france-infrequentable.html' title='2009 France infréquentable!'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYSOgswvBvI/AAAAAAAAB6k/mhp9FJde6kY/s72-c/police-partout_-justice-nulle-part.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-8084656977103257527</id><published>2009-01-14T03:51:00.001-08:00</published><updated>2010-11-27T06:27:12.896-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Contre Christophe Honoré, le creux de la vague.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SW3rcqe04BI/AAAAAAAAB0c/paW-NAFstUU/s1600-h/503326095_4d48ce9894.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5291144014902648850" style="width: 267px; cursor: pointer; height: 400px;" alt="christophe honore" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SW3rcqe04BI/AAAAAAAAB0c/paW-NAFstUU/s400/503326095_4d48ce9894.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je viens d'abréger le film "La belle personne" (4 étoiles par Libération, L'express, Télérama...) et Christophe Honoré va me servir idéalement et très injustement de bouc émissaire pour asséner ma hargne et mon dépit quant à la production du cinéma français. Pour commencer rapidement, ce film est évidemment celui d'un très mauvais faussaire. Pour cela aucun besoin d'aller chercher dans les objets de la nouvelle vague pour comprendre l'hommage ou plus simplement la technique de séduction utilisée : refaire du neuf avec du vieux. De séduction d'ailleurs, il est question. Choisissez de jeunes visages lisses et glabres, un peu mélancoliques et malades, réunissez les dans un lycée parisien et secouez mollement, vous obtiendrez l'immonde fainéantise filmique qu'est "la belle personne".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourquoi donc tant de haine de ma part ? Un regard sur la jeunesse parisienne ne peut-il être source de questions sincères ou d'émerveillements ? Certes mais le gouffre s'installe si vite entre nous et la surface de projections lorsque l'on découvre qu'aucun acteur n'est porté par une quelconque vérité puis enfin, fatalement, lorsque l'on décèle la fragilité du propos : les conflits sentimentaux que provoque une jeune lolita débarquée fraîchement dans l'école. Là aussi n'y aurait-il pas encore matière à vivre un dilemme oedipien, à participer à l'érotisme complexe de cette belle traumatisée ? Non, Christophe Honoré semble plutôt s'être inspiré directement des sitcoms de télévision pour illustrer ses passions secrètes. En passant par la "cafète" (le bar avec la gentille tenancière vieille et moche et confidente), le quiproquo de la lettre d'amour qui tombe de la poche, le prof qui sort avec ses élèves, les jalousies ... on aura vite compris que le réalisateur en pince pour ces belles gens mais faut-il tristement aussi reconnaître qu'il est nulle part question d'intelligence, d'intelligence du coeur, d'intelligence de l'esprit, d'intelligence de quoi que ce soit. Tous ces privilégiés, déprimés par la grisaille et l'ennui, se désirent dans une consternante sècheresse d'âme. Le tout est à coller dans la vitrine pathétique et nostalgique (néanmoins calculatrice) du cinéma français au côté d'"Amélie Poulain" et d'autres attrape-nigauds touristiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SW3rVJA6IUI/AAAAAAAAB0U/kAwCrbWatOE/s1600-h/527854379.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5291143885659709762" style="width: 397px; cursor: pointer; height: 347px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SW3rVJA6IUI/AAAAAAAAB0U/kAwCrbWatOE/s400/527854379.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SW3rKxF-9oI/AAAAAAAAB0M/V6SqxNusG9E/s1600-h/la_belle_personne_2007_diaporama_portrait.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5291143707439855234" style="width: 400px; cursor: pointer; height: 266px;" alt="christophe honore" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SW3rKxF-9oI/AAAAAAAAB0M/V6SqxNusG9E/s400/la_belle_personne_2007_diaporama_portrait.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Passons enfin à la production cinématographique bleu-blanc-rouge, ultra réservée, tout à fait à l'image de cette petite caste parisienne tout juste déboîtée. Voilà peut-être 20 ans, peut-être 30 ans que le cinéma français s'auto-congratule et se définit comme la plus belle des familles (souvent entendue aux cérémonies des Césars). Une famille, c'est sûr qu'il s'agit bien de cela : un Famille qui a du Travail et qui a une Patrie... bref une grande famille qui protège son territoire et se dispute les sujets les plus mièvres et les réalisateurs les moins controversés. J'ai bien envie de vous réciter une liste d'acteurs vus et revus, qui bénéficient de toute notre crédulité mais je crains qu'elle ne soit trop longue pour votre attention. J'observerais donc plutôt la chape qu'a créé insidieusement cette tribu en rendant niais, flou et morne le cinéma français à l'étranger. C'est vrai qu'il y a de quoi rougir face à notre passé et surtout devant l'ingéniosité créatrice et la réactivité politique de tant d'autres pays. La France a assis sur ses origines intellectuelles et artistiques, un lot d'imposteurs et de nantis qui ne veulent en aucun cas perdre leur place, qui écrase toute une génération d'artistes intrépides et généreux pour préserver leur gagne pain, à moins qu'ils n'aient déjà appris à étouffer ces même poussins dans leur coquille. Des écoles d'art et de cinéma jusqu'aux agences de casting et de production, le souci est à la propreté de l'image et au consensus de sens. Il serait totalement naïf pour croire qu'un film produit aujourd'hui en France a sa liberté de parole ou ne nous faudrait-il pas un peu plus de conscience pour boycotter cette soupe ininterrompue et faire une supplique en faveur de productions autonomes sans grand renfort de publicité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-8084656977103257527?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/8084656977103257527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/01/contre-christophe-honor-le-creux-de-la.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8084656977103257527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8084656977103257527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/01/contre-christophe-honor-le-creux-de-la.html' title='Contre Christophe Honoré, le creux de la vague.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SW3rcqe04BI/AAAAAAAAB0c/paW-NAFstUU/s72-c/503326095_4d48ce9894.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-7970549486857315011</id><published>2009-01-11T12:22:00.000-08:00</published><updated>2009-02-16T17:30:30.646-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Pour Pascale Servoz-Gavin, la bascule de pièces encodées.</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SZk7mrNAoPI/AAAAAAAAB88/kLU5E-NHuL8/s1600-h/pasc2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303335571823829234" style="WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 321px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SZk7mrNAoPI/AAAAAAAAB88/kLU5E-NHuL8/s400/pasc2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SW3r2H4ycmI/AAAAAAAAB0k/7VpGg4X6tt8/s1600-h/img-1196796406.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Pascale Servoz-Gavin a saisi le rapport qui se trame entre la danse et l'image filmé, ce qui fait d'elle à ma connaissance la plus inventive et la plus inspirée des réalisateurs de danse-vidéos. Sa supériorité filmique ne lui vient en aucun cas d'une élégance claire, d'une transmission ou d'un respect systématique du travail physique de la danse. Ce qui la distingue de toute évidence est la singularité totale d'un langage factuel, d'un témoignage excessivement intime du corps en mouvement. Ce témoignage ne s'encombre d'aucun code de cadrage labelisé, ingéré par le cinéma, la télévision ou la vidéo d'artistes. Le bien tenu, la steadycam, la caméra planante, toujours en vue de s'associer au regard du spectateur (malgré certains qui s'en défendent) restent preuves d'un bon goût, d'un encore bien pensant promulgué et maintenu par ce dernier art encore très circonstancié qu'est le cinéma. Ne renions pas cependant à l'image filmé tout son lot d'expérimentations formelles. Hans Richter, Luis Bunuel, Andy Warhol, Guy Debord, Bill Viola, pour ne citer que les plus célèbres, ont tenté d'interroger le support filmique et ses limites pour des raisons toutes différentes mais elles s'inscrivent toutes dans leur parcours et leur processus personnel, ésotérique en quelque sorte, faisant corps avec l'ensemble de leur poétique. Leur style n'est pas obligatoirement la quête première et il surprend d'autant plus lorsqu'il s'affirme, jaillissant, évident soudain pour le public qui reconnaît et redécouvre toujours son auteur, en recherche d'une oeuvre, d'un ouvrage, dans le futur de sa trace, partitionnant sa propre réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SZk8NSwMwnI/AAAAAAAAB9E/4SuNMyGgUdo/s1600-h/pasc1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303336235275436658" style="WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SZk8NSwMwnI/AAAAAAAAB9E/4SuNMyGgUdo/s400/pasc1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Avec 4 films à peine Pascale Servoz-Gavin signe déjà les tableaux animés d'une éblouissante beauté. Chacun d'une facture complexe et impliquée, tel que le sens d'un montage raisonné serait difficilement avouable, il nous emporte dans une danse pour la gloire, c'est à dire pour rien au monde saisissable et pourtant aussi proche que pourrait nous être un ami. A travers des performances d'artistes, comme elle, offerts au "sacrifice d'un dieu sans visage", lui soumettant toute leur animalité et toutes leurs pulsions géométriques, l'auteur retire du tamis le plus vital, tisse le plus précieux et le plus décousu, méditant plusieurs mois sur chaque fragment, portant aux nues maladresse, incongruité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SW3r2H4ycmI/AAAAAAAAB0k/7VpGg4X6tt8/s1600-h/img-1196796406.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5291144452292899426" style="WIDTH: 404px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 316px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SW3r2H4ycmI/AAAAAAAAB0k/7VpGg4X6tt8/s400/img-1196796406.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Jeune comédienne virtuose, programmatrice de vidéos expérimentales au Louvre, régisseur chez Gaspard Noé puis graveuse et ingénieur lumière, elle aura su multiplier ses expériences sans jamais s'y arrêter et en retirer une entière désinvolture dédiée au plus fragile : la jeunesse, la rue, la danse... Avec "Daydream", "Animalite", "Tango dans l'eau", "Ozland", 4 films à peine, Pascale Servoz-Gavin nous livre déjà les clés d'un orfèvre trismégiste qui n'aurait ni serrure, ni porte à nous proposer, et qui pourtant s'appliquerait à nous envoûter par la bascule de ses pièces encodées, à nous emmener dans quelque paradis retrouvé par leur utilisation incompréhensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-7970549486857315011?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/7970549486857315011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/01/pour-pascale-servoz-gavin.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/7970549486857315011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/7970549486857315011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/01/pour-pascale-servoz-gavin.html' title='Pour Pascale Servoz-Gavin, la bascule de pièces encodées.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SZk7mrNAoPI/AAAAAAAAB88/kLU5E-NHuL8/s72-c/pasc2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-8315394797759931120</id><published>2009-01-05T06:00:00.000-08:00</published><updated>2009-01-13T07:23:06.353-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique spontanée'/><title type='text'>La police du monde libre à Gaza.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SWIZLAXw3aI/AAAAAAAABzk/MKXlddOtaoc/s1600-h/gaza.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 268px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SWIZLAXw3aI/AAAAAAAABzk/MKXlddOtaoc/s400/gaza.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287816589355310498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vaut mieux le capitalisme que la dictature vous diront de nombreuses victimes torturées par des régimes fascisants en tout genre.&lt;br /&gt;Cet argument même ne tiendrait aucunement pour justifier l'offensive guerrière réalisée par l'armée d'Israël dans la bande de Gaza. "Le monde libre", ce monde bien-pensant qui est sensé nous représenter n'agit qu'après, faiblement, comme complice et conscient de cet irréparable. Seul le peuple s'agite et manifeste sa colère. Loin derrière eux les hommes du monde libre regardent avec peine le drame mais peut-être se sentent-ils enfin soulagés, laissant se faire la punition qui servirait enfin d'exemple à l'Islam, ce monde religieux. Les hommes d'influences sont tous responsables face à l'impunité du crime et face à sa prévision. Ils consentent, malgré eux pour certains, à cette idée de correction et signent là une erreur historique et humaine. Comment les palestiniens pourront-ils pardonner le crime aveugle et horrifique fait dans l'optique de les écraser et de les détruire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-8315394797759931120?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/8315394797759931120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/01/la-navet-du-monde-libre-gaza.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8315394797759931120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8315394797759931120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/01/la-navet-du-monde-libre-gaza.html' title='La police du monde libre à Gaza.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SWIZLAXw3aI/AAAAAAAABzk/MKXlddOtaoc/s72-c/gaza.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-9006713225245259490</id><published>2009-01-04T02:12:00.000-08:00</published><updated>2010-11-27T06:28:52.566-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires de l&apos;art'/><title type='text'>Le théâtre comme exercice de contre-pouvoir.</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SX5T2GwehjI/AAAAAAAAB6U/pny0uDMdHls/s1600-h/6a00d83451e3ef69e200e54f1790dc8833-800wi%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le théâtre, le lieu-dit du théâtre est un espace de formulation et de communication tout à fait particulier. Descendant des amphithéâtres et des roulottes, il porte encore en lui les paroles d'êtres extrêmement divers et singuliers, poètes bien sûr, tragédiens, révoltés, anarchistes, moqueurs, comiques et autres cyniques. Je n'irai pas jusqu'à dire que tous les écrivains ou metteurs en scène de théâtre étaient des héros de la contestation mais il va sans dire que l'histoire des arts a plus retenu les intrépides et les rebelles que les valets de l'ordre établi. On peut imaginer à cela bien des raisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SWHxjEClDkI/AAAAAAAABzU/GTTV-o5tvwQ/s1600-h/arlequin.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287773022191947330" style="width: 216px; cursor: pointer; height: 400px;" alt="theatre resistance" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SWHxjEClDkI/AAAAAAAABzU/GTTV-o5tvwQ/s400/arlequin.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Le théâtre tel qu'il s'est développé et qu'il a voulu être préservé à grande peine, est un art non sectaire. Plusieurs castes sociales peuvent y assister de manière séparée ou confondue mais le théâtre ne privilège apparemment aucune d'entre elles. Le choix du langage ne créé là aucune séparation car le spectacle, la mise en mouvement et le décor, nous réunit sous un même enchantement, sous un même charme. La poésie la plus hermétique peut totalement cacher son sens à la majorité de ses spectateurs mais elle peut en réunir le plus grand nombre par sa musicalité. Ainsi et un peu différemment ai-je pu être fasciné par les dialogues entre Pier Paolo Pasolini et les représentants de couches populaires minorées dans son reportage "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Comizi d'amore&lt;/span&gt;". A aucun moment Pier Paolo Pasolini n'a besoin de simuler un autre langage que le sien, c'est à dire une langue complexe et redoutable, nourrie de philosophie contemporaine et de sciences humaines pour rentrer dans un contact intime avec ses interlocuteurs. Que le poète Ungaretti, très âgé et encore taquin sur une chaise de plage, lui réponde avec tendresse sur les aléas de sa vie sexuelle, ou que de jeunes calabraises puissent confier à la caméra leur manque d'autonomie affective dans une région reculée et machiste, on ne distingue chez l'auteur aucune démagogie langagière, aucune préférence quant à l'importance de la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SWCbEYQI4VI/AAAAAAAABzM/QXjzG3ar2LE/s1600-h/comscreensv6.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287396462064886098" style="width: 390px; cursor: pointer; height: 416px;" alt="pasolini" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SWCbEYQI4VI/AAAAAAAABzM/QXjzG3ar2LE/s400/comscreensv6.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De la même manière le théâtre étend son spectre autant vers les gens de condition précaire que vers la bourgeoisie, autant vers la tyrannie que ses esclaves. Vous viennent alors en tête, des auteurs phares ou groupes qui, chacun dans leur parcours unique se sont passionnés pour cette contradiction, voire ces batailles, Shakespeare, le Living Theater, Molière, Bertolt Brecht, Samuel Beckett, Garcia Lorca... Les premières polémiques du festival d'Avignon n'y étaient pas étrangères. En effet là où les pièces de répertoire s'installaient dans de confortables acquis, Jean Vilar ne voulait plus être. Et c'est surtout dans cette réaction politique, liée donc aux affaires de la cité, qu'il a voulu remettre le théâtre en jeu, face à son public d'origine (un public hétéroclite), dans des espaces plus exposés, plus extérieurs. Que de nombreux auteurs contemporains ne l'aient pas suivi est plutôt dommage mais ils n'ont en rien empêché le développement international de ce projet hors-norme. Il y avait surtout là le signe persistant d'un doute quant à l'autorité du pouvoir et Jean Vilar n'hésitait pas à insister sur ce point à chacun de ses interviews.&lt;br /&gt;Ce rappel de sens a grandement influencé les arts vivants européens et il est aujourd'hui évident qu'on trouve à cet endroit de confluences d'héritages une véritable confusion. Les uns en retiennent le pluri-disciplinaire, l'art contextuel, les autres un théâtre indépendant et populaire. Les structures nationales et les institutions sont à l'affût du choc et du sensationnel. Bref l'affaire de fond, enfin celle qui m'intéresse ici, s'est partiellement disloquée. Alors qu'entend-on par contre-pouvoir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contre le pouvoir, qui abuse de son autorité et qui met à genoux ceux qu'il matte, il y a bien des réactions et des révolutions. La révolte est rarement univoque. Sans doute l'énergie du contre-pouvoir est à rechercher dans la revendication de l'être pluriel, dans la possibilité d'être différent et de se comporter différemment. Cette hétérogénéité est justement la marque du théâtre. Si le pouvoir est souvent pyramidal, le théâtre est plutôt anarchique. Tantôt, basse-cour ouverte et sans siège où tout public se mêle, tantôt paradis réactif et piailleur, cellules de privilèges pensant, tantôt miroir exact et dangereux, tantôt vraie démocratie ou forum public... le théâtre ne se laisse jamais prendre par la définition. La preuve encore aujourd'hui où la majorité des salles est redessinée par l'afflux des spectacles trans-genres où l'espace du public est décidé en fonction de la proposition scénique. Et dans la perspective de cette souplesse de mise en scène, de débordement vers le spectateur se rejoue l'origine sémantique du théâtre. Ce mot est encore et toujours questionné puisqu'il s'agit originellement de l'espace où se situe le spectateur; d'où il peut évoluer, d'où ses divergences de compréhension et d'acceptation fondent sa propre société. Si l'abus de pouvoir est majoritairement l'effet d'un petit groupe et d'un seul despote, le théâtre est décidément, comme son envers, le lieu de sa contestation.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYNGB-_YwAI/AAAAAAAAB6c/UmXtSz7vL0o/s1600-h/dvd-manifs_de_droite.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 278px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYNGB-_YwAI/AAAAAAAAB6c/UmXtSz7vL0o/s400/dvd-manifs_de_droite.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5297154586620510210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=9f-INZaPcas&amp;amp;feature=related"&gt;http://fr.youtube.com/watch?v=9f-INZaPcas&amp;amp;feature=related&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sylvain Pack &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-9006713225245259490?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/9006713225245259490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/01/le-thtre-comme-exercice-de-contre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/9006713225245259490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/9006713225245259490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/01/le-thtre-comme-exercice-de-contre.html' title='Le théâtre comme exercice de contre-pouvoir.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SWHxjEClDkI/AAAAAAAABzU/GTTV-o5tvwQ/s72-c/arlequin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-5099161843957381374</id><published>2009-01-01T04:30:00.000-08:00</published><updated>2010-11-08T11:21:32.704-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique spontanée'/><title type='text'>Mascarade de voeux.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVzzvGNGTzI/AAAAAAAABy0/YG3_54DLgAs/s1600-h/pt12392.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 290px; height: 387px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVzzvGNGTzI/AAAAAAAABy0/YG3_54DLgAs/s400/pt12392.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286368053071073074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'avais jusque là dans l'idée de me retenir, d'être indirect, de chercher avec d'autres figures, de penser des futurs, des perspectives mais malheureusement pour moi, je suis tombé sur les voeux présidentiels de 2009 que j'ai heureusement coupé en cours de visionnage... Il est maintenant  très difficile de savoir où s'arrête notre niveau d'acceptation personnelle en terme d'information médiatique et de pollution visuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite à ces quelques minutes de manipulation et à ce dernier siècle qui a vu partout se développer les systèmes les plus perfectionnés en matière de propagande, nous pouvons très clairement relever les signes effrayants de l'ironie et du mensonge dans le discours du chef de l'état français, Nicolas Sarkozy. Que le président ait écrit ou non ce texte est déjà un premier triste doute. Que sa construction et sa rédaction soit emplie d'erreurs de vocabulaire est autrement plus grave. Je précise aussi rapidement ce que j'entends par vocabulaire. Utiliser le mot "vérité" à la place d'"idée" ou d'"opinion" est une erreur de vocabulaire dont les conséquences sont bien plus dramatiques que des oublis de liaison ou de méconnaissances syntaxiques. En effet, Nicolas Sarkozy semble à plusieurs reprises nous faire entendre qu'il nous a dit la vérité. Comment ne pas douter de son insistance langagière lorsqu'on réalise qu'il est entrain de lire un prompteur comme un robot et que cette exercice d'interprétation commence à l'ennuyer ? Le mauvais acteur qu'il devient tente alors quelques changements de ton et de rythme faisant sombrer le contenu de sa fragile diatribe dans un fabliau moraliste pour enfants récalcitrants.&lt;br /&gt;En gros, participons à "l'effort de guerre"! Les 26 milliards d'euros venus d'une planète inconnue ne suffiront pas à rendre toutes les nouvelles banques heureuses. Au travail, tous ensemble! M. Nicolas Sarkozy a réussi, lui, et c'est ce qui nous invite à faire: comme lui. S'engager sur tous les fronts, redonner une image de la France entrepreneuse et influente. Voilà le signe déplorable de l'action politique que cet homme mène depuis le début de sa carrière : son obsession de l'image et de l'apparence. Pourquoi les français ne s'en sont-ils pas rendus compte plus tôt ? Etions-nous tous déjà trop vieux, inaptes à entrevoir la modernité des techniques manipulatoires ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy mène sa carrière et ses intérêts en vertu de l'audimat et de la séduction. C'était déjà sa plus vive passion. Obsédé de télévision, contrit de complexes et de frustrations, il n'avait plus qu'à se venger du regard qu'on portait sur lui. Car voilà enfin l'idée simple et évidente que je vous soumets par le biais de cette réaction critique. Cette pathologie n'est-elle pas, plus encore qu'autrefois, fulgurante et dévastatrice ?&lt;br /&gt;Mais il faut, avant un quelconque consentement, vous exposer les effets de ce Mal. Quant aux origines, elles demanderaient je pense une plus longue analyse. Avoir peur du regard des autres, ce trouble récurrent de notre fin de civilisation, serait en effet complexe à délier sur une aussi vaste période que représentent les fondements de l'empire occidental mais il pourrait être fort judicieux d'ouvrir ce dossier "psycho-logique" à la lueur de l'histoire de l'art et des images puis inévitablement celle de la politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVzxiyZLFSI/AAAAAAAAByk/lkuHUjAcU4E/s1600-h/diapo_sarkozy.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 400px; height: 292px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVzxiyZLFSI/AAAAAAAAByk/lkuHUjAcU4E/s400/diapo_sarkozy.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286365642571322658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La peur du regard des autres entraîne le travestissement et la représentation. Celles-ci peuvent être les sources d'intenses plaisirs et de nombreuses productions artistiques. Mais l'art et la politique ne font pas toujours bon ménage, surtout lorsqu'ils ignorent l'un de l'autre les motivations les plus enfouies en leurs sujets. Notre histoire récente auraient préféré qu'Hitler reste peintre. Quant à moi, je connais quelques artistes qui ont la sagesse de ne pas s'immiscer dans le terrain de la politique, se doutant du danger qu'il pourrait faire courir à leur voisin. Autant l'artiste que l'homme politique gagne à travailler sur lui, sur ce qu'il est pour lui-même. Il peut comprendre alors que le psychisme se nourrit d'interactions entre bien-être social et épanouissement de l'expression des facultés individuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vouloir être n'est pas être. Chercher à incarner une figure historique ou une personnalité brillante et valeureuse est le cheminement pénible que Nicolas Sarkozy aurait dû nous éviter, surtout lorsque l'on représente une population et que l'on se retrouve face à un aussi grand désaveu social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-5099161843957381374?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/5099161843957381374/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/01/la-mascarade-des-voeux-prsidentiels.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/5099161843957381374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/5099161843957381374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2009/01/la-mascarade-des-voeux-prsidentiels.html' title='Mascarade de voeux.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVzzvGNGTzI/AAAAAAAABy0/YG3_54DLgAs/s72-c/pt12392.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-7162705216444964880</id><published>2008-12-17T15:42:00.000-08:00</published><updated>2009-03-13T03:32:59.613-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Pour Gianni Motti, Francis Alÿs et Santiago Sierra même.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;3 artistes que je distingue depuis plusieurs années pour une première raison : la possibilité de connaître leur pratique artistique sans la nécessité de la voir et donc l'extraordinaire vitalité et pluralité dont elle se dote au moment de sa transmission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Performances, actions, interventions sont les moyens d'expression que ces artistes peuvent utiliser et étirer jusque, parfois et par exemple, des sculptures abstraites, des drames sociaux ou encore jusqu'à des conséquences politiques réelles. Aussi je crois qu'il n'y a pas vraiment de limite en ce qui concerne la définition de ces activités ou plutôt qu'il pourrait s'agir au contraire d'un travail de résistance de ces limites même.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVB3zV6VEGI/AAAAAAAABw0/KZZYRxkImpU/s1600-h/img_lg7%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5282854086844420194" style="width: 400px; height: 279px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVB3zV6VEGI/AAAAAAAABw0/KZZYRxkImpU/s400/img_lg7%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;8-Foot Line Tattooed on Six Remunerated People&lt;/em&gt; semble être une bonne introduction à ces problématiques : Que définit l'art et son milieu ? Comment les artistes s'en détachent et en ont-ils encore vraiment cure ? Cette action de l'artiste espagnol Santiago Sierra, réalisée à Mexico en 1999, consistait à proposer à six personnes la somme de 50 $ contre le tatouage d'une ligne sur le dos, qui, les unes à côté des autres, mesure 250 cm. Le titre de la pièce redéfinit et réobjectivise cette même action.&lt;br /&gt;Reste le titre, la photographie, ou le témoignage, voire uniquement le scandale, ironie et réalité de la proposition, comme moyen de mémoriser l'art. Et encore... n'y-a-t-il pas aussi dans le geste de Santiago Sierra un fort doute posé sur ce qui fait art ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les lignes, les surfaces désertes, les carrés métalliques... bref l'engagement radical qu'avait investi l'art minimal ou l'art conceptuel sur la perception du réel et son architecture, bien vite récupéré par les préoccupations "contemplatives" de tous nos designers et autres publicitaires, ne se retrouve-t-il pas ici remis en jeu avec une telle virulence qu'il semble ne plus pouvoir supporter l'idée de l'art même ? L'art, devenu ce luxe absolu d'un occident mondialisé. L'art minimal, l'un des courants esthétiques les plus influents de notre début de siècle, devenant, ici par cette performance, un impossible cache-misère.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;S'il pourrait y avoir aussi dans les gestes de Gianni Motti une forme de dépréciation de l'art ou une sorte d'indifférence à son égard, ne nous y trompons pas, il s'agit d'une urgence, d'une nécessité, peut-être même d'un cri. Le milieu de l'art est venu reconnaître les gestes de Gianni Motti et les a indentifié en tant qu'oeuvres. Mais dès que Gianni Motti s'est revendiqué en auteur des séismes survenus aux Etats-Unis par le biais des médias, il avait décidé d'agir par les voix de la communication contemporaine et savait qu'il proposerait aussi un décloisonnement de la définition de l'artiste et de ses pratiques. Cela se vérifie nettement lorsqu'il prend la place d'un représentant de l'Indonésie lors d'une conférence de l'ONU pour défendre le temps de parole et les possibilités réduites de l'expression des minorités. Il sort là complètement du champ de l'art officiel et pourtant, nous tous, êtres capables de créativité, de réactivité, pouvons y reconnaître un art de faire, pouvons nous sentir invités par cette courageuse désinvolture à nous emparer du monde réel et à en faire usage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVomnUXBQeI/AAAAAAAAByU/DL_DsMv0C-U/s1600-h/WFILMOT2.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285579569594712546" style="width: 257px; cursor: pointer; height: 155px;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVomnUXBQeI/AAAAAAAAByU/DL_DsMv0C-U/s400/WFILMOT2.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVohTY9FrCI/AAAAAAAAByE/CgN6ObhMRxQ/s1600-h/img01.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285573729672604706" style="width: 257px; cursor: pointer; height: 175px;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVohTY9FrCI/AAAAAAAAByE/CgN6ObhMRxQ/s400/img01.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La définition de l'art se déplaçait déjà au XXème siècle, sous les provocations et les coups de butoir de Marcel Duchamp bien sûr, et pas qu'à cause de lui. Aujourd'hui ce gros monstre a été pulvérisé et s'est partout dissout. Commissaires et critiques peuvent bien brandir des étendards formalistes, l'art n'appartient plus aux spécialistes. Gianni Motti, comme tous les plus grands, nous donne les clés et le véhicule avec... "Un enfant peut faire la même chose" - a-t-on souvent entendu au musée, tant mieux ! Nous aussi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.paris-art.com/agenda/expos/d_interview/-Gianni-Motti-1504.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.paris-art.com/agenda/expos/d_interview/-Gianni-Motti-1504.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Francis Alys, quant à lui, architecte de formation, s'est installé comme observateur de la ville. Pas l'une des moindre  puisqu'il choisit Mexico City, sans doute la mégalopole la plus vaste et la plus violente de cette planète en ce début de XXIème siècle. Pour ce, l'un de ses premiers gestes sera de faire disparaître son statut d'artiste et de revendiquer aussitôt celui d'un citoyen du monde dans le corps d'un touriste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYiG98881DI/AAAAAAAAB8E/BtWzxYJ6B6o/s1600-h/1116953208b.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 348px; height: 440px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SYiG98881DI/AAAAAAAAB8E/BtWzxYJ6B6o/s400/1116953208b.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5298633360493302834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Ses faits les plus reconnus ont tout de suite existé de manière oral même s'il s'est très vite attaché à la préparation ou à la prolongation de ces actions au moyen de pratiques plus répertoriables telle la peinture, l'installation ou la vidéo. Ainsi a-t-on pu vite entendre les histoires de ce flâneur provocant qui s'est baladé dans les rues de Mexico, un revolver à la main, jusqu'à ce qu'il se passe quelque chose, en l'occurrence son arrestation. D'autres errances faites, un énorme cube de glace à pousser jusqu'à ce qu'il n'en reste rien, des souliers aimants qui attirent à eux toute la micro ferraille des rues, ralentissant ainsi la silhouette filante, un pot de peinture percé dessinant au sol une fine trace qui permet autant de se perdre que de rebrousser chemin lorsqu'il n'y a plus une goutte... enfin des oeuvres collectives à peine croyables rassemblant des milliers de travailleurs, alignés, déplaçant de 100m une dune à la pelle (mouvement naturel que provoque le vent sur toute une année).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Sylvain Pack&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-7162705216444964880?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/7162705216444964880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/12/pour-gianni-motti-francis-als-et-mme.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/7162705216444964880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/7162705216444964880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/12/pour-gianni-motti-francis-als-et-mme.html' title='Pour Gianni Motti, Francis Alÿs et Santiago Sierra même.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVB3zV6VEGI/AAAAAAAABw0/KZZYRxkImpU/s72-c/img_lg7%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-1801204140353765660</id><published>2008-12-13T05:27:00.001-08:00</published><updated>2009-02-02T15:46:59.205-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Contre Clint Eastwood, le juste.</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Voilà assez longtemps que la respectabilité cinématographique de Clint Eastwood me confond. Chacun des films que j'ai vu de cet auteur m'ont surpris par leur conformisme et leur propreté, souvent par l'absence de leur discernement. "L'échange", son dernier film qui vient de sortir en France, remportant toujours autant d'estime et d'admiration, confirme en tout point ma répulsion quant à ce regard porté sur le monde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVI6-E6yzPI/AAAAAAAABw8/haEslEovSng/s1600-h/039_7899~Clint-Eastwood-Posters.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5283350151005654258" style="WIDTH: 326px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVI6-E6yzPI/AAAAAAAABw8/haEslEovSng/s400/039_7899%7EClint-Eastwood-Posters.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Clint Eastwood traite de nouveau dans "L'échange" d'un sujet d'une grande affliction universelle, le même qui sert souvent à justifier la peine de mort : l'assassinat et la maltraitance d'enfants. Evidemment ça ne rate pas, le film se dirige lentement et sûrement vers la punition qui nous rassure, nous les spectateurs bien énervés par les images flous d'un ranch sordide et sanglant (conforme à un film d'horreur banal et effrayant): la mort par pendaison du serial-killer, un méchant débile qui mérite l'enfer comme hurle à plusieurs reprises la gentille et belle héroïne qui a subit les pires traumatismes pendant plus de deux heures.&lt;br /&gt;Je ressors épuisé, chargé de tous les miasmes bien-pensants et vengeurs du cinéaste protestant. Ah oui, j'oubliais... heureusement un pasteur d'un courage sans faille, combattant toutes les irrégularités et les infractions de la police, a permis avec ses amis d'une grande loyauté et d'une grande rigidité de rétablir enfin le bon ordre. Conclusion: la fin justifie les moyens. Mais il y a un problème : en cours je suis devenu le réceptacle de la hargne (ou de la blessure) de ce monsieur Eastwood. Devenir cobaye pourquoi pas s'il y a la possibilité d'une prise de conscience mais il me faut absolument manifester contre cette dernière, quand bien même elle aurait été réfléchi : un monde coupé en deux ?... Un péché qui nous sépare, qui fonde la justice ?... Aucune compassion possible. Je lui oppose aussi vite le sublime, le rapide et cinglant "Monsieur Verdoux" de Charles Chaplin réalisé il y a 60 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SUPFkPvmYXI/AAAAAAAABvc/ABPNACaFu0c/s1600-h/Monsieur+Verdoux.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279280414700495218" style="WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 301px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SUPFkPvmYXI/AAAAAAAABvc/ABPNACaFu0c/s400/Monsieur+Verdoux.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Criminel endurci et élégant, Monsieur Verdoux est l'objet de toutes les attentions burlesques de Charles Chaplin, de ses manières de séduire jusqu'à ses obsessions mercantiles mais surtout et aussi dans son intelligence tactique de meurtrier. A une époque où l'extraordinaire génie de Chaplin avait à combattre les foudres du maccartysme, la scène du procès final est encore à couper le souffle du tout républicain. Monsieur Verdoux, criminel français, conscient d'avoir séduit et tué une dizaine de veuves pour subvenir aux moyens de sa femme invalide, trouve à dire à sa décharge que son emploi du temps mérite effectivement une condamnation judiciaire mais que ses forfaits feraient figures d'amateurisme en comparaison de la gigantesque boucherie guerrière affichée et organisée par les états du monde non-concerté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a là pour moi une étrange pertinence face à la lourde main de Clint Eastwood, vieil ami de Charlton Heston, ancien soutien de Richard Nixon, de Ronald Reagan et de Georges Bush, considérés enfin et de plus en plus comme des criminels de guerre avérés. Tout ce que rate Clint Eastwood dans ce film, du haut de ses idées, est de s'intéresser aux différentes caractéristiques et pathologies de l'être humain. Ainsi, comme certains réalisateurs hollywoodiens, il évite sciemment de trop s'approcher du cas du serial-killer et préfère se passionner comme un voyeur morbide, pour la souffrance et le chemin de croix de ses victimes. Sujet de consentements faciles, d'opinions manipulables à satiété.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-1801204140353765660?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/1801204140353765660/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/12/contre-clint-eastwood-un-cinaste.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/1801204140353765660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/1801204140353765660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/12/contre-clint-eastwood-un-cinaste.html' title='Contre Clint Eastwood, le juste.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVI6-E6yzPI/AAAAAAAABw8/haEslEovSng/s72-c/039_7899%7EClint-Eastwood-Posters.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-6760382343924626968</id><published>2008-12-11T15:19:00.000-08:00</published><updated>2009-02-02T15:46:14.981-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Pour Etienne Farret, micro et macro-vie.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a dans l'oeuvre d'Etienne Farret et pour ceux qui ont eu l'opportunité de la rencontrer une telle radicalité d'engagement d'auteur qu'elle peut laisser un souvenir violent et insistant. Quelques mots sur son travail circulent sur la toile, peu de photos, plus aucune exposition. Qu'est devenu cet artiste ? Qui montre son travail ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SUK_e3Y9r-I/AAAAAAAABuo/BIPeI5JDmoQ/s1600-h/efarret.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5278992250217279458" style="WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 286px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SUK_e3Y9r-I/AAAAAAAABuo/BIPeI5JDmoQ/s400/efarret.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Soit, l'un de ses axes de recherche consistait déjà en une investigation secrète et personnelle, l'art comme un domaine du réel et de l'imaginaire confondu à explorer non pas dans la démonstration, ni dans l'exposition de ce cheminement mais dans l'expérience vivante, entière. Dialogue avec les ancêtres, visite à la Peur, l'artiste enfant vole et joue plus que sérieusement. Sa première et dernière exposition aurait dû se dérouler, selon son désir, sur Le causse Méjean, info line pour invités choisis : des sculptures enterrées dans un chaos granitique. Une seule exposition hermétique, intimiste et sectaire. Le travail d'Etienne Farret est tout sauf politiquement correct. En attendant le grand air post-apocalyptique, il réalise deux "grottes" dans lesquels il convie quelques artistes de la scène techno parisienne, et d'autres curieux de l'underground niçois. Il fait frémir le corps professoral de la Villa Arson et les renvoie à leur incompréhension en filant montrer son oeuvre déjà très avancé au Canada. A ce moment il clôt un cycle d'une recherche de 10 ans intitulée "Bosnia", figurines customisées, images et installations micro-machines ainsi qu'une immense somme calligraphique et poétique puisant autant dans le gansta-rap, l'héroïc-fantasy que le proto-langage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SUOrB7PyzBI/AAAAAAAABu0/WmEM0wFO5wY/s1600-h/etsylv8.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279251237780507666" style="WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 302px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SUOrB7PyzBI/AAAAAAAABu0/WmEM0wFO5wY/s400/etsylv8.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Comme l'argile et les émaux pour les céramistes, les jouets et les fournitures de bureau font la matière du sculpteur. La violence survient aussi rapidement que cela. Etienne Farret voit que la majorité de sa matière induit la guerre et la sexualité. Tous les jouets font de nous d'évidents futurs consommateurs, consommateurs de plaisir et de vengeance. Terreaux parfaits des grands seigneurs de notre monde. Là, Etienne Farret dépasse l'évidente critique de notre époque et la restitue dans une atemporalité mythique. Ne voyant aucun changement mais que les réminiscences de notre création, il modèle scènes et postures archétypales dans une sauvagerie et une déliquescence propre à tous les scénarios cyber-punk : la figure d'un veilleur enfoui sous des tas d'armes et de poubelles, un centaure dans un costume de l'armée nazie, un passeur dans une piscine de boue, des débris de droïdes femelles dans un vaisseau en ruine... Ces agencements fragiles sont l'aboutissement de plusieurs interventions et transformations, utilisation du tippex, de la laque, du feutre, du scotch... plusieurs éléments qu'il met à l'épreuve du climat, terre, pluie, soleil, dans la recherche de différentes patines. Processus qu'il emploie aussi en dessin, en vidéo et en photographie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Aussi précises et moins prolixes, ses interventions s'accordent et se condensent maintenant. A mettre aux côtés de Michel Blazy ou Céleste Boursier-Mougenot, incluant le végétal ou l'animal à ses procédés sculpturaux, Etienne Farret voit des "paysages préparés" s'entretenir et se modifier au rythme d'un temps précieux, tombant et stable, à la lumière de son atelier mais toujours à l'ombre du public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Sylvain Pack&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SUURgSk8jmI/AAAAAAAABvk/Xsrbfp2Ag-I/s1600-h/sculptetsylv.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5279645384602062434" style="WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SUURgSk8jmI/AAAAAAAABvk/Xsrbfp2Ag-I/s400/sculptetsylv.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-6760382343924626968?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/6760382343924626968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/12/pour-etienne-farret-pour-la-fort.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/6760382343924626968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/6760382343924626968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/12/pour-etienne-farret-pour-la-fort.html' title='Pour Etienne Farret, micro et macro-vie.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SUK_e3Y9r-I/AAAAAAAABuo/BIPeI5JDmoQ/s72-c/efarret.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-4715922867488538057</id><published>2008-12-08T12:11:00.000-08:00</published><updated>2009-03-20T10:39:39.058-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique spontanée'/><title type='text'>Le legs des vieux mourants.</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Dans l’effort de distance et dans la crainte d’une anticipation dictatoriale d’un état-monde, on peut imaginer un réseau d’humains ayant refusé le rêve scientifique et démiurgique de l’éternité. Une communauté pluri-ethnique et pluri-philosophique qui sait qu’elle n’a pas les moyens ou qu’elle ne veut pas retrouver son corps ou sa mémoire individuelle ressuscités dans un éventuel futur de l’humanité. Serait-elle régressive ou négative n’est pas la question de cette courte investigation. D’ailleurs il ne s’agirait même pas d’une décision concertée et organisée, ni d’un programme, ni d’un manifeste ayant comme recours à la diffusion de ses arguments écoles, colloques et séminaires. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Ces vivants auraient cependant pour but une transmission désintéressée, hors de toute spéculation, fondée sur des systèmes d’inviolabilité, de protection contre toute récupération autoritaire. Ces systèmes ont d’ailleurs sans doute déjà existé et sont aujourd’hui difficiles à décoder. A l’aide du récit, de la poésie, de l’art en général, ils ont permis de nous préserver de la dégradation des consciences aux heures sombres de l’histoire. Aujourd’hui où la majorité de la planète a été remise dans les mains d’hommes d’affaire qui se cachent et ne donnent aucun signe d’amélioration pacifique et sociétale, il serait sage de penser à l’avenir des enfants, de leurs enfants, et ce qu’il leur a été transmis. Le spectacle orchestré par les seigneurs de la guerre économique est l’un des plus grands écrans de propagande et de désinformation jamais conçue, dont les conséquences désirées sont l’amnésie du peuple et sa docilité à rentrer dans des critères de rentabilité dont ils ne seront jamais les bénéficiaires. La liberté d’opinion et la circulation de la contre-information, pareil aux parodies ou aux traditions orales anciennes, rejaillissent pourtant, foisonnantes sous de multiples formes cognitives et numériques, « streamés », « remixées », « piratées » dans la sphère de l’internet. Et c’est bien l’une des raisons pour lesquelles les multinationales investissent tant de leur argent à vouloir imposer leurs propres règles de marché dans cet outil de communication afin de contraindre leur utilisateur à rester dans l'ignorance. Je crois que l’opérateur Google a joué un rôle conquérant et essentiel lors de cette bataille. Trouvant le moyen de s’imposer dans le marché réel de l’économie et d’en faire profiter ses employés de manière nouvelle, l’entreprise et le leader de son secteur, Google, a réussi à imposer au monde son propre mode de fonctionnement, équilibre étrange entre la libre circulation d’informations et la publicité ainsi que la location de certains de ses services en constante recherche d’amélioration technique. Cet organisme devient malgré lui un acteur moral incontournable. Il fait donc l’objet de polémiques complexes et difficilement cernables. Ainsi est-on en bon droit de douter de la sérénité de ses relations avec les états et notamment leurs services de renseignement. Il est effectivement normal de s’offusquer de la censure dirigée par le gouvernement chinois surtout lors des émeutes de Lhassa avant les jeux Olympiques dont le monde entier devine l’ampleur des enjeux économiques (et dont il ne profitera toujours pas). Aussi est-il normal de se réjouir et de s’interroger sur la mise à disposition des bibliothèques nationales. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ST7ETAJ0jbI/AAAAAAAABuA/dATclF5h2iA/s1600-h/sergey-brin-larry-page-lego.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 413px; height: 276px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ST7ETAJ0jbI/AAAAAAAABuA/dATclF5h2iA/s400/sergey-brin-larry-page-lego.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277871644062551474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;Même s’il est le plus puissant économiquement, Google n’est pas le seul opérateur. De nombreux autres web-samouraïs s’emploient à continuer l’œuvre des pionners dans la défense de libertés citoyennes et la propagation sans profit des canaux d’informations appelés « le libre ». Mais il me faut reconnaître ici à quel point j’ai digressé de mon introduction. Ces combattants du libre seraient-ils eux même membres de cette communauté invisible refusant toute expérience de résurrection programmée, éloignée de toute tentative de réactivation de mémoire individuelle ? Rien n’est moins sûr.&lt;br /&gt;Je regarde alors le cheminement oblique de ma pensée. Je commence mon texte en appelant à une idée de lutte et de refus. Je me méfie onthologiquement de la commercialisation de ce rêve et je dérive. En regardant par la négative à qui profite le « crime », habitué à avoir été la proie de manipulations éducatives et scolaires, j’utilise un mode de pensée paranoïaque afin de mettre au clair ma compréhension des nouveaux moyens de connaissance et de leurs transmissions. J’y reviens maintenant avec un autre regard, plus vigoureux, plus troublé aussi par l’échauffement de ma pensée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mort est une porte préparée par chacune de nos vies, inexorablement. Qui la craint le plus si ce n’est ceux qui sentent ne pas avoir eu le temps de se réaliser ? Ceux-la évidemment ressentiraient-ils plus le besoin de prolonger leur temps sur terre ? Ou peut-être sommes-nous déjà conditionnés depuis longtemps par la conscience de devoir mourir et regretterons-nous plus tard cette étape comme du cadeau le plus précieux que la vie nous offrait dans son accomplissement et sa raison ? Il y aurait déjà, dans cette prospection du futur, une nostalgie de la mort, des regrets à venir de quitter le concept d’œuvre, de chose conçue et achevée, qui se livre avec ou sans clé, tandis que s’ouvriraient aux éternels cyborgs que nous serions devenus, l’apaisement de l’infini et maints pouvoirs que nous attribuions tantôt aux dieux... &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ST7HiYIXALI/AAAAAAAABuI/fSGrg3dJcYg/s1600-h/tmi00640c.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 314px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ST7HiYIXALI/AAAAAAAABuI/fSGrg3dJcYg/s400/tmi00640c.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277875206731792562" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;Jeté dans l’équivoque de ces questions, je me souviens du legs des vieux mourants. Eux qui avaient décidé de se soumettre au soleil et à la lune. Eux qui se faisaient accompagnés par leurs enfants en haut des montagnes lorsqu’ils sentaient leur fin venir, ils allaient cueillir les derniers fruits, l’air, le vent, le feu et confiaient à leur descendance ce qu’il leur était le plus cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-4715922867488538057?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/4715922867488538057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/12/le-legs-des-vieux-mourants.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/4715922867488538057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/4715922867488538057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/12/le-legs-des-vieux-mourants.html' title='Le legs des vieux mourants.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ST7ETAJ0jbI/AAAAAAAABuA/dATclF5h2iA/s72-c/sergey-brin-larry-page-lego.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-7886621839998157517</id><published>2008-12-01T10:16:00.000-08:00</published><updated>2009-11-19T15:47:39.599-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique spontanée'/><title type='text'>Prison pour les enfants, une leçon d'incivilité.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a beaucoup de choses à dire d’une société qui décide d’élaborer un système pénal pour des êtres humains âgés de 12 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment commencer alors que je n’ai qu’une connaissance instinctive de la justice ou de l’histoire des mœurs ?… Voilà tant d’années que nos plus grands penseurs décrivent ce processus d’auto-censure, de castrations, de paranoïa sécuritaire dans lequel nous sommes aujourd’hui pleinement embarqués. La somme critique et analytique est considérable, chez Foucault, Debord, Chomsky pour ne citer que les plus influents.&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ST7LPmZNnOI/AAAAAAAABuY/L3TyUVspaHw/s1600-h/Foucault.1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 121px; height: 146px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ST7LPmZNnOI/AAAAAAAABuY/L3TyUVspaHw/s400/Foucault.1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277879282189573346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ST7LiySA32I/AAAAAAAABug/hxcfNdoTWZE/s1600-h/url.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 126px; height: 145px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ST7LiySA32I/AAAAAAAABug/hxcfNdoTWZE/s400/url.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277879611798118242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ST7IouzmCPI/AAAAAAAABuQ/jbNCKo_8o1k/s1600-h/chomsky3.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 109px; height: 141px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ST7IouzmCPI/AAAAAAAABuQ/jbNCKo_8o1k/s400/chomsky3.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277876415409555698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Penser qu’un enfant, puisqu’à 12 ans l’être biologique est un enfant (son expérience de la vie reste de douze années), doit être enfermé pour empêcher de nuire est non seulement une mesure irresponsable sur sa progéniture, mais surtout une menace sur son futur développement. Avoir peur de sa jeunesse, vouloir la dominer est déjà la preuve de l’échec de ses aînés. Il n’y a évidemment pas à discuter de la manière plus ou moins thérapeutique avec laquelle sera fait ce nouveau traitement, le but reste le même, déguisé sous de multiples décisions moralistes et nécessaires à notre bien-être : optimiser les moyens de contrôle exercés sur la population. Notre président actuel, un acteur tout aussi et différemment vulgaire que d’autres pantins européens à la solde de l’économie planétaire, pourrait être un agent de la CIA ou un socialiste convaincu de sa mission d’égalité des chances qu’il restera toujours coupable aux yeux de l’histoire et de son peuple d’accéder à un tel mépris, à une telle incompréhension envers ce qui caractérise la délinquance juvénile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQyASYZECI/AAAAAAAABsU/5HayP67ZA5o/s1600-h/CPS.HKW99.181007134132.photo00.photo.default-512x341.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274896044073226274" style="width: 400px; cursor: pointer; height: 266px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQyASYZECI/AAAAAAAABsU/5HayP67ZA5o/s400/CPS.HKW99.181007134132.photo00.photo.default-512x341.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je peux reprendre ce que je transmettais à mes élèves de lycée technique et ce que je retraduirai différemment aux enfants délinquants de foyers dont je veille les nuits. Le travail de la mémoire est un baume d’une grande douceur qui nous cache la cause de nos blessures les plus profondes. Il reste cependant de cette opération magique des récurrences les plus désastreuses au niveau social et affectif. On appelle cela des névroses, des obsessions, toutes majoritairement résultantes de traumatismes que nous avons eu à subir ou que nous avons fait subir. A ce niveau, nous sommes en total inégalité et tant que les hommes de pouvoir ne décideront pas d’un effort d’entraide et de partage des chances, la violence restera endémique. Il ne s'agit pas ici d'abonder aux thèses de la violence fondamentale de l'homme et sa nécessité de trouver un bouc émissaire pour protéger son désir d'équilibre social (immigrés clandestins, déficiants psychiatriques...) mais de pointer l'incompréhension des gens de pouvoir à l'égard de l'inégalité humaine. L'égalité est une fiction républicaine. Une valeur utopique qu'on a considéré comme quelque chose d'acquis alors qu'elle demandait tous les soins sociaux, toutes les bienveillances et toute la rigueur du politique. Que dit-on aux élèves de l'éducation nationale ?... qu'ils peuvent tous y arriver. Oui et heureusement. Qu'ils soient tous égaux est une fable odieuse, entretenue avec religiosité et bonne conscience. L'homme de pouvoir en fait sa couverture, dispersé par ses voyages, ses vacances et ses biens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dépister les signes avant coureur de violence chez l'enfant et vouloir déjà l'en prémunir est la suite méthodologique et terrorisante, la préparation d'une guerre indélébile envers la jeunesse, un infanticide de masse déguisé. Rien d'exagéré à mon propos lorsque, hors de tout contexte, on a la triste opportunité d'observer le processus de destruction humaine qu'entraîne l'enfermement chez ses deux protagonistes, la victime et son bourreau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sylvain Pack&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-7886621839998157517?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/7886621839998157517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/12/la-prison-pour-les-enfants-premire-leon.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/7886621839998157517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/7886621839998157517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/12/la-prison-pour-les-enfants-premire-leon.html' title='Prison pour les enfants, une leçon d&apos;incivilité.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/ST7LPmZNnOI/AAAAAAAABuY/L3TyUVspaHw/s72-c/Foucault.1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-8269422054118259757</id><published>2008-11-25T07:46:00.000-08:00</published><updated>2010-11-08T10:58:58.585-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Pour Giorgio Agamben, pour un monde plus ouvert.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vais essayer de vous partager certains outils de pensées qui m'ont été légué par une lecture dilettante et passionnée de l'oeuvre en cours de Giorgio Agamben. Il ne s'agira en rien de nouvelles idées mais plus d'appropriations et d'entendement personnel. Je tiens au fait de ne pas me référer directement au texte afin de vous suggérer l'impact et la force de ce travail de pensée. Ce n'est pas une contradiction. Vous verrez j'espère que la persistance de ma mémoire à l'égard de ces livres et sa façon d'en digérer les noeuds conceptuelles est plus une preuve de régénération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQs2pPwquI/AAAAAAAABrs/CUAu0fxiHpE/s1600-h/1203683240_0-1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274890380854209250" style="width: 267px; cursor: pointer; height: 400px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQs2pPwquI/AAAAAAAABrs/CUAu0fxiHpE/s400/1203683240_0-1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Très sensible à la manière dont Giorgio Agamben glane puis dissèque ces objets avant d'en actualiser le contenu à travers plusieurs époques, je vais laisser aller mon esprit à sa première pierre agambienne. Néoténique, rose, bleu parfois presque transparent, je suis cet être humain, non-fini. Non-fini parce qu'humain. A la différence de l'animal ou du végétal qui, eux, sont parfaitement adaptés à leur environnement. Jakob von Uexküll, Martin Heidegger, Gilles Deleuze, Georges Bataille participent chacun, avec leur connaissance propre*, à réouvrir, à la compréhension de nos contemporains, ce rapport à l'animalité et donc à ce qui fait notre humanité. Pas notre humanisme, expérience intéressante et discutable, pas l'histoire de notre humanité, pas son futur mais son rapport à ce qui fait de nous des humains. Par une comparaison toute scientifique, nous observons que notre corps révèle des symptômes d'un être inaccompli à plus d'un titre. Sa biologie fraîche et glabre évoque à Giorgio Agamben une sorte de lézard, à qui il manque quelques évènements pour devenir une salamandre épanouie dans son milieu. Un animal qui saurait ce qu'il a à faire, qui vivrait, comme Georges Bataille semblait y rêver, "notre" paradis perdu ou peut-être ce à quoi nous tendons, de tout coeur...&lt;br /&gt;Notre réflexion est la victime de cette différence. Notre intelligence, la conséquence de cette frustration, de ce retard. Ma pensée est foetale, mon corps le prouve. Je suis l'enfant humain qui se voit et se réfléchit. L'épanouissement de mon humanité est contenu dans l'éternité de mon enfance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQsnUcQfHI/AAAAAAAABrk/JC7oncpgAyc/s1600-h/250px-10-1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274890117571443826" style="width: 333px; cursor: pointer; height: 248px;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQsnUcQfHI/AAAAAAAABrk/JC7oncpgAyc/s400/250px-10-1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Créatures de mondes fantastiques, d'enfers mythologiques, soient-elles nymphes ou harpies, vous n'êtes qu'images ! Vous êtes cela encore aujourd'hui, encore et plus que jamais autour de nous, multipliées, excessivement animées. On vous racontait autrefois là où l'on se méfiait de la nuit autant que des contre-jours. L'histoire du mot Image semble même provenir de vous-même, Créatures. Ainsi, anciens émissaires et malignes marionnettes sans âme, sensuelles et débauchées, heureusement, vous nous avez toujours trompé. Vous nous avez détourné des dieux pour ne pas en être égaré, vous nous détournez toujours d'un autre réel... Orphée avait pour interdiction de se retourner lorsqu'il ramenait Eurydice hors des Enfers mais il l'a fait. Il semblerait que sa vie entière en ait été totalement bouleversée: son entendement, sa joie, sa sexualité... Giorgio Agamben m'invite là à une interprétation plus personnelle de ce passage d'Orphée. Les dieux ne le mettaient-ils pas finalement en garde contre la vérité ? Peut-être qu'il ne s'agissait pas tant de se retourner sur Eurydice qui était interdit. La version de Jean Cocteau abondait aussi mais pour d'autres raisons sur le caractère polymorphique d'Eurydice. N'y aurait-il pas plutôt dans la menace des Dieux l'interdiction formelle de les regarder, eux-même, à visage découvert ? Aussi les créatures ne sont-elles pas que de vulgaires distractions mais des intelligences plates qui maintiennent la vue de l'homme trouble, qu'il n'ait à déchirer le voile des illusions et à se retrouver aveuglé par la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les animaux voient les images. Les hommes voient leurs apparences. Les apparences se modifient en fonction de l'angle ou de l'ordre dans lequel  elles entrent dans l'être. Elles définissent sa mémoire et le conditionnent de ses sentiments avec son souffle. L'amour même, revisité et remis au goût du jour par les troubadours, serait un ordonnancement de ces apparences, une sombre tactique, un dérivé d'une leçon bien plus narcissique concernant la recherche de sa propre possibilité d'être. D'être mis en face de ses souvenirs. Je sens bien que je créé ici des ellipses radicales mais il s'agit de ce à quoi me servent les instruments de la philosophie : d'une efficacité, de sa mise en pratique, de son intégration personnelle. Martin Heidegger s'entretient de nombreuses fois avec Hannah Arendt dans leur correspondance à ce sujet, de manière plus tendre et décalée. Il s'agit semble-t-il d'une sorte d'espoir consistant à une toute autre expression de l'existentialisme, celui de hisser comme la plus grande preuve d'amour le laisser- être. Le laisser-être, peut-être déjà "l'à-côté".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SS02o5A53qI/AAAAAAAABrE/Gz_SXZkzOt4/s1600-h/arendt-heidegger.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272930814847999650" style="width: 329px; cursor: pointer; height: 216px;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SS02o5A53qI/AAAAAAAABrE/Gz_SXZkzOt4/s400/arendt-heidegger.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SS03DsOsQ0I/AAAAAAAABrU/u-O_YaP7NPg/s1600-h/walter-benjamin.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272931275272635202" style="width: 204px; cursor: pointer; height: 163px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SS03DsOsQ0I/AAAAAAAABrU/u-O_YaP7NPg/s400/walter-benjamin.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SS022KsSXBI/AAAAAAAABrM/ncvBRLyLx5M/s1600-h/kafka.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272931042931661842" style="width: 113px; cursor: pointer; height: 161px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SS022KsSXBI/AAAAAAAABrM/ncvBRLyLx5M/s400/kafka.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Hannah Arendt a écrit un commentaire sur la remarquable qualité de Walter Benjamin à user de la philosophie, de l'histoire ou de la littérature comme d'une matière poétique. A cela elle ajoutait son invention et sa spécialité consistant à faire glisser les textes les uns vers les autres aux endroits les plus appropriés, de les reprendre ou de les poursuivre avec la plus grande courtoisie. Giorgio Agamben est un des héritiers les plus distingués de cette méthode et de la croissante complexité sémantique qu'elle implique. Ainsi il reprend dans sa théorie de la singularité quelconque un moment de constante curiosité qu'aura Walter Benjamin à l'égard de la pensée chassidim et la relecture qu'en aurait eu Franz Kafka. Ici Walter Benjamin regarde curieusement donc la place du paradis religieux et celui aujourd'hui qu'on pourrait croire évidemment perdu ou le plus souvent inexistant. Là, ni l'un, ni l'autre, le paradis serait à peu près pareil qu'ici et maintenant. Il serait aussi juste à côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, semble-t-il, je fais de cette pensée plurisémique une lecture personnelle, en travers, analyse oblique de l'image et de son utilisation par les hommes. De la nécessité de l'art d'interroger ses différentes étapes et du pouvoir qu'elle a exercé et qu'elle exerce plus que jamais sur notre inconscient collectif. Enfin de trouver des solutions ou de proposer au plus vite des activations d'épanouissement profanateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*la biologie, la philosophie, la littérature, l'art&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sylvain Pack&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-8269422054118259757?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/8269422054118259757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/pour-giorgio-agamben-lecteur-et.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8269422054118259757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/8269422054118259757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/pour-giorgio-agamben-lecteur-et.html' title='Pour Giorgio Agamben, pour un monde plus ouvert.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQs2pPwquI/AAAAAAAABrs/CUAu0fxiHpE/s72-c/1203683240_0-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-104494730751817784</id><published>2008-11-22T11:45:00.000-08:00</published><updated>2010-05-26T04:18:03.905-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Contre Romeo Castellucci, naufrageur d'images.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQujt9i92I/AAAAAAAABr8/illVy6Quw9s/s1600-h/image_img_Romeo_hauteur.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274892254725732194" style="width: 267px; cursor: pointer; height: 400px;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQujt9i92I/AAAAAAAABr8/illVy6Quw9s/s400/image_img_Romeo_hauteur.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a autour du travail de ce metteur en scène et ancien plasticien, un consensus mondain consistant à accepter d'emblée l'infondé du message produit ou l'absence même de pensée personnelle par le seul fait de sa maîtrise scénique, fait discutable en de nombreux spectacles proposés. Il n'y a par contre aucunement à douter de l'efficacité de son équipe de communication et de ses alliés à de hauts postes culturels. Les images des spectacles peuvent effectivement susciter l'appétit des voyeurs contemporains que nous sommes devenus. Un bébé abandonné, sanglotant sur le sol froid d'une grande architecture mussolinienne. Un obèse grimé, des femmes anorexiques hurlantes, un homme ensanglanté soutenu par la police... quelques clichés très léchés par la lumière et le vide environnant, révélateurs bien propres d'une époque en détresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait commencer ici à reprocher à Castellucci son esthétisation de la douleur mais il s'agit franchement et ce, depuis les premières crucifixions, d'une vieille guerre inutile, des piétas italiennes jusqu'aux affamés de Sebastiao Salgado. Chaque artiste est en droit de dessiner sa stylistique, jusqu'à outrance, jusqu'au rococco ou au trash, s'il parvient à se laisser conduire jusqu'à ses penchants les plus intimes. Et c'est là que je commence à douter du travail expérimental de Romeo Castellucci, d'autant plus que les résultats scéniques semblent s'apparenter à de nombreuses images vues ailleurs mais, souvent, si appauvries par leur spectacularité, qu'elles me renvoient immédiatement au contexte de leur pillage. Plus triste encore quand j'apprends que l'escaladeur, Antoine Le Menestrel, grimpant le palais des papes à main nu et promettant ainsi dès le début de l'Inferno présenté au festival d'Avignon 2008, une performance simple et unique (qui se serait passé aisément de tout le reste du spectacle), est un artiste lui-même qui escalade des monuments. Son action utilisé ici, comme la plupart des scènettes qui vont se suivre, souffrent ainsi de rapprochements douteux. Les chiens agressifs // Oleg Kulik, artiste phare entièrement engagé dans son rapport à l'animalité et dont les oeuvres viennent d'être censurées à la Fiac de Paris 2008. L'utilisation si pathétique d'un morceau d'Arvo Pärt déjà, maintes fois, acheté par le cinéma et la télévision. La consternante appropriation des accidents d'Andy Warhol. Le rite sacral et ridicule des morts tombant en croix... bref une panoplie bêtifiante d'un enfer mou et coloré, réitéré par des clins d'oeil référentiels sans recul et peut-être pire encore, sans aucune autorisation ou citation.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S_0C3BYR_CI/AAAAAAAACPg/YRr-4qqirGM/s1600/3.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 393px; height: 268px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/S_0C3BYR_CI/AAAAAAAACPg/YRr-4qqirGM/s400/3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5475535866238729250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQuOCJa1WI/AAAAAAAABr0/Ojh5QdJZqJ0/s1600-h/32965.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274891882187117922" style="width: 394px; cursor: pointer; height: 257px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQuOCJa1WI/AAAAAAAABr0/Ojh5QdJZqJ0/s400/32965.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;A ce stade, c'est évident, Romeo Castellucci est un naufrageur d'artistes vivants et morts. Il n'y a qu'à lire ses plaquettes pour réaliser à quel point l'artiste se noie de références écrites qui n'ont aucun lien avec la matière de ce qu'il propose. Je n 'ai pas connu de spectacle plus brillant et plus artificiel, sans aucun fond si ce n'est celui du seul vouloir nous en mettre plein la vue. Ce spectacle aurait terrorisé Guy Debord. Y aurait-il vu l'accomplissement et le règne du divertissement culturel... et aurait-il pu même être rassuré par l'accueil insensible d'un public de 2000 personnes ? Les journalistes eux ne se sont pas dégonflés. Entièrement complices des programmateurs, ils se sont rués pour crier au génie en s'appuyant sur le mensonge éhonté d'un enthousiasme unanime des spectateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà donc Romeo Castellucci hissé au sommet de la modernité et de la provocation, comme son ami Jan Fabre il y a deux ans et qui le lui a bien rendu, avec une constellation de clichés religieux et moralistes. Voilà donc venu ce temps d'idolâtres obscurantistes pris pour des iconoclastes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-104494730751817784?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/104494730751817784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/contre-romo-castelluci-tombeau-ouvert.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/104494730751817784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/104494730751817784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/contre-romo-castelluci-tombeau-ouvert.html' title='Contre Romeo Castellucci, naufrageur d&apos;images.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQujt9i92I/AAAAAAAABr8/illVy6Quw9s/s72-c/image_img_Romeo_hauteur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-2786158849642709041</id><published>2008-11-21T10:50:00.000-08:00</published><updated>2010-11-27T13:16:34.719-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique spontanée'/><title type='text'>A l'attention de Benoît Hamon.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si, comme il le manifeste, Benoît Hamon souhaite incarner une nouvelle force d'opposition à la droite française, il va lui falloir sûrement plus de pouvoir et d'assurance que d'intelligence compassionnelle ou d'idéologies tolérantes, bonnes intentions propre à l'image socialiste. Benoît Hamon n'aurait cependant aucune raison de ranger sa bonté au placard. Tout au contraire, la seule possibilité qu'il a de faire entendre l'injustice sociale et la détérioration culturelle de son pays serait celle de monter son discours à un niveau plus élevé que celui auquel les médias politiques nous ont habitué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQvZqufk0I/AAAAAAAABsE/Ky7sKKJoA_Y/s1600-h/article_CPS.HVB32.261207142834.photo00.photo.default-512x341.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274893181570224962" style="width: 328px; cursor: pointer; height: 218px;" alt="benoit hamon" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQvZqufk0I/AAAAAAAABsE/Ky7sKKJoA_Y/s400/article_CPS.HVB32.261207142834.photo00.photo.default-512x341.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Evidemment à notre époque de corruption visuel, il est utile pour tout intéressé à la parole politique d'avoir une certaine connaissance de l'image que l'on donne. Toutefois la pire des solutions qui serait de se fabriquer une image en fonction d'un audimat ou du seul désir de plaire ne peut mener à court terme qu'à une certaine schyzophrénie et à une destruction très certaine des relations qui nous sont chères. En outre il est préférable de cerner les enjeux de son image par les voix plus sereines que nous offrent les sciences humaines depuis moins d'un siècle, telle la sociologie, la linguistique, l'ethnologie ou plus particulièrement la psychologie. Suis-je ici entrain de me demander si Benoît Hamon ne gagnerait pas à plus étudier et à entamer une analyse ?... Non, ce serait exagérer et préjuger de sa personne, et de son parcours qui m'est inconnu. Il y a cependant, dans cette pique, plus l'envie de croire en une lutte, déjà bien mise à mal non seulement par la disparition d'une gauche d'opinions mais aussi par la naïveté affichée d'une personne qui désire représenter une relève contestataire, en citant son âge par exemple. Pourquoi j'écris alors à son propos et ne m'intéresserai-je pas plutôt à Olivier Besancenot ? ...&lt;br /&gt;Dans une perspective stagnante et morne de notre paysage politique français, il y a de forts doutes quant à la réussite électorale du jeune anti-capitaliste à moins qu'il ne fédère suffisamment de colère pour renverser le régime républicain actuel. Je continue alors sur la piste tranquille de la démocratie, fidèle à ses systèmes de bascule et j'invite utopiquement notre jeune Benoît Hamon à plonger plus solidement ses racines dans les connaissances contemporaines qui s'avèrent d'excellents outils d'émancipation intellectuelle, de communication aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQwGtG_uuI/AAAAAAAABsM/oM_-AiLEycc/s1600-h/barack+obama+foule+portland+ap.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274893955303979746" style="width: 400px; cursor: pointer; height: 284px;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQwGtG_uuI/AAAAAAAABsM/oM_-AiLEycc/s400/barack+obama+foule+portland+ap.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Enfin ce n'est pas parce qu'on abêtit le peuple que le peuple est bête. Nous saurons reconnaître quelqu'un qui pense droit et qui n'use pas de démagogie langagière à l'endroit de ses convictions. Les américains ne s'y sont pas trompés. L'engouement à l'égard de Barack Obama n'est pas l'unique résultat d'une campagne publicitaire. La charge émotive et humaniste de son discours semble plutôt porté par un homme qui s'instruit et s'entoure de personnes de conscience, ce qui fait de lui aujourd'hui, ce dont rêvait notre siècle des lumières, un jeune despote éclairé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-2786158849642709041?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/2786158849642709041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/lintention-de-benot-hamon.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/2786158849642709041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/2786158849642709041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/lintention-de-benot-hamon.html' title='A l&apos;attention de Benoît Hamon.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQvZqufk0I/AAAAAAAABsE/Ky7sKKJoA_Y/s72-c/article_CPS.HVB32.261207142834.photo00.photo.default-512x341.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-1091749929615620147</id><published>2008-11-20T07:51:00.001-08:00</published><updated>2010-01-31T05:19:25.060-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Pour en finir avec le jugement de dieu.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 0);font-size:130%;" &gt;2 lectures&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Novembre 1947, Antonin Artaud en finit avec le jugement de Dieu dans une radiodiffusion qui sera aussitôt interdite d'antenne. C'est aujourd'hui un document sonore irradiant toutes les oreilles qui s'en sont approchées. Influençant ce qui s'appellera la poésie sonore, la beat génération, la performance, le théâtre contemporain en général, son oeuvre se trouve ici incarnée dans une heure et demi de vision extra-lucide qu'il est encore difficile de s'approprier. Je la réécoute souvent. Il m'est arrivé à l'occasion d'en rire, et d'en pleurer, peut-être aux mêmes endroits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SSg1lLlWMFI/AAAAAAAABqM/3VzFoL_Ang0/s1600-h/ARTAUD.Pastier_web-b66c1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5271522276718030930" style="width: 380px; cursor: pointer; height: 254px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SSg1lLlWMFI/AAAAAAAABqM/3VzFoL_Ang0/s400/ARTAUD.Pastier_web-b66c1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'essaie de vous dire ce que je comprends. Pour cela, j'écoute l'être cocasse, plein de douleurs conquises, qui hisse la voix hors du masque et projette la parole dans un espace intemporel. Ce que j'entends, surtout vers la fin, c'est que l'esprit vital, l'énergie immanente à la nature était considérée, sans préjugé aucun, par les Taharumaras comme ce qui est Dieu. C'est à dire que la force reproductrice de l'être était Dieu lui-même.&lt;br /&gt;Mais depuis que les civilisations modernes ont envahi la planète, cette notion divine a reçu le choc physique le plus radical qui soit. Partant du fait divers fort probable de manipulations génétiques réalisées aux Etats-Unis, dans le but d'accroître l'armée américaine et d'employer toujours plus de soldats, Antonin Artaud constate l'intervention humaine à l'endroit de sa reproduction. Sa possibilité de corrompre ce qui lui était supérieur. L'homme se penche sur son anatomie, compile les chromosomes, sélectionne les spermatozoïdes, choisit les ovules et opère à vue de nez Dieu, devenu ce microbe. Je ne peux cependant vous certifier mon interprétation, je me souviens un jour avoir mieux compris. Antonin Artaud poursuit avec une théorie déjà existante, que l'on retrouve au hasard de nombreuses sectes, inspirées pour certaines directement d'un christianisme primitif.&lt;br /&gt;La nécessité ou la probabilité de l'émasculation future du mâle humain.&lt;br /&gt;Il y a quelque chose entre les jambes de l'homme qui le démange, qui lui enlève la possibilité d'être lui-même. Il y a aussi d'autres organes, tel que l'estomac, l'un de ceux qui, chez Antonin Artaud, a connu le plus d'ascèse et de manquement. La faim et l'instinct de reproduction enlève de l'homme à l'homme. L'homme obéit à Dieu et devine de temps à autre qu'il pourrait y échapper. Certaines interprétations mystiques annonceraient le christ, celui qui est décrit dans les évangiles synoptiques, comme le prophète de la cessation de la reproduction humaine. L'épanouissement de l'espèce humaine dans sa propre fin et son retour au paradis perdu. Toutes les femmes et tous les hommes arriveraient à la radicalité philosophique du suicide collectif. Sans pour autant programmer leur mort, ils décideraient tous d'un commun sentiment qu'il n'y a plus lieu de continuer cette espèce et qu'elle peut sagement, comme des milliards de socrates, se dire adieu.&lt;br /&gt;On trouve aujourd'hui des réalités parallèles tel que l'accroissement de la stérilité masculine  la chute de production spermique et d'autres annonces eugéniques qui semblent concorder aux pressentiments d'Antonin Artaud. La cryonie, la thanatopraxie sont autant de rêves d'immortalité portés au regard du grand public... L'option neurologique, la préservation du cerveau dans l'attente d'une résurrection future, jouirait-elle de la colère ou de la pitié de notre disparu et "jamais oublié"?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu se voit lui-même. Immanent. Inconnu. Il a aussi été créé par l'homme, à son image. Dieu anthropomorphe qui génère une éternelle colère, qui le punit ou le comble. Dieu mort, à l'image de l'homme encore, décédé. Transcendance passée. Légende désuète. Consolation des miséreux. Guerre des dieux, guerre des hommes. Dieu d'amour, brasier de corps, pullulence d'esprits. Dieu alter, hors de l'égo, dieu double, âme des forêts. Dieux païens, dieux des sables. Dieu femme. Dieu panique, dieu diable. Je me souviens que je le remerciais. J'avais décidé de ne garder que ça. J'avais honte de lui demander des choses et j'avais l'impression qu'il me les accordait. Je m'adressais à lui sous formes d'offrandes et de pensées. Il me reste ce souvenir et de l'autre côté Artaud le Mômô, supplicié par sa lutte organique, Arthur Rimbaud titubant dans le désert de Djibouti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SShUjwjPUkI/AAAAAAAABqU/8eJJc2KmlgI/s1600-h/260px-Rimbaud_in_Harar.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5271556337142026818" style="width: 340px; cursor: pointer; height: 474px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SShUjwjPUkI/AAAAAAAABqU/8eJJc2KmlgI/s400/260px-Rimbaud_in_Harar.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;************************&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 0);"&gt;Antonin Artaud prend au piège le dieu des tyrans.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 51, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Antonin Artaud a lu Arthur Rimbaud, et a su craindre comme lui "les blafards dimanches de décembre, où, pommadé, sur un guéridon d'acajou, il lisait une Bible à la tranche vert-chou". Dedans, comme lui, outre le formidable réceptacle d'histoires équivoques, il a bien dû se demander ce que cacher le plus naïf des contes cosmogoniques que sont Adam et Eve. Alors au lieu de nous en parler directement, de nous rabâcher une einième glose, il a préfèré s'en dégager, sans même lui porter un regard, un commentaire... Preuve sans doute qu'il en connaissait parfaitement les fondements kabbalistiques et les détournements religieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette attaque, cette "dénonciation", il évite les maladresses de Freud ou de Nietzsche qui sont, avant lui, les plus armés en la matière et les plus grands terroristes du système chrétien. Là où Nietzsche et Freud regardent froidement leurs adversaires dans les yeux, en démontant laborieusement ou furieusement les fondamentaux (Freud allant jusqu'à se mesurer en tête à tête avec le Moïse de Michel Ange, trouvant sans doute en lui un alter-ego), Antonin Artaud va droit devant et espère avec nous: il mange "le peyolt à même le sol" dans la terre des Taharumaras, il soigne ses nerfs, son coeur* de prophète athée,  de chrétien syphilitique et se jette hors de la géhenne.&lt;br /&gt;Ni Eve, ni Lilith, ni Anaïs, ni même Morgane à condamner. Aucune femme, aucun homme n'a pêché. Notre corps, notre esprit se fragmente, se partage et se reproduit. Oui un corps sans organe peut être établi mais à la condition que plus aucune Eve, aucun Adam nous soit encore raconté. Oui, car par qui était-ce vraiment utilisé ? Qui est vraiment corrompu, l'homme dans sa propre énergie vitale et sexuelle ou l'homme qui convoite celle d'autrui ? A qui vraiment a profité ce conte du péché originel ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en fallait des penseurs nocifs pour préméditer et organiser le contrôle de l'espèce humaine sous sa forme première, énergétique et sexuelle. Car il suffisait alors d'un peu d'études chez nos pairs indiens et de beaucoup d'ambition pour comprendre que brider l'orgone des humains, à savoir mettre le poids de la faute sur l'épanouissement sexuel et particulièrement sur l'orgasme, c'était organiser le monde par classe : sélectionner par le mariage, privilégier les jouisseurs, bannir les anormaux, faire peur, traumatiser l'enfance et maintenir la pauvreté du peuple. Voilà certainement un programme tout à fait réfléchi et pensé par des êtres subtils et cultivés. Si vous doutez de ce raisonnement, je vous suggère de développer en chapitre personnel chacune des propositions de ce programme au regard de la manipulation sexuelle et vous verrez que nous nous retrouverons pas à pas sur le même plaidoyer qu'Antonin Artaud, traquant les influences néfastes à l'union du corps et de l'esprit, oeuvrant à l'ivresse, à la métamorphose et à la justice de l'espèce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le peyolt est avérée une des médecines sacrées amérindiennes les plus puissantes, notamment pour les problèmes cardiaques et les douleurs articulaires...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-1091749929615620147?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/1091749929615620147/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/pour-en-finir-avec-le-jugement-de-dieu.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/1091749929615620147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/1091749929615620147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/pour-en-finir-avec-le-jugement-de-dieu.html' title='Pour en finir avec le jugement de dieu.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SSg1lLlWMFI/AAAAAAAABqM/3VzFoL_Ang0/s72-c/ARTAUD.Pastier_web-b66c1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-4874873095150443883</id><published>2008-11-19T15:09:00.000-08:00</published><updated>2010-11-27T13:27:43.990-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires de l&apos;art'/><title type='text'>histoires de l'art / La représentation.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On entend encore couramment qualifier la maestria d'un peintre à sa capacité à égaler le regard, à reproduire sa vision. Toutefois on sait dorénavant et ce, depuis Vasari que « la peinture est une fenêtre sur le monde », c'est à dire un cadre ordonnancé par le nombre d'or, et donc que cette reproduction du réel est un éternel "non-finito", délimité par quatre angles. Si le magicien qu 'est l'artisan fresquiste à l'ère romane ou l'artiste ingénieur de la Renaissance s'essayait souvent à sortir de ce cadre métaphorique par de grandioses représentations cosmo-religieuses, il se pensait aussi l'humble copiste d'un univers orchestré par des forces incontrôlables et supérieures à son défi démiurgique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pouvoir de ces images opéré sur les masses était grand et les autorités politiques en savaient quelque chose puisque la plupart de ces oeuvres se trouvent encore et principalement dans des lieux de culte, des palais royaux puis un peu plus tard dans des maisons d'état. Finalement le public avait l'accès rare à ces visions globalisantes, devenant parfois l'occasion de pèlerinages ou de cultes populaires thaumaturgiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qui est ce public qui croit voir des revenants et des sorts invoqués derrière des agencements de couleur ou même des larmes de sang s'écoulant de sculpture ?&lt;br /&gt;Est ce celui qui réclame l'art que lui cachent les seigneurs dans leur château et qu'il occulte en sublimant les effets de ce mépris ?&lt;br /&gt;Ou se pourrait être déjà ce public créateur qui reçoit, écoute et dépasse l'oeuvre en la faisant sienne ?&lt;br /&gt;Les deux propositions sont envisageables. Il est probable que la deuxième ait fort à faire avec l'indépendance future de la pratique picturale car si l'histoire de la peinture va peu à peu engendrer de sublimes solitaires, on y verra aussi de plus en plus de sujets "vulgaires".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Caravage produit soudainement et d'une façon fulgurante une révolution conceptuelle peu après l'organisation quasiment patriarcale de la figuration en Italie. Homme à la biographie obscure et violente, il se détache autant de l'empreinte renaissante de la peinture que de la représentation cosmogonique de ses contemporains. De par la taille de ses productions et de leur mise en scène, il va considérablement participer à rendre à ceux peut-être qui le méritent le plus, comme ses jeunes amants, le résultat de ces longs moments d'observation et de transformation de la matière. L'aspect fragmenté de son oeuvre en appelle à plus d'intimité, comme à des réminiscences, à des instants de nostalgie pure. Un jeune homme sur un fond beige non déterminé, la chemise ouverte, la tête en avant, les lèvres molles, saisi sans doute dans un instant de désir retenu, offre, et dans son regard lascif et dans la gerbe qu'il porte, les fruits amères d un amour fugace, déjà atteints par les empreintes malades de leur finitude, branches brisées, feuilles brunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVksatIkasI/AAAAAAAABx0/7yXbdwrb-oo/s1600-h/Caravage.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 385px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVksatIkasI/AAAAAAAABx0/7yXbdwrb-oo/s400/Caravage.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285304474999745218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Jeune homme portant une corbeille de fruits, 1593&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'oeuvre du Caravage est alors vite achetée et protégée par les puissances économiques de l'époque comme la famille Borghese mais son réel impact se répercute d'abord chez ses fidèles successeurs appelés simplement Caravagistes puis aussi et surtout chez les défenseurs d'un authentique témoignage du vivant. Il y a dans ce fameux choix du clair-obscur comme un rapt, une appropriation d'un temps sec, déjà photographique car il devient spectaculaire en focalisant l'attention sur une action, un détail crû, les pieds verdâtres de la vierge au tombeau, une misère subtile, la main de la diseuse de bonne aventure qui vole une bague à son client. Cet intérêt prononcé pour l'être spécial, pour la chose commune dévoilée, va créer de la modernité dans l'histoire de l'image occidentale, va par exemple permettre à Rembrandt de se retrouver si souvent devant un miroir et de se représenter avec un regard défiant sa propre objectivité et soumettant la nôtre à plus d'acuité, de critique, peut-être même de méfiance.&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVkr0yVvpAI/AAAAAAAABxs/cvnVc3D4J7I/s1600-h/0154-0028_self-portrait.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 334px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVkr0yVvpAI/AAAAAAAABxs/cvnVc3D4J7I/s400/0154-0028_self-portrait.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285303823562155010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Autoportrait, 1628&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Poursuivons donc en explorant les possibles de cette infra-histoire par l'intrusion récente de l'image photographique qui sera elle-même bien vite suivi par sa corollaire en mouvement, la pellicule. Comment donc les artistes peintres assignés à un rôle visionnaire ou journalistique, arpentant les chemins d un réalisme engagé comme Gustave Courbet et poursuivant un témoignage hypothétiquement universel de l'oeil, ont-ils pu se sentir exclu de cette mission et quelle conséquence radicale a eu ce procédé technique sur leur manière de produire des images ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;texte en cours&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-4874873095150443883?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/4874873095150443883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/histoires-de-lart-reprsentation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/4874873095150443883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/4874873095150443883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/histoires-de-lart-reprsentation.html' title='histoires de l&apos;art / La représentation.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVksatIkasI/AAAAAAAABx0/7yXbdwrb-oo/s72-c/Caravage.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-9036350199192856499</id><published>2008-11-19T14:53:00.000-08:00</published><updated>2010-11-13T13:37:10.975-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires de l&apos;art'/><title type='text'>histoires de l'art / La conception.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment en vient-on à produire une pensée artistique ? Reproduire soit... nous l avons déjà abordé et, semble-t-il les récentes découvertes de la psychanalyse sont plus précises sur ce sujet : copier la nature parentale, animale puis peut-être et certainement peu à peu réfléchir, réfléchir l acte premier de créer, faire une histoire à partir de l art : une histoire de l art, déterminer et définir le mot d art. Etrange prétention de l homme que cette science. Science obscure, difficilement cernable, qui connaît des règles et s enorgueillie souvent à les détourner. L art de faire quelque chose, une chose, au début... finalement créer. Créer avec la glaise : être artisan, potier, sculpteur enfin, « faire avec » presque rien parfois.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Le jeu créé. L enfant plus que tous créée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réfléchis maintenant à cette enfance. Quels ont été mes premiers actes créateurs, du moins ceux dont je me souvienne et qui ont donc sans doute encore un impact sur mon activité actuelle ? Dessous la maison de village dans laquelle je vivais, il y avait une écurie abandonnée, reconvertie en cave. Dedans de nombreux fûts de vin, démantelés mais surtout des tas de robinets en bois, de toutes tailles. Je m en servais alors pour des missions précises, pour des guerres personnelles. Ce furent des armes, mes fétiches contre l autorité. Nous fîmes aussi avec ma petite soeur nos premières soupes d herbe et de terre pour notre invité, un lapin qui finit en civet dans l assiette des voisins. Puis j eus enfin la prétention, je me rappelle de ce désir conceptualisé en projet grandiose, de me construire une armurerie chevaleresque dans laquelle, à loisir, je pourrais choisir le glaive qui me permettrait de régler mes désaccords, avec mon frère peut-être, surtout avec ma professeur de maternelle, qui prenait un malin plaisir à humilier certains de mes camarades, les isolant sur des serpillières lorsqu ils avaient uriné dans leur propre vêtement.&lt;br /&gt;Inspiré par un « son et lumière » auquel mes parents nous avaient amené (reconstitution historique spectaculaire faisant appel aux habitants du village) je crus bon de concevoir la première pièce de cette collection : une épée en bois. Devant le feu de cheminée, je me mets au travail, certain d entreprendre une mission toute aussi importante que les chantiers de la maison auxquelles mon père oeuvrait. Je lui demande des outils, lui parle peut-être un peu de mes projets, étaient-ils question déjà d un cheval de Troie, d un bélier pour charger contre l oppression ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre la manifestation sexuelle, déjà quelque peu empruntée d un goût pour la mystique puisque je crois me souvenir avoir écrit au feutre sur la barre de protection un certain « Inri », je peux alors me demander maintenant, un peu mieux en quoi ces actes re-créatifs ont-ils à voir avec l art et pourquoi revêtent-ils si souvent un caractère formel lié à l agressivité ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Images : Filiou, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mc Carthy, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Brancusi &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVkqoPoc2MI/AAAAAAAABxc/9fe50-1O3QM/s1600-h/filliou.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 254px; height: 390px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVkqoPoc2MI/AAAAAAAABxc/9fe50-1O3QM/s400/filliou.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285302508575316162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVkqTWB6Z5I/AAAAAAAABxU/RH3jYeGdRFA/s1600-h/pirateparty419_0.gif"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 273px; height: 385px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVkqTWB6Z5I/AAAAAAAABxU/RH3jYeGdRFA/s400/pirateparty419_0.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285302149515470738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SSSbr5NMCZI/AAAAAAAABpc/jIiLrn2e4RU/s1600-h/Brancusi.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270508642323138962" style="width: 251px; cursor: pointer; height: 395px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SSSbr5NMCZI/AAAAAAAABpc/jIiLrn2e4RU/s400/Brancusi.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;texte en cours&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-9036350199192856499?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/9036350199192856499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/histoires-de-lart-conception.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/9036350199192856499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/9036350199192856499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/histoires-de-lart-conception.html' title='histoires de l&apos;art / La conception.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVkqoPoc2MI/AAAAAAAABxc/9fe50-1O3QM/s72-c/filliou.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-985479465482525853</id><published>2008-11-19T14:43:00.000-08:00</published><updated>2010-11-13T13:37:59.894-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires de l&apos;art'/><title type='text'>histoires de l'art / La mobilité.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La mobilité n est à priori pas le meilleur mot qui convient à l Oeuvre. L Oeuvre résulte plus souvent et surtout dans ses premières apparitions artefactuelles d une fixation plus que d un mouvement. Si elle naît d un mouvement, d un geste hasardeux, d une invocation ou d une reproduction, elle tend toujours et finalement vers la chose morte, se veut-elle éternelle, elle ne fait que défier un futur incertain pour nous autres, enfants du siècle des lumières, fils de Descartes, armés de doute et de raison. Peu importe finalement l avis de l auteur sur son Oeuvre, elle saura toujours révéler son intérêt à des périodes réceptives à son aura. Donc si l Oeuvre d ambition artistique, au sens moderne du terme (support autonome de pensée et défi critique) n était pas faite pour une mobilité dans l espace, elle pouvait cependant l être dans le temps. Les sculptures funéraires révèlent en ce sens d un caractère mobile. Tant la petite pirogue égyptienne que le cercueil-navire indien fait l objet d une attention artisanale précise et ce pour que le mort puisse traverser les eaux de sa mémoire et rejoindre ses ancêtres en toute quiétude. Mais le voyage est obscur, finalement intemporel, « inspatial ». Son bâteau peut être un vaisseau comme celui du grand seigneur et mathématicien Pacal, sculpté en bas relief, aux manettes de sa cité pyramidale ; il pourrait être tout autre car il convient d abord que le réceptacle funéraire soit un véhicule et que sa position affleure un lieu de culte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQ48G83vcI/AAAAAAAABtY/4pTRVAV_Ey0/s1600-h/Pacal-Votans-Tomb-Lid-big.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 265px; height: 422px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQ48G83vcI/AAAAAAAABtY/4pTRVAV_Ey0/s400/Pacal-Votans-Tomb-Lid-big.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274903668866923970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Selon les observations de Mircéa Eliade, le temple est conçu comme une porte d entrée cosmique, il est d autant plus important alors que les ornementations ou la fabrication de ces objets et propulseurs contiennent des clés, des formules et revêtent un caractère codé, jouant un rôle d avant-garde contre les ennemis de la libération du défunt : mauvaises pensées, péchés, erreurs génétiques, chaînes d A.D.N atrophiées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette investigation très sommaire dans l art funéraire faiblit semble-t-il à la lecture du Bardo-Thödol, le livre des morts tibétains. Même si il évoque poétiquement et concrètement le voyage du mort jusqu à sa libération à travers des étapes colorées, il n est nullement précisé que l intervention humaine d accompagnement auprès du défunt ait recours à une pratique "artificielle" (qui userait d un artifice). La participation à caractère artistique serait ici plutôt d ordre sonore et sensoriel car la fonction de l accompagnateur, qui doit déjà avoir un niveau spirituel élevé par sa pratique méditative, guide par une transmission orale et télépathique les pas du défunt vers sa destination ouverte et espérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le culte mortuaire qui fait suite à ce long cheminement et qui consiste à offrir à l appétit des vautours le corps du défunt, est plus d ordre pratique et naturel, métaphorique si l on veut, pour notre propension à l imagination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;texte en cours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-985479465482525853?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/985479465482525853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/histoires-de-lart-mobilit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/985479465482525853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/985479465482525853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/histoires-de-lart-mobilit.html' title='histoires de l&apos;art / La mobilité.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQ48G83vcI/AAAAAAAABtY/4pTRVAV_Ey0/s72-c/Pacal-Votans-Tomb-Lid-big.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-2945201404073178701</id><published>2008-11-19T14:32:00.000-08:00</published><updated>2010-11-13T13:38:30.802-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires de l&apos;art'/><title type='text'>histoires de l'art / La participation.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A savoir quand est né l art participatif et si il est sémantiquement institutionnalisable, nous ne pourrons que bien difficilement apporter une réponse à ce sujet, mais voyons plutôt de quoi il est question. Si Paul Ardenne s empresse de citer Marcel Duchamp dans son chapitre consacré à " L art comme participation "* et d utiliser son fameux " ce sont les regardeurs qui font les tableaux", c est sans doute pour ancrer la genèse d un art participatif dans un art dit classique, cependant précise Ardenne " il y a divergence sur un point essentiel, celui de la reliance, de la nature du lien réunissant oeuvre plastique, d un côté, et spectateur, de l autre. L art participatif relève de la sollicitation, il recherche de manière ouverte et souvent spectaculaire l implication du spectateur. S il vit lui aussi de transitivité, comme l art classique, il n offre pas des objets à regarder mais des situations à composer ou avec lesquelles composer. Cela tient à la nature inachevée de l oeuvre d art participative, son achèvement plastique supposant que le spectateur y mette la dernière touche."&lt;br /&gt;Ensuite Paul Ardenne se réfère à certains exemples d artistes déterminant dans ce nouveau rapport formel au récepteur, les "bichos" de Lygia Clark, l"Open house" de Gordon Matta-Clark, la "Red Bathroom" de l Atelier Van Lieshout, poursuivant ensuite sur le travail conceptuel de John Cage et sa "théorie de l inclusion dont l argument se résume pour l essentiel à cette formule: l art peut se trouver partout et peut tout envahir."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVkpUSE7RGI/AAAAAAAABxM/OqwYkmaCiBU/s1600-h/6_gordon_matta_clark_splitting.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 339px; height: 270px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVkpUSE7RGI/AAAAAAAABxM/OqwYkmaCiBU/s400/6_gordon_matta_clark_splitting.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285301066122609762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"Open-house", Gordon Matta-Clark&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Après ces références et ces renvois, il est bien sûr toujours aussi difficile de cerner ce que cet art a de participatif. Nous avons cependant quelques indications essentielles que glisse ce critique et maître de conférences en histoire de l art et esthétique. Il est souvent ici question de l Autre, Mr Ardenne parlera lui d"autrisme" à ce propos, prenant appui et différence sur le mot "autisme".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que la notion d altérité a subi dans ce vingtième siècle de sérieux coups, autant la philosophie sartrienne ne l a pas aidé, du moins l a sérieusement inquiété par une phrase popularisée devenue choc " L enfer c est les autres " mais ce n est certes pas ce détail provocant d un courant de pensée critique qui peut résumer l oeuvre de Sartre et encore moins porter la responsabilité de la profonde blessure que l Autre va recevoir au cours du XXe siècle. Au même moment, l industrialisation de la mort fait son entrée sur l échiquier de l humanité. Les camps nazis apparaissent et l Autre devient une bête à abattre en quantité. Le prétexte sera son intelligence ou sa non conformité à un modèle social, celui du National Socialisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L inconscient collectif post-grec et post-latin n a pas encore su comment se sortir de cette mémoire récente où pointent les utilisations nocives et destructives de l industrie. Il a bien du mal, occupé normalement à respecter des valeurs d attention à son prochain et d entraide social, à réaliser que sa civilisation ait pu produire un tel désastre affectif et pourrait-on dire, continue-t-il à participer  à des événements similaires, tel le génocide Rwandais, les camps de guerre Bosniaque, les tortures irakiennes, les systèmes de dette et de famine organisé croyant que de tout temps la violence est conséquence de la part animale chez l homme. Indiscutable en effet que l agressivité soit hormonale et plus fréquente chez la race masculine, mais il est surprenant que l on continue à croire que le fait de tuer en masse est un acte d animal prédateur. Si je continue vous penseriez sans doute que je m éloigne de mon sujet mais tout au contraire, je pense m en rapprocher car le fait même de parler de l Autre et de son déni progressif dans une société industrieuse et consumériste est une des raisons majeures qui poussent des actions radicales qu on peut qualifier de performances ou de happenings, appartenant au "monde l art contemporain", de l "anormalité" sans doute pour en éloigner l aspect subversif, "trop généreux", mais qui permettent comme le sous-bassement d un futur, de reconstruire un corps social en résistance, homogène et hétérogène à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Un art contextuel, Paul Ardenne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);"&gt;texte en cours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-2945201404073178701?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/2945201404073178701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/histoires-de-lart.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/2945201404073178701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/2945201404073178701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/histoires-de-lart.html' title='histoires de l&apos;art / La participation.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVkpUSE7RGI/AAAAAAAABxM/OqwYkmaCiBU/s72-c/6_gordon_matta_clark_splitting.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-3622484373111179219</id><published>2008-11-19T14:06:00.000-08:00</published><updated>2010-11-16T06:45:34.543-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires de l&apos;art'/><title type='text'>histoires de l'art / L'auteur.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un facteur décisif du dépassement de la notion d'auteur apparaît clairement dans la pluralité d'énergies et de savoirs que requièrent les création processuelles et numériques de notre ère. Si la notion d'auteur disparaît, si la fonction d ouverture des activités artistiques collectives ou en réseau tend à faire oublier le démiurge en tant qu'autorité patriarcale, nous pouvons gagner en disponibilité, en temps d'apprentissage et d'échanges, et reléguer le pouvoir et la reconnaissance de l'objet à d autres &lt;span style="font-style: italic;"&gt;utilités&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pour autant l'artiste individu ne disparaît pas. L'être y découvrant sa subjectivité, une recherche existentialiste demeure et y trouve les lieux de son épanouissement. Il n'est pas non plus annoncé la mort de l'Oeuvre, dont nous avons esquissé les anciens contours dans "la mobilité". Il s'agit de la mise à disposition d'expériences et de la circulation de concepts. Peut-être que dans cette forme plurielle se maintient la position interactive de l'Oeuvre, tel qu'elle s'est fait connaître, un art de faire, à travers la création d'outils d'auto-détermination pour reprendre les préceptes Beuysiens ou Filiouesques. Néanmoins les artistes ne répondent pas tous aux mêmes exigences spirituelles que ces deux artistes animés par la mystique, et le simple fait de s'associer ouvre déjà à certaines nécessités vitales des plus impérieuses: nutritives, affectives.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Engendrant des activités ludiques réincorporées à notre quotidien, bien plus proche que les considérations formelles de l'artiste-peintre, l'art du XXème siècle devient plus accessible alors même qu'on va le considérer comme dégénéré** ou insignifiant. Les performances et les installations qui apparaissent dès la moitié du XXe siècle, se libèrent du chassis et du pinceau,,s'emparent des sujets de la table ou du labeur, qui préoccupaient déjà Chardin, Millet ou Van Gogh, s'essayant aux outils des pratiques culinaires, sociologiques, thérapeutiques... Ces activités vont sortir du cadre, vont parfois tenter de se mélanger à la vie, tel était en tout cas l'objectif du groupe Fluxus, et ainsi s'approcher de techniques non-artistiques, tout en gardant imagination, remise en question des réalités, et souvent, goût de la provocation. Ces techniques empruntées au monde industriel, au monde social, au monde politique voient parfois s'effacer la toute puissance du créateur pour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le romantisme occidental, encore prégnant malgré l'intégration sociale de l'artiste, a poursuivi son individualisme et s'est associé à merveille avec le jeu économique autour de la rareté du produit esthétique. La multiplication des stars, présupposé par les vidéos caustiques d'Andy Warhol, accentue et popularise cette possibilité de reconnaissance individuelle, d'accès à cette illusion d'amour universel qu'est le narcissisme. Dans ce monde d'images, comment ne pas confondre ce sincère désir d'exister pour quelque chose à cette chimère qu'est la représentation spectrale et démultipliée de votre image ou de votre nom ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que peut bien être encore l'art, &lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;issu au statut de valeur et de privilège, &lt;/span&gt;sans auteur défini, à une époque où la planète réalise, face à son histoire et son futur, l'impasse dans laquelle le projet humaniste s'est fourvoyé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;« Qu'importe qui parle, quelqu'un a dit qu'importe qui parle. » *&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;* Samuel Beckett&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;** Art dégénéré / exposition sous le 3ème Reich&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 102, 102);font-size:100%;" &gt;texte en cours &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-3622484373111179219?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/3622484373111179219/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/histoire-de-lart.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/3622484373111179219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/3622484373111179219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/histoire-de-lart.html' title='histoires de l&apos;art / L&apos;auteur.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-231011466223448247</id><published>2008-11-13T07:59:00.000-08:00</published><updated>2009-07-09T17:54:04.345-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Pour Yves Noël Genod, un phénix à Paris.</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Et quand bien même Yves Noël Genod en aurait rien à faire et n'aurait rien à espérer. Que tout tombe, mythes, textes, décors, costumes, chairs... que cela se compile à main levée, que le présent soit absolument parfait, prêt à contempler. Qu'il n'y ait donc même plus la peine d'aller au théâtre et de payer pour voir des acteurs en transe, qui se grattent, pissent et chantent, se souviennent de vers oubliés, dans la plus grande détente d'une salle climatisée. J'aurais eu cependant cette chance d'apprécier cette chute libre, ce cante jondo. L'heureux signataire en Genod. Il semblerait qu'il ne s'en rende même pas compte tant cela glisse. Beaucoup d'écoulements, de souvenirs de vagues, de nudité (il faudra y revenir) mais quelques planches aussi du coup: bodyboard avec personne âgé, canoës sans doute, en tout cas, tout ce dont on peut se servir sur place sera ok, élégant, montré, distingué. Du furoncle à la gaffe énorme de mal jouer ce soir devant d'autres gens. D'autres gens, d'autres gens... complètement complices ils le sont aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVI7wdN9o3I/AAAAAAAABxE/nWi8tgvqDMQ/s1600-h/_DSC1901.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5283351016521966450" style="WIDTH: 266px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVI7wdN9o3I/AAAAAAAABxE/nWi8tgvqDMQ/s400/_DSC1901.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Je me rappelle de plusieurs sommations de Peter Handke dans son "Outrage au public" pendant lequel son auteur assènait les lois d'un contrat inconscient qui nouerait le public et l'auteur. Ce qui m'avait fortement évoquer les règles mises en places par les héros d'un autre testeur de fermes relations contractuelles en la qualité de Sacher-Masoch. Et bien, je crois que ni l'un ni l'autre n'ont à voir avec cet autre marionnettiste qu'est Yves Noel Genod...&lt;br /&gt;Peu de gens iront voir ces spectacles par hasard. La curiosité, les "on-dit" d'une expérience à chaque fois unique les entraîneront à s'asseoir parmi d'autres excités et d'autres habitués. Lui raconte que ce sont des pièces de répertoire, qu'elles sont toutes rejouables. Il a raison peut-être mais quel travail faudra-t-il pour retrouver ce qui fait l'extrême saveur de cette récolte spontanée. C'est une histoire dangereuse de pureté et d'innocence, c'est pour ça qu'il se déguise en Harry Potter ou en phénix à Paris. Est-ce le contraire de Peter Brook qui disait éviter à tout prix la pureté ou parlent-ils tout les deux de la même chose ? ... de la tentative du premier geste, du premier dessin. Serait-ce le sujet brûlant, le seul sujet qui vaille en art et en philosophie, celui de Faust ou de la folie, celui que Pasolini dénommait réalité, celui que Borges appelait illusion ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yves Noël Genod se donne entièrement à ce jeu : &lt;a href="http://ledispariteur.blogspot.com/"&gt;http://ledispariteur.blogspot.com/&lt;/a&gt;. Je crois croire en cette bonté utile, remplie à ras bord de notre aujourd'hui. J'espère en ce désintérêt comme d'un entraînement à mourir vivant. C'est beaucoup je sais mais ces acteurs semblent prouver ce plaisir si particulier : être au service d'eux-même, non pas d'un auteur ou de leur metteur en scène. Peut-être qu'ils lui rendent sa confiance et que cela se sent partout dans la salle, peut-être sont-ils un peu plus eux enfin, entre eux, ces hommes qui brûlent. Et par ce truchement du jeu, ils deviennent aussi de bons comédiens. C'est à dire qu'ils ne nous font pas croire à autre chose qu'eux. Si par hasard ils en viennent à interpréter un personnage ou à se laisser pénétrer par un texte choisi, par une idée soudaine, ils créent cet accord tacite, ce contrat secret : nous sommes des enfants, nous vous jouons la comédie et vous aimez y croire. Mais regardez bien aussi, nous sommes des hommes dans cet espace et nous vous offrons ce moment de délivrance, de pathos nécessaire à votre voyeurisme. Yves Noël Genod assume entièrement cette nouvelle donne de la scène, il en est même l'un des plus fervents protagonistes, passionné de chair et de poésie, niant haute et basse couture, il mêle inextricablement le réel et l'artifice pour notre plus petite et notre plus grande jouissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center" align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQ1cR4b1pI/AAAAAAAABss/xj-BL8omAjU/s1600-h/Photo+179.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274899823510410898" style="WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 268px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQ1cR4b1pI/AAAAAAAABss/xj-BL8omAjU/s400/Photo%2B179.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-231011466223448247?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/231011466223448247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/pour-yves-nol-genod-une-nouvelle.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/231011466223448247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/231011466223448247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/11/pour-yves-nol-genod-une-nouvelle.html' title='Pour Yves Noël Genod, un phénix à Paris.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVI7wdN9o3I/AAAAAAAABxE/nWi8tgvqDMQ/s72-c/_DSC1901.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-463662603748159525</id><published>2008-10-30T11:42:00.000-07:00</published><updated>2009-07-09T17:59:30.111-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contre-Pour'/><title type='text'>Contre Jérôme Bel, premier de la classe.</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Cette réaction arrive un peu en retard. Moins colérique sans doute mais avec cette drôle d'impression de m'être fait berné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jérôme Bel se dit un chorégraphe de la pensée. On l'a donc bien vite identifié en guide de la "non-danse". Je fais fi de cette appellation, d'autant que je découvre, dans la radicalité de sa pièce éponyme, visionnée au centre Georges Pompidou, une poésie hors-norme, ludique et implacable. Je me souviens d'autres extraits extrêmement cyniques et violents de son "The show must go on", vu sur Youtube, et son créateur devient à mon esprit l'objet de réflexions et de grande curiosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQzIKHCDnI/AAAAAAAABsc/SMV1jqUULjc/s1600-h/jeromebell_show2_full.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274897278803512946" style="WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 223px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQzIKHCDnI/AAAAAAAABsc/SMV1jqUULjc/s400/jeromebell_show2_full.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=lBFjTYJUHN0"&gt;voir l'extrait&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Jérôme Bel semble être aujourd'hui la figure de proue d'un nouveau langage chorégraphique. Ces spectacles sont demandés à l'international et ces recherches font l'objet de nombreux interviews, de nombreux commentaires. A cause de sa réputation il s'agit donc d'un artiste de la danse qui rayonne et attire à lui programmateurs, politiques et membres influents de la culture. Un artiste de la danse... ? Le problème est d'emblée posé. Jérôme Bel dit au début qu'il veut faire de la danse et qu'il n'y arrive pas. Il y a fort à penser que cela soit une posture au regard de la démarche artistique qu'il met en place. Jérôme Bel pense donc la danse, il aime en voir, il se dit un "fan" de Anne Theresa de Keersmaeker. Aussi il fréquente les galeries, les musées d'art contemporain et lit, Roland Barthes, notamment, "Le degré zéro de l'écriture" dont il s'est beaucoup servi pour le début de ses recherches scéniques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne prétendrai pas à un article très fouillé sur la personne de Jérôme Bel mais plutôt sur le sentiment étrange qui s'est formé sur son travail à partir de différents visionnages, d'interviews et récemment de manière plus évidente sur le site suivant :&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a href="http://www.catalogueraisonne-jeromebel.com/"&gt;http://www.catalogueraisonne-jeromebel.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Comme vous pouvez l'entendre dans ces conférences filmées, Jérôme Bel lit d'autres auteurs, ceux qui sont maintenant au programme des université et des écoles d'art. Libres penseurs engagés dans l'utopie sociale pour certains, dans le partage de leurs connaissances et de leurs doutes pour d'autres... Libre penseurs, instruits et créatifs qui ont tenté l'analyse encyclopédique des pires rouages que les hommes aient instauré au détriment de leur liberté, de leur évolution sociale et spirituelle. Libre penseurs humbles et inspirés qui ont permis de prévenir cette biopolitique en marche et de lui proposer en échange des outils de lutte et d'émancipation, plateaux en mouvement, machines pensantes...&lt;br /&gt;Plus que tout semble-t-il, Jérôme Bel aurait adoré Marcel Duchamp.&lt;br /&gt;Marcel Duchamp, pierre angulaire de l'art depuis le XX e siècle, sculpteur, ésotéricien, joueur d'échecs, farceur de toute évidence. Marcel Duchamp dit de lui qu'il aurait tendu un piège à l'histoire de l'art et qu'on l'aurait pris très au sérieux. A apprécier les productions contemporaines, ça ne fait nul doute que son influence ait changé et ouvert toutes les pratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande si ce n'est pas là que Jérôme Bel notre révolutionnaire du spectacle en France, ne devient pas un peu pompier. Il ne s'en cache pas puisqu'entre autres, il se lie au critique d'art Nicolas Bourriaud louant, dans son petit ouvrage "Remix", l'évidente nécessité d'utiliser et de métisser des pratiques déjà existantes, des choses toutes faites... Marcel Duchamp avec les ready-made (déjà-fait), en est aussi quelque part l'apôtre ! Pourquoi ne pas fêter cette libération en prenant soin de soigner son vocabulaire et ses références à grand recours d'exemples de marque. Jérôme Bel va pouvoir s'appliquer et suivre à la lettre de nombreux programmes tout tracés mais il le fera consciencieusement, méthodiquement et comme le souligne scolairement son site du &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Catalogue raisonné&lt;/span&gt;, raisonnablement. C'est là que moi, le spectateur, je me fais bluffé. Je vis une aventure presque mécanique, issue de la raison qui, certes, nous a permis de lutter contre les croyances aveugles (et encore quelle vieille rengaine!) , mais je vis cette aventure dans l'affadissement de son concept, dans l'épuisement de son cynisme, au bout du règne des mots, dans la distance de l'esprit, "avec nos amis nous nous comprenons"... Pourquoi bouder son plaisir me diriez-vous ? Il n'en est rien. Je regarderai ces spectacles et pourrais sans doute encore en apprécier les effets tragi-comiques et intellectuels mais j'y verrai clairement la fausse pudeur, le froid et constant calcul de son auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-463662603748159525?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/463662603748159525/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/10/jrme-bel-premier-de-la-classe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/463662603748159525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/463662603748159525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/10/jrme-bel-premier-de-la-classe.html' title='Contre Jérôme Bel, premier de la classe.'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/STQzIKHCDnI/AAAAAAAABsc/SMV1jqUULjc/s72-c/jeromebell_show2_full.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7124926518677306287.post-2971028314023470805</id><published>2008-10-30T09:56:00.000-07:00</published><updated>2009-07-09T18:04:51.512-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique spontanée'/><title type='text'>Hyper état super raciste !</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Comment vais-je pouvoir parler de ce qui m'étouffe depuis tant d'années ? Comment écrire sans militer, sans user de poncifs, sans épouser naïvement une cause pour finalement la desservir sont quelques questions qui donnent le ton du doute, de l'hésitation, fondement de ma langue, de l'endroit d'où je parle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci pourtant me donnera la possibilité de proposer de la pensée: une des directions de ce blog.&lt;br /&gt;Un service, un outil au mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus souvent sans doute cela pourra être, comme des réactions, un cahier des charges personnelle, circonstanciant des actualités médiatiques et artistiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Hyper état super raciste ! &lt;/span&gt;est le titre rapide et dénonciateur que j'utilise aujourd'hui pour formuler l'habitude d'intolérance et de méfiance dans laquelle m'a plongé ma société et sa politique. Il va me falloir pour cela retrouver les raisons de l'écoeurement que j'ai ressenti il y a quelques temps à l'écoute de la radio sur la route de mon travail actuel : enseignant d'un lycée technique en remplacement.&lt;br /&gt;Pour cela, commençons par analyser mon propre racisme. Ma propre crainte à l'égard d'une peau différente de la mienne, d'expressions ou de langage dont les origines géographiques sont différentes des miennes. Je réutilise alors un texte que j'ai écrit il y a une dizaine d'années dans un essai appelé "Amour, gloire et beauté", &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;"&lt;span style="COLOR: rgb(102,102,102)"&gt;situant cela dans un problème de territoire, sujet si cher, sujet qui coûte tant aux états, je suis victime de ma peur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(102,102,102); FONT-STYLE: italic"&gt;J’ai eu si peur de la différence…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre peur de la différence nous noue le ventre puis, passant par les nerfs, elle s’empare du cerveau et se nourrit de notre esprit, l’outil du dessin. On pourrait dire qu’elle fonctionne en noir et blanc. Si le blanc a peur du noir, c’est parce qu’il en est l’opposé. Mais il faut constater que récemment le noir a plus eu à subir les méfaits du blanc que le blanc n’a eu à se tâcher de noir. Le noir a donc de quoi sentir son sang chaud. Il y a une histoire de rouge là-dessous et je m’empresse à ce propos de citer les paroles d’un sordide assassin, extrait d’un film en noir et blanc: « La première chose qui te saute aux yeux ? Les briques. C’est des briques rouges et le rouge c’est la couleur de quoi ? Le rouge, c’est la couleur du sang ! Le rouge, c’est la couleur des indiens ! C’est la couleur de la violence ! ! ! Hein ? Alors que le fléau de notre société, et tout le monde s’accorde à le dire, c’est la violence, ils vont te foutre des briques rouges ! Mais le rouge c’est aussi la couleur du vin mon vieux. Vin ! Qui dit vin, dit peau de vin parce que tout ça c’est magouille et compagnie, c’est politico je ne sais pas tout quoi mais tu vois c’est des histoires de fric. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=K9dDaOTjOjs&amp;amp;feature=related"&gt;voir l'extrait&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SSSR3GPLLfI/AAAAAAAABpE/AN_XQVjJido/s1600-h/vlcsnap6415018iu1.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270497839683415538" style="WIDTH: 361px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 198px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SSSR3GPLLfI/AAAAAAAABpE/AN_XQVjJido/s400/vlcsnap6415018iu1.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(102,102,102); FONT-STYLE: italic"&gt;Si le rouge se fait savoir aussi impulsivement, c’est qu’il vous propose son existence soudainement, en s’imposant comme une valeur fuyante. Cette imposition symbolique dépend totalement de son rapport à la température. Beaucoup de personnes de ma connaissance cherchent la chaleur, courir après le feu par exemple ou après l’argent, qui, lui se revêt plutôt de transparence. D’autres cherchent parfois à éteindre leur feu en recourant à l’eau. Et quand le rouge leur monte à la tête et qu’ils craignent de se transformer en gyrophare, ils filent ; ça leur arrive de filer à l’anglaise, comme une crème, glisser sous la porte, atteindre l’évier et vite tourner le robinet bleu afin d’en extraire un liquide rafraîchissant, afin de mettre un terme à cet embarras.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(102,102,102); FONT-STYLE: italic"&gt;Le bleu accorde donc sa tempérance à la rougeur qui l’appelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(102,102,102)"&gt;Le bleu, le blanc, le rouge, le noir. Nous avons là les trois couleurs de la nation française ; plus une, qui, quoique soutenue par nos penseurs des plus libertaires, ne s’est jamais vu invité à figurer sur l’étendard cultuel de notre pays mais l’idée de nation est si jeune (...)&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVzyUDtFdOI/AAAAAAAABys/rdd46S78V_E/s1600-h/800px-Flag_of_France.svg+copie.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286366489031832802" style="WIDTH: 400px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 266px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SVzyUDtFdOI/AAAAAAAABys/rdd46S78V_E/s400/800px-Flag_of_France.svg+copie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Au regard de ce témoignage tout en instinct et en lignes de fuite, je serais tenter de rajouter quelques contextes dans lequel se joue cette colère. Mon environnement scolaire et géographique ne m'a pas empêché de fréquenter des personnes de couleur différente mais elle ne me l'a pas permis, à l'exception de femmes de ménage, de concierges, de balayeurs ou de gardiens. Ceci est un facteur de conditionnement face à une autre race: ces métiers nécessitent des compétences physiques liées à des notions de propreté, de surveillance et de territoire. Ce sont des métiers de présence et d'invisibilité à la fois. Nous les voyons à l'oeuvre régulièrement, nous pouvons même admirer l'endurance qu'ils nécessitent mais nous pouvons aussi naturellement les oublier car ils font partie d'un commun visuel et journalier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire taire aujourd'hui le sentiment de repentance face au colonialisme est un acte erroné à plus d'un titre. Non seulement il efface ce que nous n'avons jamais appris à connaître, l'Histoire des colonies occidentales, mais il continue par ailleurs à dissimuler toutes les habitudes post-coloniales qu'ont pris ces derniers pays. Nous avons pris l'habitude d'une vassalisation des races. Les causes séculaires, aujourd'hui de plus en plus étudiées, liées aux invasions et à l'esclavage nous ont solidement amarrées à des classes dont le pouvoir psychologique est immense. "L'enemi est partout" comme le travailleur immigré présent, en subordonné, mais s'en retournant chez lui le soir dans un lieu inconnu de nous. Il n'est pas notre voisin. Aurions nous pu avoir avec lui une relation d'empathie ou de courtoisie, nous n'aurions pas eu plus de temps à lui consacrer. Notre activité professionnelle ne nous a pas permis de connaître cette altérité. Que dire alors de sa culture ? On peut fort imaginé que les origines culturelles sont plus souvent entretenues dans l'intimité ou par une communauté. Il n'est donc pas du tout envisageable de découvrir et comprendre une culture et par conséquence ses coutumes et ses moeurs, si l'on ne demeure pas dans sa proximité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvain Pack &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7124926518677306287-2971028314023470805?l=sylvainpack.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sylvainpack.blogspot.com/feeds/2971028314023470805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/10/hyper-tat-super-racisme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/2971028314023470805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7124926518677306287/posts/default/2971028314023470805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sylvainpack.blogspot.com/2008/10/hyper-tat-super-racisme.html' title='Hyper état super raciste !'/><author><name>ob</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SQrnXdeA_nI/AAAAAAAABeA/oZXDj7wzJx4/S220/crib%2B.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_fiARlyXdW_I/SSSR3GPLLfI/AAAAAAAABpE/AN_XQVjJido/s72-c/vlcsnap6415018iu1.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
